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Brunel : 'Une collaboration entre le club et la sélection'

Brunel : 'Une collaboration entre le club et la sélection'

Publié le 06/09/2012

Passé par l'équipe de France puis Perpignan, Jacques Brunel, le sélectionneur du XV d'Italie était de passage ce mercredi au nouveau centre d'entraînement du club pour échanger avec le staff Ciel et Blanc et rencontrer ses internationaux Azzurri.

 

Jacques, quels sont les objectifs de cette journée passée au Racing Metro 92 ?

 

Comme tous les ans en début de saison, je fais le tour des clubs où il y a des joueurs potentiellement sélectionnables en équipe d'Italie. J'en profite pour rencontrer les entraîneurs, discuter, échanger sur le rugby. Je ne viens pas seulement voir les joueurs mais aussi et surtout voir le staff. Nous échangeons sur la saison, le calendrier, sur les rendez-vous internationaux. Nous avons des contraintes communes autour des joueurs, les uns sur trente-six semaines – les clubs – les autres sur douze – les sélections.

 

Est-ce une façon pour vous, sélectionneur, et l'entraîneur d'un club de vous mettre d'accord sur la gestion d'un joueur, lui octroyer certaines plages de repos ?

 

Il y a une collaboration physique et médicale entre la sélection et le club. Aujourd'hui, au Racing, il y a deux joueurs, Andrea Lo Cicero et Mirco Bergamasco, des hommes d'expérience par leur vécu en club et sélection, qui sont intéressants pour la Squadra Azzurra. Et se rencontrer est une façon d'anticiper les contraintes que peut avoir un jour l'équipe du Racing Metro 92. Entre le VI Nations et les Tests de novembre, les Ciel et Blanc devront faire face à quatre doublons, avec la possibilité que ces deux joueurs soient retenus en sélection. Il y a également deux fenêtres IRB pour des rassemblements où le joueur est susceptible de jouer le samedi en club, de partir le dimanche en Italie pour seulement revenir le mercredi soir.

 

En avez-vous justement profité pour échanger avec Andrea et Mirco?

 

Autant l'un que l'autre, nous les connaissons bien. Pour Andrea, nous savions qu'il était en convalescence, en pleine reprise après son opération du coude durant l'été. En ce qui concerne Mirco, on connait son état de forme. Et puis nous connaissons leur état d'esprit. Ce sont des garçons qui s'investissent, qui vont faire le maximum. Là-dessus, nous n'avons pas trop à craindre. Après, nous discutons de leur compétitivité, de leur activité. Mais tout cela, c'est une vision sur l'ensemble de la saison.

 

 

"On a toujours à apprendre"

 

 

Pour vous, le sélectionneur de l'Italie, c'est aussi l'occasion de discuter de votre première saison à ce poste avec l'un de vos prédécesseurs, Pierre Berbizier ?

 

Je l'avais déjà fait l'an dernier puisque j'étais venu le rencontrer. Il connait particulièrement bien le rugby italien. J'en profite effectivement pour échanger, Pierre me donne son avis, son ressenti sur son expérience en Italie. Maintenant, aujourd'hui, je connais davantage le contexte italien. Mais il y a toujours à découvrir et c'est évidemment très intéressant de pouvoir discuter sur les expériences des uns et des autres. Nous échangeons rugby, entraînements avec les coachs, les préparateurs physiques, la cellule vidéo. Ça m’intéresse d'observer, le tout dans une structure de pointe. On a toujours à apprendre.

 

Vous avez connu le poste de sélectionneur mais aussi d'entraîneur de club. C'est important, selon vous, de travailler main dans la main ?

 

J'ai connu les deux facettes du métier. J'ai été en club - Auch, Colomiers, Pau -, puis en sélection - entraîneur adjoint en équipe de France -, puis encore en club - Perpignan - avant de rejoindre l'Italie. Je sais très bien, pour avoir connu les deux côtés, quelles sont les contraintes auxquelles doivent faire face les clubs. Mais je sais aussi, que ce soit en France, en Italie, et partout dans le monde, que la ressource unique de ce sport, c'est le joueur. Il nous faut travailler ensemble, côte à côte pour avoir le rendement maximum.

 

Pour finir, quel bilan tirez-vous du début de saison du Racing Metro 92 ?

 

J'ai vu les matchs, et c'est un début de saison très intéressant. Cela aurait même pu l'être davantage si le Racing l'avait emporté sur Toulon. Il en avait les moyens. Le club n'est pas passé loin malgré la grosse écurie adverse. Être capable de gagner d'emblée à l’extérieur ou de rebondir après un revers, c'est très intéressant. Cela démontre un bel état d'esprit. Après, Clermont, à Michelin, se profile et c'est souvent sur ce genre de rencontre que l'on peut donner la tendance. J'ai toujours pensé que la valeur d'une équipe se faisait à l'extérieur face aux meilleurs formations. On voit comment l'équipe est capable de réagir, de rebondir, observer quels sont ses moyens. Et victoire ou défaite, il y a toujours quelque chose à en tirer. La victoire peut faire franchir un palier, les défaites insuffler quelques choses. Cela donnera une tendance au groupe pour la suite de la saison.

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