actuImage.php

Chavancy, en toute modestie

Chavancy, en toute modestie

Publié le 14/12/2009

Lui devant, les autres derrière... (Crédit : Panoramic)

Joueur le plus utilisé de l’effectif en Top 14, Henry Chavancy est incontestablement l’une des révélations de la saison du Racing-Métro 92. Retour sur les premiers pas dans l’élite "d’un bon mec qui représente parfaitement l’image du Racing; humilité et travail; aussi bien en tant qu’homme qu’en tant que joueur de rugby," dixit Frédéric Barthe, directeur du centre de formation.


Interviewer Henry Chavancy, c’est s’assurer d’entendre bon nombre de phrases débuter d’un « J’ai la chance de … » Pas de langue de bois à chercher dans cette formule, seulement un joueur conscient de sa… chance, justement.
 

Arrivé en 2007 au centre de formation ; "dans une période de vaches maigres si l’on peut dire, il était notre pépite," glisse Frédéric Barthe; tout est certes allé très vite pour le natif d’Ile-de-France, mais en toute simplicité.


"C’est vrai que je ne m’attendais pas à ça en début de saison, mais j’ai la chance d’avoir des entraîneurs qui me font confiance et qui n’hésitent pas à me faire jouer. J’ai su saisir ma chance et ça se passe très bien pour l’instant," explique le joueur de 21 ans.


"J’avais pas mal joué aussi la saison dernière (21 matchs), mais je me disais qu’entre le Top 14 et la Pro D2, il y avait un grand fossé. Et puis, de grands joueurs nous ont rejoints, et je pensais que mon temps de jeu serait plus restreint," poursuit-il.


Blessures par-ci, indisponibilités par-là, Henry se retrouve finalement titulaire pour le premier match de la saison à Albi (13-19), puis lors du second à Toulon (27-13), et encore pour la première à domicile face à l’Aviron Bayonnais (18-9). Remplaçant lors du déplacement à Bourgoin pour la quatrième journée, il est titulaire lors de tous les autres matchs à l’exception du déplacement à Biarritz le 2 décembre dernier (20-23).

Deux essais plus tard, face à l’USAP (14-18) et au Montpellier HRC (18-14), le joueur le plus utilisé de l’effectif a largement fait son trou. "Je ne suis pas surpris," assène Frédéric Barthe. "Même s’il doit encore progresser techniquement, il est fort physiquement, courageux, généreux et sait se donner pour l’équipe. En plus, à chaque fois qu’on fait appel à lui, il est prêt."


"L’année dernière, je me souviens de son premier match avec les pros en Pro D2. Là où certains auraient été tendu, lui rigolait et échangeait des passes tranquillement pendant l’échauffement. Tant qu’il gardera cette fraîcheur d’esprit, tant qu’il ne se croira pas arrivé, il pourra aller très haut," analyse t’il.


On en veut pour preuve cette facilité avec laquelle il s’est adapté aux spécificités du Top 14, réputé plus exigeant que la Pro D2. "C’est vrai qu’il y a un fossé," note Henry. "Mais je suis entouré de grands joueurs donc c’est plus facile. La plus grande différence est au niveau de la rapidité, mais c’est assez similaire au niveau de l’engagement et des contacts. Le jeu y est tout de même plus fluide."


Souvent associé à François Steyn au centre de l’attaque, Chavancy, qui poursuit de front sa carrière et un master de marketing/management au Pôle Léonard de Vinci, a développé une vraie complicité avec le sud-africain. "On est jeunes tous les deux, ça a créé des affinités," dit Henry, avant d’ajouter dans le même souffle, "mais que ce soit Andrea (Masi), François, Sefulu (Gaugau), ou Epi (Taione), ce sont tous des grands joueurs et ils m’apprennent beaucoup."


"C’est vraiment un bon mec. Il représente parfaitement l’image du Racing, aussi bien en tant qu’homme qu’en tant que joueur de rugby. Humble, discret et gentil en dehors, talentueux, féroce et qui ne lâche rien sur le terrain," conclut Frédéric Barthe.


A l’image de son club, aujourd’hui sur une série incroyable de huit victoires et troisième du classement, et qui se prend à rêver de chatouiller les ténors jusqu’au bout. « J’ai envie de rêver mais il faut garder les pieds sur terre, » tempère tout de suite Henry. "Le championnat est tellement homogène qu’on doit rester vigilants. Quand on regarde le classement, on se dit qu’il a quand même fallu huit victoires pour en arriver là ! On a pas de matelas d’avance, il faudra lutter jusqu’au bout mais si on peut s’immiscer dans les six premiers, on ne s’en privera pas…" Parole de Racingman.
 

Notez cet article

 
Tous les articles

Vos réactions

Il n'y a pas de commentaire

Ajouter un commentaire

 
  Tous les champs * sont obligatoires.

Prochain match

samedi 20 décembre 18H30

VS
Infos Billetterie
 
 
+ d'infos
 
 
Playlist du mois