Des retrouvailles et une inconnue

Des retrouvailles et une inconnue

Publié le 11/12/2009

Sefulu Gaugau débutera la rencontre sur l'aile droite de l'attaque du Racing. (Photo : Panoramic)


Le Racing-Métro 92 accueille le Rugby Roma Olimpic ce samedi au stade Yves du Manoir de Colombes pour le compte de la troisième journée de l’Amlin Challenge Cup. Une belle rencontre de prestige, et l’occasion pour certains de glaner du temps de jeu.


Logiquement, Pierre Berbizier a décidé de faire tourner son équipe pour cette rencontre de Coupe d’Europe. Alors que le club sort tout juste d’un marathon en Top 14, les joueurs les plus sollicités ont été laissés au repos. Une nécessité, et une évidence puisque les chances de qualification du Racing sont compromises après les deux défaites concédées face aux Wasps et à l’Aviron Bayonnais.


Exit donc les Lionel Nallet, Sébastien Chabal, Jonathan Wisnewski, Clément Baïocco, Benjamin Noirot ou encore Henry Chavancy, et bienvenue aux Andrew Mehrtens, Nic Berry, Olivier Diomandé ou Craig Smith. Une équipe qui aura également la joie de compter dans ses rangs un certain Greg Goosen, privé de matchs depuis neuf mois et enfin de retour dans le groupe.


En face, on ne sait que peu de choses de l’adversaire qui se présentera sur la pelouse du stade Yves du Manoir. Deux défaites en deux matchs, comme le Racing, mais une équipe qui compte quand même quatre internationaux italiens.


Andrea Lo Cicero, lui, connaît bien ce club : "J’y ai passé deux années fantastiques, j’y ai même fini mon séjour là-bas en gagnant le titre de champion d’Italie en 2001. C’est l’un des meilleurs souvenirs de ma carrière," confie avec émotion le pilier du Racing.


"Attention à cette équipe"

Clin d’œil de l’histoire, l’entraîneur du Rugby Roma, Carlo Pratichetti était le talonneur de l’équipe championne en 2000. Lo Cicero et lui sont restés bons amis, et leurs téléphones portables ont vibré de textos chambreurs à l’approche de la rencontre.


"Il m’a conseillé de ne pas jouer, si je ne voulais pas me faire massacrer", confie dans un éclat de rire Lo Cicero. Que Pratichetti se rassure, il n’arrivera rien à son viel ami puisque celui-ci est laissé au repos par son entraîneur Pierre Berbizier.


Ce qui ne l’empêche pas d’analyser d’un œil expert la situation du club romain. "C’est un très bon club, mais il est difficile de survivre dans une ville où existent déjà deux géants du foot, la Lazio et la Roma. L’argent manque, c’est vrai, surtout depuis le décès de Renato Speziali, un très grand président," explique t’il.


"Cependant, le club dispose de bonnes structures, basé sur le centre du CONI à Tre Fontana, et a axé sa politique sur le développement des jeunes," poursuit le pilier. "Avant, il y avait peut-être plus d’étrangers, comme à mon époque, mais aujourd’hui le club s’appuie sur des jeunes et tant mieux, car ça permet au rugby italien de se développer."


"Et attention, le rugby italien n’est peut-être pas encore aussi bon que le français ou le britannique, mais il n’est pas ridicule non plus, alors attention au Rugby Roma," met en garde Lo Cicero. "Après tout, Trévise a bien battu l’USAP en début de saison," lance t’il en guise de conclusion, sourire en coin.


Nous voilà prévenus. Pour gagner, il faudra donc être sérieux, appliqué et réaliste. Comme toujours, dirait Pierre Berbizier.
 

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