ESP - BO vs RM 92 - Buononato : ' On sait où l'on va '

ESP - BO vs RM 92 - Buononato : ' On sait où l'on va '

Publié le 15/04/2013

De retour de Biarritz, Adrien Buononato fait le point sur la situation de sa formation à qui il manque un point pour obtenir son billet pour la phase finale du championnat de France Espoirs. Le nul face au BO (20-20), la première mi-temps compliquée, le réveil des siens lors du second acte, le coach Ciel et Blanc faire le tour de la question à moins d'une semaine de la dernière lors de la saison régulière face à l'UBB au stade Yves du Manoir de Colombes (dimanche, 15h).
 


 

La première mi-temps : « À deux doigts d'éclater »


 

Engagement, un point de fixation, trois passes et essai... En quarante sept secondes, 5-0 pour le BO... Nous avons pris la marée tout de suite : sur les contacts derrière, devant sur la conquête... Au quart d'heure de jeu, il passe à nouveau l'en-but. Nous étions pris dans le jeu, nous étions privés de ballon la conquête étant défaillante. On était à deux doigts d'éclater. Du coup, à la trentième, il y a 20-0. Et l'on opère des changements (voir la feuille de match). Et derrière nous ne prenons plus un point, on prend les ballons en touche, nous dominons en mêlée.

 

 

Le discours à la pause : « Nous avons agressé les joueurs ! »


 

Biarritz entre au vestiaire, nous, non. On se met à l'ombre. On ne pouvait pas parler de rugby puisqu'il n'y avait rien... Nous les avons remobilisé. Seul Jens Torfs était marqué par le combat. Pour les autres, il n'y avait aucune trace. Le discours était axé sur l'amour propre. Si l'on ne décidait pas de se faire un peu mal, de se faire un peu violence, nous aurions traversé notre dimanche en ayant pris cinquante points. C'était à eux de décider ce qui allait se dérouler en deuxième mi-temps. C'est la première fois de la saison que nous parlons à la mi-temps sans aborder un point tactique. Le combat, l'amour propre font bien entendu parti du rugby mais nous n'avons pas parlé de notion technique. Nous avons agressé les joueurs ! Nous sommes une équipe de caractère, qui s'est forgée dans l'adversité.


 

 

La deuxième mi-temps : « Le scénario s'inverse »


 

Ils se sont alors fait mal, ont commencé à réaliser de bons placages. Les joueurs sont enfin entrés dans la phase de combat nécessaire à un résultat positif. L'équipe a, alors, retrouvé son rendement, sa sérénité avec des joueurs capables de passer d'un système de jeu à un autre en fonction de la physionomie du match. Les joueurs étaient sereins, patients. À tel point que nous inscrivons nos premiers points à la 53'. Nous avons la possession, eux sont privés de ballons en touche, ne font que défendre et commencent à se mettre à la faute. Le scénario s'inverse. Ils vivent la première mi-temps que nous avons vécu. Le BO est au point de rupture, on inscrit deux essais pour arriver à la 63' avec trois points de retard. On ne s'affole pas et sur une dernière mêlée, à cinq mètres de leur en-but, nous obtenons la pénalité. Nous ne sommes pas sortis du plan de jeu, les joueurs se sont responsabilisés jusqu'à aller arracher le nul.


 

 

La satisfaction : « Les joueurs ont changé de schéma de jeu sans se retourner vers nous »


 

C'est de voir que notre rugby fonctionne. Nous n'avons rien révolutionné mais lorsque l'on a le ballon, nous savons quoi en faire. À l'aube des phases finale, cela fait plaisir. Nous savons quoi faire lorsque l'on recule, lorsque l'on avance, lorsque nous n'avons pas le ballon et inversement. Nous sommes prêts à aller jouer les phases finales. Nous avons des certitudes. Ce sont les joueurs qui ont les clés. Face à Biarritz, en fonction de la physionomie du match, les joueurs ont changé de schéma de jeu sans se retourner vers nous. Ils se sont appropriés le jeu. Ils savent faire. Nous allons les accompagner. Le rugby, ils l'ont.


 

 

L'ambiance à Aguiléra : « À la fin du match, nous avons montré nos derrière »


 

On joue à Aguiléra, il y a du monde, nous prenons 20-0 en trente minutes. Lorsque nous voulions passer des consignes aux joueurs alors le public se mettait à nous brancher... C'est normal, cela fait partie de ces matchs là. Et puis quand nous sommes revenus dans la partie nous les entendions moins... À la fin du match, c'était sûr que nous allions faire un petit clin d'oeil. Nous avons montré nos derrière (Rires). C'est un petit clin d'oeil puciste envers Mathieu (Rourre, l'entraîneur du BO, ndlr). Et puis, comme nous jouions en Ciel et Blanc, nous avons chanté la Penya Baiona. Si on a la chance et le bonheur de se retrouver en phase finale ce sera l'occasion de petits chambrages avant... C'était rigolo. Les joueurs avaient envie de ça. À un moment de la rencontre, ils avaient un sentiment de honte. J'assume entièrement.


 

 

Le groupe : « Un quinze type qui se dégage »


 

Nous avons un effectif qui n'est pas pléthorique, du coup nous avons réalisé quelques essais lors de cette rencontre. Tout simplement pour avoir des solutions lors de la phase finale. Certains joueurs n'ont pas joué à leur poste, notamment dans les lignes de trois-quarts ou encore Thomas Arnaud, habituel talonneur qui a joué pilier gauche hier. Ça ne s'est pas avéré concluant. La réalité aujourd'hui, c'est que nous avons un quinze type qui se dégage. On sait où l'on va.


 

 

La phase finale : « Il manque un point, après, tout est possible »


 

Il manque un point. Nous aurions aimé nous qualifier au BO. Mais nous ne voulons pas remettre notre destin entre les mains d'autres personnes. Nous ne voulons pas dimanche prochain appeler La Rochelle pour savoir ce qu'ils ont fait face à Castres. On va jouer sur le terrain d'honneur de Du Manoir. Ils le méritent. Il faut se rappeler que cette équipe était dernière l'an passé. Cette saison, elle est en passe de se qualifier. Ce que nous voulons, c'est que ce soit eux qui aillent chercher cette qualification. La motivation face à Bordeaux est toute trouvée. Nous voulons marquer des points et obtenir par nous même la qualif. L'équipe veut gagner des choses sans vouloir qu'on le lui donne. Il manque un point pour entrer dans la phase finale. Et après, tout est possible.

 

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