actuImage.php

Barrage - Souvenez-vous ASM 2010, il y a trois ans jours pour jours

Barrage - Souvenez-vous ASM 2010, il y a trois ans jours pour jours

Publié le 07/05/2013

Souvenez-vous il y a trois ans jours pour jours lorsque le Racing-Métro 92 s'inclinait au stade Marcel-Michelin face à Clermont (21-17) au terme d'un match à suspense. Une défaite qui mettait un terme au parcours des Ciel et Blanc, qui sortaient néanmoins du terrain la tête haute après une saison plus que réussie. (Crédit : Fred Porcu).

 

 

Le Racing-Métro 92 s'est incliné 21-17 en toute fin de partie face à l'ASM Clermont-Auvergne en match de barrage de Top 14 et ne verra donc pas les demi-finales. Une défaite qui fait mal par son scénario au bout d'une rencontre que les Ciel et Blanc avaient pourtant en main. Mais alors que le rideau se baisse sur la saison, les Racingmen peuvent être fiers de leur parcours.
 

A quoi se joue une qualification pour les demi-finales ? A rien! Une pénalité, un carton, une décision défavorable; un simple détail peut faire la différence. Et renverser toutes les analyses.


Celle de ce match aurait été toute autre sans deux faits de jeu, deux actions qui ont renversé la tendance et fait pencher la balance en faveur de Clermont. Le premier est incontestablement le carton jaune infligé par l'arbitre à Santiago Dellape, coupable d'une charge à l'épaule sur Morgan Parra après le coup de sifflet (63'). La faute méritait sans conteste une pénalité; le carton, réclamé à hauts cris par un public que l'on pensait plus fair-play, était incontestablement de trop.


Le comble fut que la pénalité qui suivit, et qui permit aux Jaunards de revenir à deux points (64', 15-17), n'aurait sans doute jamais dû être accordée. Même plusieurs ralentis, sous plusieurs angles, ne permettait pas à posteriori de se prononcer sur sa validité ou non. Or, comme dit le dicton, « dans le doute, abstiens toi »... L'arbitre, li, ne jugea pas bon demander l'appui de la vidéo et accorda les trois points.


Ce double coup de massue asséné à des Racingmen qui tenaient le match leur fut au final fatal. Et au coup de sifflet final, la déception dans les rangs franciliens était énorme. A juste titre.


Malmenés en première mi-temps, les coéquipiers de Lionel Nallet avaient une nouvelle fois fait étalage de leur qualité défensive, de leur solidarité et d'un mental sans faille. Si Brock James avait installé les siens en tête grâce à deux pénalités (4', 22'), le Racing faisait le dos rond et gardait l'espoir. Jérôme Fillol sauvait ainsi les siens par deux fois; d'abord en venant en soutien de son compère Jonathan Wisniewski (11'), puis seul en dégageant un ballon brûlant (29').


Faute de réalisme – raté de Wisniewski sur pénalité (6'), drop manqué d'Henry Chavancy (37'), il était urgent pour les Racingmen d'attendre. En face, James vendangeait deux occasions d'accroître l'avance des siens (15', 32'), et les Ciel et Blanc sortaient petit à petit de leur coquille.


Tant, et si bien, qu'au bout d'un mouvement exceptionnel, balayant la largeur du terrain par trois fois, Jacques Cronje aplatissait en coin le premier essai du match à quelques secondes de la mi-temps (6-5; 39').


Revigorés par ce magnifique essai, les Ciel et Blanc reprenaient le second acte sur le même mode face à des Auvergnats de plus en plus crispés. Des Auvergnats incapables de franchir le rideau adverse, et utilisant plus que de coutume le jeu au pied; symbole de son impuissance. Ainsi, deux minutes seulement après le retour des vestiaires, JW offrait l'avantage aux siens en claquant une pénalité (6-8), puis François Steyn, énorme tout au long de la rencontre, l'imitait d'un missile sol-air du milieu de terrain (6-11, 47').
 

James inconstant, Parra prenait le rôle de buteur côté clermontois et le demi de mêlée international avait le mérite de garder les siens dans le match (9-11, 49'). Mais le Racing avait clairement mis la main sur le match. Après une succession de mêlées à 5m de la ligne clermontoise, Wisniewski plantait son drop hebdomadaire (9-14, 54').


Infranchissables en défense, tranchants en attaque, les hommes de Pierre Berbizier semblaient alors filer tout droit vers les demies. Car si Parra rajoutait trois points au total clermontois 61'), Steyn lui répondait du tac au tac d'un drop hallucinant de plus de 55m (12-17, 62').


Malheureusement, la suite, déjà évoquée plus haut, vit le basculement de la rencontre et la fin des espoirs de Stade de France ciel et blanc. Réduit à 14, le Racing, déjà chahuté en touche pendant toute la rencontre, perdait également de fait sa domination en mêlée. Parra capitalisait (71', 77'), et le dernier rush des Racingmen, magnifiques d'abnégation et de foi échouait à quelques mètres de la ligne...


Une fois la déception de cette élimination et de ses circonstances passée, il restera tout de même la fierté profonde d'une saison plus que pleinement réussie. Une saison qui donne l'eau à la bouche en pensant à la suivante, où le Racing, renforcé et plus expérimenté, pourra viser le cran au-dessus. Clermont, lui, peut encore entretenir son ambition de rallier le Stade de France pour la quatrième fois d'affilée. En espérant pour eux que s'ils y parviennent, ce ne sera pas pour faire à nouveau le voyage à vide...

 

 


 

Notez cet article

 
Tous les articles

Vos réactions

Il n'y a pas de commentaire

Ajouter un commentaire

 
  Tous les champs * sont obligatoires.

Prochain match

dimanche 26 octobre 18H15

VS
Infos Billetterie
 
 
+ d'infos
 
 
Playlist du mois