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EDI vs RM 92 - Metz : 'Pelous ? C'est un petit peu papa'

EDI vs RM 92 - Metz : 'Pelous ? C'est un petit peu papa'

Publié le 11/12/2012

Réveillé par Julien Brugnaut alors qu'il était en pleine sieste dans le club house du Centre d'Entraînement, Fabrice Metz s'est donné quelques minutes pour retrouver ses esprits avant de répondre aux questions. Toujours égal à lui-même, réservé en dehors du terrain, mort de faim sur, celui qui enchaîne les bonnes prestations sous le maillot Ciel et Blanc est heureux de son début de saison qu'il n'attendait pas si plein en temps de jeu.

 

 

Fabrice, lundi, pour la deuxième semaine consécutive, tu as été nommé dans le XV de la semaine du Midi Olympique...

 

C'est énorme ! Après le Stade Français, quand j'ai vu ça, j'étais heureux, fier. Et tout de suite je me suis dit : « il faut confirmer ça ». Ce week-end ça a marché, je suis très heureux. Il faut continuer.

 

 

Depuis le début de saison, tu enchaînes les feuilles de match. Un coup titulaire, un coup remplaçant, c'est une surprise ?

 

C'est complètement inattendu. Je pensais être là pour dépanner, boucher les trous. Mais pas du tout, je suis utilisé comme un joueur « normal ». Ça me fait très plaisir d'autant plus que c'est une surprise, j'ai pas mal de temps de jeu. Tout ça me permet de progresser.

 

 

Quand tu entends les louanges dressées par tes coachs, que ressens-tu ?

 

(Sourires gênés). C'est bizarre. J'en suis très heureux. Comme je disais tout à l'heure, je ne m'attendais pas à autant jouer. Je pensais que je serais le petit jeune qui aurait peut-être du temps de jeu mais pas tant que cela. Et avoir ce genre de compliments (il fait référence à une article paru dans la presse cette semaine) c'est génial, gratifiant. C'est une récompense du travail fourni.

 

 

C'est peut-être allé vite par rapport à ton vécu dans l'élite que de dire ça, mais sens-tu que ton statut a changé auprès de tes adversaires ?

 

Certains peuvent peut-être penser que le fait que je sois jeune l'on peut m'intimider dans quelques situations. C'est ce qui me fait avancer, je ne me laisse pas faire. Plusieurs personnes m'ont dit que, apparemment, sur le terrain je marque, entre guillemets, mon territoire. Que je ne me laisse pas faire... (Sourires une nouvelle fois gênés).

 

 

« Honoré d'avoir parlé avec Pelous »

 

 

Par contre, samedi, à l'issue de la victoire sur Edinburgh, un ancien illustre deuxième ligne, Fabien Pelous, t'a rendu visite dans le vestiaire. Impressionné ?

 

(Rires). Ça c'est énorme ! Vraiment ! En plus, au club, mes coéquipiers m'appellent Pelous et là de l'avoir rencontré... C'est un petit peu papa (rires). On a discuté. C'était sympa de parler avec cette grande figure du rugby français. Je suis sorti des vestiaires honoré d'avoir parlé avec un si grand joueur !

 

 

Sans être trop indiscret, que t'a-t-il dit ?

 

Que je commençais à avoir pas mal de temps de jeu, que je commençais à faire mon petit trou, que je devais continuer à bosser et ne surtout pas lâcher. C'est ce que je vais faire. Lorsque quelqu'un comme ça te dit ces choses-là, il faut les respecter. Ça m'a touché. Ça m'a donné encore plus envie d'aller de l'avant.

 

Et...

 

Qu'il aurait bien voulu avoir mon physique à mon âge...(Rires).

 

 

À te voir, on a cette impression que la pression coule sur toi. Que le passage entre le monde des Espoirs et des Pros s'est fait naturellement...

 

Je ne dirais pas que je n'ai pas de pression mais j'arrive à la canaliser sur le terrain. Après, en ce qui concerne les Espoirs et les Pros, ce sont deux mondes différents : le rugby, la vitesse de jeu...

 

 

 

« La touche doit devenir mon point fort ! »

 

 

 

Aujourd'hui tu en sais plus sur tes qualités au plus haut niveau. Quels sont les domaines dans lesquels tu dois t'améliorer ?

 

Ballon en main, je dois être plus puissant et perforant afin de créer des brêches dans les défenses adverses. Après, tout ce qui est jeu aérien, les déplacements en touche doivent être améliorés.

 

 

Pourtant tu commences à sauter en touche...

 

Oui et c'est sûr que depuis le début de la saison, c'est le jour et la nuit dans ce domaine. Mais je ne suis pas encore suffisamment satisfait de moi en touche. Il faut que cela devienne mon point fort !

 

 

Si l'on regarde de plus près, cette saison, excepté Toulon lors de la deuxième journée, tu es du XV de départ pour la quasi totalité des dits « grands rendez-vous »...

 

Ça me fait bizarre. (Sourires gênés une fois de plus). Dans mon optique, au début de saison, je me disais : « si je dois jouer cette saison, ce sera contre des soit-disant plus petits » ». Et puis pour ma première titularisation, je débute d'entrée à Clermont... Devant 18000 personnes ! Ça fait bizarre... Je ne sais pas... C'est énorme !

 

Vendredi, rebelote, vous affrontez Edinburgh, moins d'une semaine après le match aller. L'objectif est d'aller l'emporter pour croire en une qualification en quart de finale ?

 

C'est sûr, il faut aller l'emporter et se mettre ainsi dans de bonnes dispositions pour la suite. L'objectif sera également de conserver cette dynamique. Si on gagne Edinburgh et les Saracens à Nantes, alors la qualification pourrait être bien engagée. Ce serait énorme pour une première en HCup en ce qui me concerne.  

 

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