Bélie : 'La précision au Racing est extraordinaire'

Bélie : 'La précision au Racing est extraordinaire'

Publié le 31/07/2012

Formé au Stade Toulousain puis passé par Montauban puis Brive, Mathieu Bélie s’est engagé pour les trois saisons à venir avec le Racing Metro 92. International moins de 19 ans et 20 ans ainsi qu’au pôle France de Marcoussis, Bélie veut jouer de sa polyvalence pour s’imposer en Ciel et Blanc, lui qui est capable aussi bien d’évoluer à l’ouverture qu’à la mêlée. Rencontre avec « Belate », comme il est affectueusement surnommé par ses coéquipiers.

 

 

Mathieu, tu termines ta troisième semaine en tant que joueur du Racing Metro 92. Comment cela se passe pour toi ?

 

Mathieu Bélie : Après trois années passées dans des clubs, entre parenthèse de seconde zone, j’avais envie de jouer des gros matchs. Me relancer également au plus haut niveau. Aller dans un grand club, c’était mon objectif. Je suis heureux. Je me sens bien ici. L’ambiance régnante est excellente, les mecs sympas, les installations géniales… Je connais ce genre de club, ceux de haut de tableau puisque j’ai été formé au Stade Toulousain. Mais tout est vraiment précis ici, de la préparation physique à l’élaboration du jeu. Pour le moment je n’en tire que du positif !

 

 

Vous êtes justement en pleine phase de préparation physique depuis la reprise. C’est un gros changement par rapport à ce que tu as connu avant nottament au CAB ?

 

M.B. : C’est un très gros changement. À Brive, nous avions un préparateur physique. Ici, ils sont quatre ! C’est plus exigeant, plus pointilleux. On sait ce que l’on travaille et comment nous le faisons.

 

 

Qu’est-ce qui t’a fait choisir le Racing Metro 92 et pas un autre club ?

 

M.B. : Déjà, c’est un club que j’aime bien. Je le suivais depuis sa remontée dans l’élite et même avant. Le Racing dégage une bonne image de l’extérieur et j’avais envie de saisir cette chance. Je suis venu visiter les installations, il y a le projet du nouveau centre d’entraînement puis de l’Arena, cela fait beaucoup d’éléments qui ont fait pencher la balance pour ce club. Ça donne vraiment envie d’y venir.

 

 

"Tout est mis en place pour que l’on réussisse"

 

 

Toi qui as connu le Stade Toulousain, un autre grand club de l’hexagone, vois-tu des similitudes ou au contraire des différences entre les deux entités ?

 

M.B. : Cela fait trois ans que j’ai quitté le Stade… Le Racing me paraît plus professionnel que ce que j’ai eu la chance de connaître à Toulouse. Mais après cela fait trois ans que je suis parti, alors, des choses, il s’en est passé. Mais la précision au Racing est extraordinaire.

 

 

De quelle façon mesures-tu cette précision ?

 

M.B. : Sur la préparation physique, le jeu, les à-côtés… Tout est mis en place pour que l’on réussisse au maximum. Le côté médical également est d’une forte précision. Ici, c’est vraiment un cran au dessus.

 

 

Tu as eu la chance de remporter le Brennus très jeune, que retires-tu de tes années au Stade Toulousain ?

 

M.B. : En ce qui concerne le titre de champion de France, c’est sur le papier. Je ne considère pas avoir remporté le Brennus. Cette année là, je n’ai joué que trois rencontres. Après j’ai eu la chance d’être formé dans ce qui se fait de mieux. Mais j’étais barré par de gros joueurs, des internationaux tels que Michalak, Ellisalde, Kelleher ou Skrela. La tâche n’était donc pas facile. Je ne voyais pas l’intérêt d’y rester et jouer une saison supplémentaire en Espoir. Je voulais m’aguerrir au plus au niveau.

 

 

"Du plaisir à la mêlée et à l’ouverture"

 

 

Aujourd’hui, après plusieurs saisons pleines, te considères-tu comme un demi de mêlée ou bien un demi d’ouverture ?

 

M.B. : Je mêle vraiment les deux postes. J’ai été formé à l’ouverture. Cela fait peu de temps que j’évolue à la mêlée. Je me plais aux deux postes. Je n’ai pas de préférence. Je suis à la disposition des coachs et j’évoluerai au poste auquel on aura besoin de moi. Je prends du plaisir à la mêlée et à l’ouverture.

 

 

Tu es jeune, 24 ans, mais on sent une réelle maturité chez toi. D’ou vient-elle ?

 

M.B. : Je ne sais pas trop. Cela vient peut être du fait que j’ai souvent été surclassé dans les catégories jeunes, que j’ai côtoyé des gens plus âgés assez vite. Travailler au quotidien avec des joueurs plus âgés au Stade puis à Montauban et Brive fait que cela amène peut être de la maturité. Je suis papa aussi et cela joue peut être également.

 

 

Le rugby a commencé quand et comment pour toi ?

 

M.B. : Naturellement. Mon père jouait à un petit niveau mais je le suivais sur les terrains. J’ai débuté à cinq ans pour ne plus jamais l’arrêter. C’était un peu pour faire comme papa, bien qu’il ne jouait pas le même poste. C’est venu vraiment naturellement. J’aime ce sport, jouer, le regarder, c’est un plaisir.

 

 

"Envie de passer mon diplôme d’entraîneur"

 

 

À quel moment le rugby a-t-il commencé à être sérieux pour toi ?

 

M.B. : Lors de mes années Marcoussis je pense. La sélection des moins de 19 ans, le pôle France, tu te dis alors qu’il y a quelque chose à faire et qu’il faut tout mettre en œuvre pour y arriver. Avant c’était les potes, le plaisir. Je détestais perdre et j’ai toujours voulu être le meilleur mais en faire mon métier n’était pas une obsession. Après l’obtention de mon bac STT, j’ai continué mes études mais mêler les deux m’était difficile. Le rugby a été choisi naturellement.

 

 

Bien que tu sois encore jeune, penses-tu à l’après carrière et pourquoi pas retrouver les études une fois les crampons rangés ?

 

M.B. : Retrouver les études n’est pas vraiment dans l’air du temps. J’ai passé mon brevet fédéral d’entraîneur à Brive il y a deux ans. Aujourd’hui j’ai envie de passer mon diplôme d’entraîneur. Il faut se protéger. Tout peut s’arrêter vite. La mauvaise blessure au mauvais moment et demain, on se retrouve bêtement sans rien… J’ai une famille derrière moi qu’il faut protéger. Mais l’entraînement, j’aime ça. Je ne sais pas si, une fois ma carrière finie, je me tournerai vers le coaching mais ça me plairait bien.

 

 

Tu es du genre à noter les techniques d’entraînement des coachs que tu côtoies ?

 

M.B. : Je ne note pas mais j’ai connu plusieurs écoles et ce que met en place Gonzalo se rapproche par exemple de ce que Ugo Mola voulait faire à Brive. Je m’entendais bien avec Hugo et j’ai beaucoup appris à ses côtés. C’est vraiment intéressant de connaître plusieurs entraineurs et façons de coacher. Cela enrichi. Il faut prendre le meilleur de chaque coach.

 

 

Parlons de Gonzalo justement, comment se passent ces premiers jours à ses côtés ?

 

Je le regardais à la télé et c’était une référence pour moi qui évolue à l’ouverture. Il est très cool, posé, ne met pas de pression, est très précis dans ce qu’il dit. C’est un grand plaisir de travailler sous ses ordres. Gonzalo donne beaucoup de conseils, parle avec les mots justes. C’est vraiment enrichissant.

 

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