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A quatre petits points...

A quatre petits points...

Publié le 02/09/2009

Quelle frustration... Malmené par une belle équipe de Bourgoin pendant une heure, le Racing-Métro 92 a pourtant échoué tout près de sa deuxième victoire à l'extérieur de la saison. Le score final 17-13, s'il offre malgré tout le point de bonus défensif aux hommes de Pierre Berbizier, n'en laisse pas moins beaucoup de regrets.


Car les Berjalliens, empêtrés qu'ils étaient dans les soucis administratifs du club ces dernières semaines, n'avaient clairement pas le physique suffisant pour tenir sur le rythme effréné qu'ils imprimèrent en début de rencontre. Ainsi, logiquement, le Racing, parfois ballotté mais toujours vaillant, mit finalement la main sur le match dans les vingt dernières minutes pour échouer à un essai de la victoire.


Un essai que les coéquipiers de Simon Raiwalui, capitaine en l'absence de Lionel Nallet resté à Antony, ont entrevu de près à trois reprises, dans les derniers instants. Mais leurs deux premières tentatives furent enrayées par leur propre indiscipline, tandis que la dernière, dans les ultimes secondes se brisait sur l'héroïsme des défenseurs berjalliens.


Des Berjalliens qui, malgré leur dépense d'énergie phénoménale pour creuser l'écart au score plus tôt dans la rencontre, trouvèrent donc les ressources pour résister. Sans doute ont-ils puisé cette force dans les semaines de doute qu'ils viennent de traverser.


Toujours est-il que leur envie de tout renverser était évidente au coup d'envoi. Et si le Racing domina les premiers débats, Bourgoin prit rapidement l'ascendant. Un ascendant qui trouva sa concrétisation alors que les Ciel et Blanc étaient réduits – sévèrement – à treize après que Sefulu Gaugau et Raiwalui aient été exclus. Acculés dans leurs 22 mètres, accumulant les fautes, les Racingmen finirent par écrouler une mélée et l'arbitre n'eut d'autre choix que d'offrir un essai de pénalité aux Berjalliens. Le premier écart significatif du match était creusé (26', 7-0).


Lorée, comme un grand

Fabien Fortassin, après deux échecs initiaux, ramenaient cependant les siens à quatre points peu après, si bien qu'à la pause, tout restait largement jouable (7-3).


La seconde période débutait néanmoins de la pire des manières. Car sur une action d'envergure à plusieurs temps de jeu, l'ailier isérois Vulivuli, servi à hauteur par Benjamin Boyet, déchirait le rideau défensif francilien et s'en allait inscrire le deuxième essai des locaux (42', 14-3). On aurait pu craindre alors un effondrement des Ciel et Blanc.


Que nenni, bien au contraire. Profitant notamment de la baisse de niveau physique de leurs adversaires, Fortassin et les siens reprenaient peu à peu le contrôle du match.

L'ex-montalbanais inscrivait ainsi sa deuxième pénalité de la rencontre (58', 14-6), quelques instants avant que le jeune Mathieu Lorée, titularisé à la mélée, se fasse la malle à la sortie d'une mêlée pour aller aplatir entre les poteaux son premier, magnifique, essai en Top 14 (63', 14-13).


Cet essai relançait totalement la rencontre, et ce ne sont pas les trois points ajoutés par Boyet au pied qui allaient étouffer le suspense (69', 17-13). Mais dans un stade surchauffé et sous les yeux de leurs entraîneurs au bord de l'apoplexie, les Berjalliens tinrent bon, offrant à leur nouveau président Gaston Maulin sa première victoire.


Déçu, certainement, le Racing, lui, peut se consoler avec son point de bonus, et regarde sûrement déjà vers Colombes, où l'attend dimanche le choc des champions face à Perpignan. Rien de mieux qu'une telle affiche pour digérer ce genre de déception.

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