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Benjamin Dambielle : 'J'ai fait le plus dur'

Benjamin Dambielle : 'J'ai fait le plus dur'

Publié le 20/12/2012

Victime d'une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit lors du match à Clermont, le 9 septembre dernier, Benjamin Dambielle est actuellement en rééducation au Centre d'Entraînement et de Formation du Plessis-Robinson. Sa blessure, son moral, ses doutes, ses objectifs, le demi d'ouverture Ciel et Blanc se confie en toute discrétion. (Crédit Photo : Julien Poupart)

 

 

Tu t'es blessé le 9 septembre à Clermont mais l'opération n'a pas eu lieu tout de suite, pourquoi ?

 

Oui, j'ai été opéré le 25 septembre. En fait, il fallait que mon genou sèche car il était gonflé à cause de l'oedème. Donc, les médecins m'ont conseillé d'attendre pour que la récupération soit meilleure.

 

 

Maintenant, tu as entamé la rééducation de ton genou ?

 

Oui, je suis allé à l'Adapt pendant un mois et depuis je suis de retour au Plessis-Robinson où je continue cette rééducation avec le staff médical.

 

 

Pourquoi avoir été à l'Adapt et pas directement au club ?

 

Je ne pouvais pas conduire à cause de mon atelle et je me déplaçais en béquilles. Si je devais venir au club, Guillaume Boussès aurait dû m'emmener et me ramener tous les jours en voiture. Du coup, le centre de rééducation a pris en charge mon transport et venait me chercher en taxi conventionné. Il y avait tout pour travailler au club, mais le problème, c'était le transport. Surtout que j'avais des soins infirmiers quotidiens à faire pour ma cicatrice donc je faisais tout à l'Adapt. Mais il y a tout ce qu'il faut au Racing pour le faire aussi.

 

 

Et comment cela se passe, tu as plusieurs phases de rééducation ?

 

Pour l'instant, le but est surtout de retrouver la sensibilité de l'articulation et la force au niveau du quadriceps et de l'ischio-jambier. Pour cela, je fais des petits exercices sur escalier par exemple. C'est une sorte de renforcement musculaire car j'ai tout de même perdu six kilos.

 

 

As-tu des chiffres précis sur la perte musculaire de ta jambe ?

 

Non car on avait pas fait les calculs avant l'opération, mais maintenant les médecins mesurent à chaque fois pour voir comment je reprend, où en est mon inflammation...

 

 

Et tu vois le changement ?

 

Oui oui je le vois. J'avais perdu de partout que ce soit le haut, le bas car je ne faisais plus d'activité physique. Et puis je mangeais moins aussi. Cela dépend des personnes, certains prennent du poids, moi j'ai complètement séché.

 

 

Pas trop peur de la perte en condition physique ?

 

Si mais cela se retrouve vite. Après j'ai cinq, six mois de rééducation, je vais avoir le temps de compenser, de rattraper tout ça. Cette perte de condition physique, c'était l'histoire des deux premiers mois, là j'ai déjà repris l'activité.

 


 

« Qu'une envie : retrouver le terrain »

 

 

 

Mentalement, tu bascules sur une nouvelle étape, ça doit faire du bien ?

 

Oui, je me sens mieux. Déjà de remarcher cela m'a fait du bien, maintenant de pouvoir retravailler sur ma jambe, de la remuscler, c'est encore mieux. J'ai fait le plus dur avec le fait de ne pas pouvoir être autonome et de ne pas marcher.

 

 

Surtout que tu avais surpris tout le monde avec une belle performance. Sur le moment, comment as-tu vécu cette blessure ?

 

C'est hyper frustrant ! L'intégration était bonne, le temps de jeu était là, ça se passait bien sur le terrain et on prenait du plaisir à jouer. C'est vrai que les quitter dans ces conditions là, c'est d'autant plus difficile parce que tu te sens bien sur le terrain et tu as envie d'enchaîner les matchs.

 

 

Qu'est ce que tu t'es dit au moment où tu te blesse ?

 

J'ai senti que c'était vraiment la merde... Je ne me suis pas dit que c'était les croisés car je ne les avais jamais eu mais j'avais tellement mal que je savais que ce n'était pas anodin. J'ai entendu craquer, je ne me sentais pas bien, je me suis dit, c'est la merde quoi !

 

 

Il y a eu une phase, notamment avant l'opération, où tu as vraiment souffert mentalement ?

 

Oui, forcément ça a été dur. J'ai attendu le verdict et le lendemain, tu te dit « c'est parti pour six mois », faut pas lâcher et se battre tous les jours. C'est ce que je me disais en tout cas. Tu y vas tous les jours, tu bosse pour revenir au plus vite. Les médecins ont été performants, ça s'est bien passé donc ça me donne de la confiance aussi. Mais j'ai qu'une envie, c'est de retrouver le terrain.

 

 

Maintenant, l'objectif est de reprendre le rugby avant la fin de la saison ?

 

Oui, mars et avril normalement. On verra s'il y a un risque ou pas mais oui je me suis donné cet objectif là.

 

 

On sent la motivation...

 

Complètement !

 

 

L'avantage si on peut dire de ces blessures là, c'est que tu es sûr de revenir un jour ?

 

Oui, j'en ai parlé à des potes qui l'ont eu aussi. Le niveau tu le retrouves c'est sûr mais avant faut bien bosser et rester motivé. Après, je suis parti dans des bonnes conditions, à un moment où cela se passait bien donc forcément ça me donne envie de revenir au plus vite. J'aurais la confiance en reprenant, il s'agira de vite retrouver des sensations, c'est surtout ça qui est important.

 

Le rugby ça ne se perd pas...

 

Exactement, comme le vélo, ça ne se perd pas. (il sourit)

 

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