actuImage.php

F. Laffont : 'Un témoignage de fraternité'

F. Laffont : 'Un témoignage de fraternité'

Publié le 22/01/2010

Depuis trois saisons, Fred Laffont suit, jour après jour, le Racing-Métro 92. De cette collaboration est née un second film, "Blanc Bleu Ciel",  témoignage d’une saison couronnée par la remontée dans l’élite. Il revient pour le site du club sur cette relation privilégiée.


La proposition de Jacky Lorenzetti

"C’est une chance que Jacky Lorenzetti m’ait proposé, après avoir vu mes films, de suivre cette histoire. Il m’a demandé si ça m’intéressait et j’ai dit oui tout de suite. Jacky m’a expliqué qu’il ne voulait pas un film institutionnel mais que j’avais toute liberté sur le temps et sur le ton. J’ai grandi dans un vestiaire, j’ai joué au rugby, je me souviens, ado, avoir porté des maillots du Racing… C’était comme un rêve pour moi de retrouver une part de ma madeleine, de mon enfance."

 


Les débuts
"L’objectif, il y a plus de 2 ans et demi, était la montée cela semblait être un sommet délicat. Je me souviens des premiers matchs amicaux à Bayonne, à Mont de Marsan. Je me souviens du regard de Pierre et de son staff qui arrivaient de la Coupe du Monde avec l’Italie. Dès le début, il y avait cette idée qu’une nouvelle histoire était en train de s’écrire, et dès le début, il y avait beaucoup de confiance. Pas une fois, pas même dans les moments les plus terribles comme cette défaite en finale à Limoges contre Mont de Marsan la première année, on a douté. Ça, c’est  une des plus belles réussites de cette équipe : d’avoir su donner à ses plus proches ce sentiment qu’une histoire se développait et qu’au bout, il y aurait quelque chose de très bien."


Sa place dans le vestiaire
"Après trois ans, je pense que je suis exactement comme j’étais la première fois. Je prends une toute petite place, je ne bouge pas. Tout est en fait très ritualisé, y compris l’endroit où je pose mon sac et évidemment celui où est placée ma caméra, dans le coin le plus discret. Jamais, l’idée n’est d’effacer ma présence. Tout le monde me voit. Je fais en quelque sorte partie du décor. Mais il y a des moments où la caméra s’arrête dans le vestiaire, après les premiers moments de joie souvent ou des déceptions parfois, mais peu après la caméra s’éteint. Ceci n’est l’objet d’aucune discussion, c’est senti."


Ses rapports avec les joueurs
"A Colombes, à la Croix de Berny ou en déplacement, je retrouve un club et pas seulement une équipe. J’aime embrasser les bénévoles, saluer les gars de la sécu, les membres du staff et pareil avec les joueurs et les dirigeants. Alors oui, dans les trajets en train, en bus ou en avion, les échanges ont pu être riches avec certains joueurs. Mais je pense à un groupe quand je pense au Racing. Sa grande richesse et sa force, c’est la diversité des personnes, à la fois chez les joueurs, les dirigeants et les entraîneurs et des bénévoles qui le compose. Pour moi, l’identité du Racing est plurielle."


Saison 1 / Saison 2 : Les différences
"Le premier film se finissait sur une ouverture même avec la défaite. Pour le second, ma place était toujours la même mais tout diffère. Je pense que cela renvoie aussi à comment un film se fait. Ça fait longtemps que j’en fais et heureusement je n’ai pas la recette. J’ai confiance dans le temps, dans le regard, dans l’histoire qui est en train de s’écrire. Chaque film a son tempo propre. Je suis toujours à la même place, avec toujours les mêmes codes et à la fin ça donne des différences. Pour moi, l’histoire du Racing n’est pas une répétition, elle s’écrit et évolue de semaine en semaine."


Saison 3 : Chabal, Nallet, Steyn…
"Je crois qu’ils ont apporté une proximité encore plus forte entre les joueurs, une envie de faire quelque chose ensemble et je ne vois pas de nouvelles individualités qui auraient changé les choses. La grande force de cette équipe, c’est qu’entre le première et la deuxième année, les joueurs sont les mêmes à 80%. Entre la deuxième et la troisième année, c’est aussi le même effectif à 80%. En vivant de l’intérieur, au-delà de mon attachement au club, j’ai vu et filmé un groupe d’hommes que le rugby réunit. J’ai aussi présenté les films à des personnes pour qui le rugby n’est rien et qui le voient comme un grand témoignage de fraternité. Que faisons-nous ensemble et pourquoi sommes-nous ensemble ? On sait qu’un club dépasse très largement les résultats de l’équipe première,  il y a vraiment l’idée d’appartenance à quelque chose. On parle souvent de famille. Ça peut sembler galvaudé mais quand les joueurs le disent dans le second film, ce n’est pas un slogan."


Un souvenir…
(Long silence). "Mon plus beau souvenir n’appartient pas au passé, mais au futur, il sera quand l’équipe sera championne de France."

Achetez le DVD "Blanc Bleu Ciel" sur l'e-boutique du Racing-Métro 92 >>>

Notez cet article

 
Tous les articles

Vos réactions

Il n'y a pas de commentaire

Ajouter un commentaire

 
  Tous les champs * sont obligatoires.

Prochain match

samedi 01 novembre 18H30

VS
Infos Billetterie
 
 
+ d'infos
 
 
Playlist du mois