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Du combat et du spectacle

Du combat et du spectacle

Publié le 28/08/2009

Six ans après un affrontement soldé par une victoire basque 36-28, le Racing-Métro 92 et l’Avrion Bayonnais se retrouvent samedi pour le compte de la 3e journée de Top 14 au stade Yves du Manoir Colombes. Maintenue dans l’élite après des années de disette, le parcours sportif des basques de ces six dernières années doit inspirer le Racing dont l’objectif reste le maintien dans l’élite du rugby français.

Deux clubs au destin similaire

« C’était notre plus grande idée ». Voila la manière dont il le décrit aujourd’hui, avec une évidence certaine. Jean-Baptiste Laffont en a été l’investigateur. Avec les huit joueurs des lignes arrières du Racing, ils vont oser.

11 janvier 1987. A l’époque, il ne fait pas bon de se déplacer dans un pays basque où le « rugby de papa » contraste volontiers avec le « rugby « Show Bizz » » de la bande à Mesnel. Pourtant ils vont le faire et disputer la rencontre avec un béret basque vissé sur la caboche. Ils ne le savaient pas encore mais ce match allait donner le coup d’envoi de trois années de « rugby carnaval » qui allait se ponctuer par une finale de 1990 jouée avec un nœud papillon autour du coup.

22 ans plus tard, le Racing Metro 92 retrouve ce samedi à Colombes un Aviron Bayonnais qui a su pérenniser sa place dans l’élite du rugby français. En ce sens, les deux clubs ont un destin, si ce n’est commun, similaire. Pour avoir mal négocié le virage du professionnalisme des années 90, le club basque mettra 10 ans à s’en remettre. Ils croyaient pourtant au retour des valeurs ancestrales et de l'amateurisme. Mais il n’en fut ainsi et l’Aviron Bayonnais rencontre alors des années difficiles sportivement.

Descendu en Groupe B, puis en Pro D2, il ne retrouve l'élite que l'année de son Centenaire, en 2004. Un Top 14 qu’il n’a plus quitté depuis, rivalisant désormais avec les meilleurs. Cette stabilité, c’est l’objectif prioritaire du manager sportif Pierre Berbizier : « Confirmer notre position en Top 14 et rivaliser avec les meilleurs ».

Des arguments de poids

Des raisons qui plaident en sa faveur de son entraîneur, le club des Hauts de Seine en possède plus que jamais.

En premier lieu, le recrutement. 70% de l’effectif de l’équipe championne de France de Pro D2 a été conservé et le pédigrée des nouveaux joueurs laissent rêveur (cf recrues). Les internationaux français Sébastien Chabal et Lionel Nallet, les sud africains François Steyn et Jacques Cronje, les piliers Mehdi Mérabet et Clément Baiocco, le puissant centre Andrea Masi, le massif samoan Epi Taione, le feu follet Julien Saubade, l’ouvreur- buteur Fabien Fortassin et le flanker Rémy Vaquin sont venus renforcer un effectif dèja solide. « C'était notre stratégie de recrutement : conserver en grande partie notre effectif pour continuer sur les bases de l’année dernière, et le renforcer avec des nouveaux que l’on pense capable d’ amener un plus dans la construction de notre équipe et de notre jeu » confirme la pragmatique Pierre Berbizier.

Le système de jeu proposé et la philosophie prônée par le staff technique plaide aussi clairement en faveur des ambitions du club. En s’appuyant sur une solide conquête, puissante physiquement, une ligne d'arrière joueuse et rapide, et des buteurs hors pair représentés par Andrew Mehrtens, himself, et le prometteur Jonathan Wisniewski, le Racing-Métro 92 possède des arguments de poids pour tenir la dragée haute à un Aviron Bayonnais devenu l’un des prétendants réguliers aux places qualificatives pour la Coupe d’Europe.

La saison de la confirmation

Les Basques se déplacent à Colombes avec la ferme intention d’y faire, comme l’on dit, un coup. Car une saison réussie passe désormais forcément par des victoires significatives à l’extérieur. D’autant plus que cette année, le Top 14 est annoncé par les spécialistes comme la compétition la plus difficile, la plus aboutie du rugby mondial.

Auteur d'une belle saison mais frustré d'avoir échoué aux portes de l'Europe, l’Aviron Bayonnais veut franchir un nouveau cap cette année. Au tableau des arrivées, deux piliers de renom, Salvatore Perugini qui arrive du Stade Toulousain et l’international Renaud Boyoud en provenance de Dax, le prometteur Lionel Mazars, le puissant talonneur samoan d'Agen, Ace Tiatia, et le deuxième ligne All Black Ross Filipo. Ajoutez à cela l’ouvreur-serial-buteur basque Benat Arrayet et vous aurez de quoi posséder un pack plus dense et alimenter un tableau d’affichage qui a trop souffert du manque de réussite au pied. Et puis il y a le leader de l’équipe. Ce fut un des transferts de l'intersaison 2007/2008. Et manifestement, les dirigeants basques ne se sont pas trompés en débauchant Rémy Martin au Stade français. Promu dès son arrivée capitaine, Martin s'est affirmé comme le véritable patron de l’équipe, au même titre que Simon Railawui du côté du Racing.

Quoi qu’il en soit, cela risque de batailler dur ce samedi. Les deux équipes qui vont s’affronter sur le terrain du stade Yves du Manoir sont du calibre de celles qui se respectent, tant la fougue qu’elles mettent au combat est présente dans leurs ancestrales valeurs. Alors que les Basques veulent confirmer après une victoire probante à Anoeta face au Stade Français, les Racingmen restent sur une défaite emplie d’espoir à Toulon. Il y a 22 ans les arrières du Racing jouaient coiffés d’un béret. Les basques ne débarqueront certainement pas en nœud papillon. Mais le match risque d’être captivant. Et le spectacle naturellement de sortie.

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