A la force du pied

A la force du pied

Publié le 28/11/2009

Le Racing-Métro 92 s'est offert une sixième victoire consécutive, un record en Top 14 cette saison, en battant le SC Albi 9-6 dans son antre du stade Yves du Manoir pour le compte de la 14ème journée. Une victoire certes acquise dans la douleur grâce à la botte d'Andrew Mehrtens, mais qui permet surtout aux Ciels et Blancs de grimper à la sixième place du classement, synonyme de barrage.


Ce Racing-Métro 92 – Albi sentait le match piège. Surfant sur une belle dynamique de cinq victoires consécutives, le Racing s'avançait vers cet affrontement dans la peau du favori, mais la récente bonne forme des Albigeois (victoire face à l'USAP) promettait une bataille acharnée. On a été servi.


Pas un instant de la rencontre ne fut propice aux grandes envolées de trois-quarts. Non, ce match était de ceux que l'on gagne au forceps, à la force du poignet. Alors pour finir, cette victoire n'est peut-être pas la plus belle de la série de six que les hommes de Pierre Berbizier viennent d'enchaîner, mais qu'importe. L'essentiel est là.


Longtemps pourtant, on craint que cette soirée serait maudite. Les éléments semblaient tous trop contraires pour ne pas envisager la déception d'une défaite. Glacés par le froid, freinés par des maladresses inhabituelles, chahutés en conquête, les coéquipiers de Simon Raiwalui ne parvenaient pas à imposer leur loi à leurs adversaires.


Au contraire, le piège albigeois semblait se refermer inexorablement, comme se rapproche le panier du chat qui lutte pour ne pas y entrer. Et alors que l'arbitre renvoyait les trente acteurs au vestiaire, Albi avait pris l'avantage au score (3-0).


Une pénalité de Blair Stewart (21') avait en effet suffi aux Tarnais, mais l'avantage plus que numérique, semblait psychologique. Car le Racing avait eu des occasions de bien faire, mais à chaque fois, un plaquage, un mauvais choix, une maladresse avait annihilé leurs bonnes intentions. Même Andrew Mehrtens avait raté une pénalité, pourtant facile pour un joueur de sa trempe (17').


La pause eut visiblement un effet salvateur. Comme un symbole, l'ouvreur néo-zélandais donnait l'avantage aux siens de deux pénalités successives de 50m, pourtant beaucoup plus difficile que celle du premier acte (42', 50', 6-3).


Une avance de courte durée puisque Stewart s'empressait d'égaliser (52', 6-6), mais cette fois le Racing avait enfin une petite emprise sur le match. Le jeu se déployait maintenant régulièrement dans le camp albigeois, et sans quelques satanées maladresses, François Steyn et les siens auraient sûrement fait la différence avant.


Peu importe, puisqu'elle vint finalement; Mehrtens, encore lui, crucifiant les Albigeois d'un nouveau missile du milieu de terrain (67', 9-6). La fin de match, haletante, comme souvent à Colombes, maintint le suspense. Albi, loin d'être résigné, jeta vaillamment ses dernières forces dans la bataille, mais le Racing, toutes griffes dehors, n'avait vraiment aucune envie de rentrer dans ce fichu panier...

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