Collazo: 'Il est temps de se payer'

Collazo: 'Il est temps de se payer'

Publié le 03/05/2011

Co-entraîneur d'une équipe Espoirs du Racing Metro 92 brillament qualifiée pour les demi-finales du championnat, Patrice Collazo espère mener ses joueurs au titre avant de démarrer un nouveau challenge avec La Rochelle la saison prochaine. Interview.

 

Patrice, les Espoirs sont premiers de la poule et qualifiés en demi-finale. Contrat rempli ?

Patrice Collazo: Contrat rempli, oui. Mais au vu du début de saison, du groupe qui était très jeune, composé de joueurs qui sortaient pour la plupart de Reichels, voire de Crabos, et donc qui n'avaient pas forcément de retour sur ce niveau là, l’objectif a été atteint. Mais il y a eu énormément de travail à effectuer tout au long de l’année pour obtenir ces résultats.


Cela veut dire que les phases finales sont du bonus ou est-ce que l’appétit vient en mangeant ?
P.C.: Non ce n’est pas du bonus car on s’est donné les moyens avec les joueurs et le staff de finir premier. Je crois que l’on a été en tête quasiment de bout en bout du championnat. Donc pour moi ce n’est pas du bonus, au contraire je dirais que maintenant qu'on a beaucoup travaillé, il est temps de se payer !


Cette qualification est une belle réussite collective. Mais il y a t'il certains joueurs qui selon vous sont sortis du lot? A qui on peut promettre un avenir professionnel au Racing?
P.C.: Sortir quelqu’un c’est compliqué. On a essayé avec le staff de faire jouer une grosse concurrence, de faire jouer toujours les meilleurs du moment avec des règles de vie assez strictes. Je crois qu’il fallait passer par là car si l’on n’instaure pas des règles dès le plus jeune âge, cela devient compliqué quand on bascule dans le monde professionnel. De la à dire qu’ils seront tous professionnels, ce serait mentir, nous ce que l’on veut c’est que les joueurs évoluent à leur meilleur niveau. Si c’est pour jouer au Racing tant mieux, sachant que la barre est très très très haute du fait du niveau de l’équipe première. Par contre si le gamin doit jouer en Pro D2, c’est en Pro D2, si c’est en fédérale 1, c’est en Fédérale 1. Mais le but est qu’ils sortent avec un tampon formation Racing, qu’il soient reconnus et qu’ils puissent évoluer à son meilleur niveau.


Qu’en est-il d’Aurillac? C'est un gros morceau qui vous attend ?
P.C.: Très gros, car chez nous ça a été un match très compliqué. Chez eux, ils nous attendaient avec une très grosse équipe, à forte densité, surtout devant. On a gagné d’un point mais on est vraiment allés chercher la victoire, on s’était vraiment bien préparés. Sachant que là, ils ont récupéré six professionnels puisqu’ils ont droit à six et que nous on en a droit qu’à deux ce sera un match très compliqué.


D'un point de vue personnel, c’était votre première saison en tant qu’entraineur...
P.C.: Entraineur sur les espoirs oui, sinon j’étais intervenant technique sur le centre de formation l’année dernière.


Qu’est ce que vous en retirez ?
P.C.: Beaucoup de travail car beaucoup de gens pensent que c’est facile de coacher l’équipe Espoir du Racing parce que l’on est à la Croix de Berny, au même endroit que les professionnels. Simplement ce qu’ils ne savent pas c’est que nous aussi on a des problèmes de terrain, quand ils sont gelés, qu’il ne faut pas les abîmer pour les professionnels, etc. Donc si ce n’est la salle de musculation que l’on a à disposition, après on fait comme les autres, on galère. Il y a les blessures, les impondérables... Tout le monde croit que c’est facile mais je peux vous dire que ça ne l’est pas.


La saison prochaine, une nouvelle aventure se profile pour vous puisque vous co-entraînerez La Rochelle (ndlr: avec Fabrice Ribeyrolles). Vous y pensez déjà?
P.C.: Oui, ce serait mentir de dire que je n’y pense pas. Il y a beaucoup de travail, de choses à mettre en place là-bas aussi. Je considère que l’opportunité que j’ai eu à la Rochelle, je la dois en grande partie au travail que j’ai pu faire au Racing. J’ai travaillé avec des personnes pendant 2 ans, que ce soit Xavier Pujos, Philippe Garcia l’année dernière, cette année Florent Bonnefoy, Nico (ndlr: Nicolas Leroy) de la préparation physique, José (ndlr: Florent Agounine) à la vidéo, des mecs comme Hadj qui, au quotidien, nous facilitent les choses. La chance que j’ai d’avoir été choisi pour entraîner la Rochelle, je la dois aussi en grande partie à ces gens-là et aux joueurs.


C’était une offre qui ne se refuse pas?
P.C.: Moi j’aime le très haut niveau, j’ai quasiment connu que ça dans ma carrière et j’ai fait également du très haut niveau avec les Espoirs du Racing. Pour moi, essayer de les faire monter de catégorie c’était un objectif. Il n’est pas encore atteint, mais on va essayer de tout mettre en œuvre. Quand on joue ou que l’on entraine, on cherche toujours le très haut niveau mais il y a des étapes. Je pense avoir fait les choses dans l’ordre.

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