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CO vs RM 92 - Le face à face des Marhuenda

CO vs RM 92 - Le face à face des Marhuenda

Publié le 26/09/2013

Le Rugby raffole de ces histoires. Généralement, ce sont deux copains, adversaires sur le terrain le temps d’un week-end mais amis dans la vie, qui s'affrontent. Ce samedi, il s'agira d'un face à face familial. Anthony, le Racingman, retournera à Pierre-Antoine, quitté cet été, pour y affronter Maxime, le Castrais. Deux frères qui se connaissent sur le bout des doigts et qui mettront, le temps d'une rencontre, les valeurs du sang de côté.

 

 

Samedi, deux frères s’affronteront au stade Pierre Antoine lors de la rencontre entre le Castres Olympique et le Racing Metro 92. Ce ne sera pas sur le pré tarnais. Ni sur le banc. Il faudra chercher du côté de la tribune du staff les frères Marhuenda. Rivés sur leurs écrans ou derrière la caméra, Anthony, ving-sept ans, et Maxime, son cadet de cinq années, s’affronteront. L’un était à Castres l’an passé lorsque le second l'a remplacé une fois parti en Ile-de-France. Voilà, dans la famille Marhuenda, l’analyse vidéo est devenue une religion alors que les destins ne les y destinaient visiblement pas. Anthony, l’ainé, s’est vu proposer le poste à Montauban par ses deux mentors, Laurent Labit et Laurent Travers. Maxime, qui, observait d'un coin de l'oeil et se retrouvait dans les fonctions qu'occupait alors le grand frère, a alors tout simplement postulé pour prendre la relève du nouveau Ciel et Blanc. « Au début, c’était compliqué parce qu’il ne comprenait rien, taquine le  francilien. (Éclats de rires). En fait, pas du tout, ce fût simple. Tout simplement parce que les deux Laurent connaissaient mon frère. Ils en ont alors parlé à Mathias (Roland, ndlr). Et lui m’a dit clairement que s’il était motivé, que si c’était un bon mec, il pouvait venir faire l’entretien. Voilà, ça a marché ». La succession était alors en marche. 

 

 

Le cadet apprend le métier aux côtés de son ainé. Quatre mois pour se parfaire avant la reprise sous les ordres du nouveau duo d’entraîneurs, David Darricarrère et Serge Milhas. « Pour moi c’est un rêve, s’ébahit Maxime. J’ai vécu la formation durant quatre mois et je ne pouvais rêver mieux. J’étais avec mon frère, j’ai vécu une finale, un titre… Ça se passe très bien aujourd’hui, je suis content. Depuis  que mon frère a débuté la vidéo, c’est devenu une passion. Je l’ai découverte à ses côtés. Je me suis intéressé à son travail et j’ai voulu prendre le même chemin qu’Anthony. Vu qu’il partait, il m’a demandé si le poste pouvait m’intéresser. Le rugby c’est ma passion. J’aime ça. J’ai eu cette jolie occasion de prendre sa place. J’ai tout fait pour y arriver ». Désormais en place, les deux frères s’affronteront à Pierre-Antoine, lieu porteur du sacre de l’an passé. Une journée qui pourrait paraître délicate mais que la famille Marhuenda aborde avec le sourire, l’un étant moins stressé que l’autre. « On va faire comme tout bon frère, avance Anthony. On va se faire la bise, discuter et s’il a un problème je lui filerai un coup de main. Et à la fin du match je lui dirai " excuse nous d’avoir gagné et ne soyez pas trop tristes… " (Rire de Maxime). Lui fera le concentré, il ne faudra pas que j’aille lui parler. Je suis plus à la cool mais c’est normal, j’ai plus d’expérience, lui débute ». « En tribune, pendant le match, il n’a pas intérêt à me regarder », prévient Maxime.

 

 

Mais à l’issue du match, les deux hommes passeront la soirée ensemble, à échanger sur la vidéo, de la nouvelle vie au Plessis-Robinson de l’un, des découvertes du métier de l’autre. « L’analyse est une chasse gardée, interrompt Anthony. Je ne veux pas savoir ce qu’ils font et vice versa. Après, nous échangeons sur les problèmes qu’il peut rencontrer. Si je peux lui donner un coup de main, c’est fait avec plaisir. Au Racing nous sommes trois, à Castres, il est seul. Et je sais que c’est la galère. Quand je vais à la maison chez les parents, il met l’ordinateur sous le lit de peur que je le touche… (Nouveaux rires de Maxime) ». Adversaire donc.  « Ce n’est pas vrai cette histoire, rétorque le Castrais. Il est dans le salon, j’ai confiance ». « Tu ne devrais pas… », prévient l’ainé.  Voilà pour les échanges qui font en même temps débuter le match. Une question subsiste, les deux frères pourraient-ils, un jour, travailler ensemble ? « Il faudrait faire une place de plus dans le bureau, sourit Anthony. Mais bien sûr que j’aimerais. Tout d’abord parce que l’on s’entend bien. Et puis c’est toujours bien et sympa de travailler en famille. On peut se dire les choses facilement. Peut-être qu’un jour on travaillera ensemble. Je l’espère ». Samedi, Anthony et Maxime seront côte à côte dans les travées de Pierre Antoine. L’un aux couleurs de Castres, l’autre le Ciel et Blanc sur les épaules. L’histoire ne dit pas quelle équipe supporteront les parents Marhuenda, Bernard et Bernadette….

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