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Intérieur Racing avec... Philippe Berbizier

Intérieur Racing avec... Philippe Berbizier

Publié le 02/11/2011

Arrivé au Racing avec son frère Pierre alors que le club était en Pro D2, Philippe Berbizier est aujourd'hui entraîneur adjoint en charge des avants. Pour "Intérieur Racing", ce taiseux a accepté de se confier. Verbatim.


Philippe, pouvez-vous nous raconter votre arrivée au Racing ? Quelles étaient vos missions?
Philippe Berbizier: Au départ, je m’occupais de la mise en place de la formation et j’allais observer les équipes adverses. Nous étions en Pro D2, nous n’avions pas à notre disposition autant d’images qu'aujourd'hui. Je faisais un rapport à mon frère lors de chaque confrontation (ndlr: Pierre Berbizier). En parallèle, je participais a la cellule du recrutement du club dans son ensemble. C'est-à-dire des plus jeunes jusqu’aux professionnels. Cela m’a permis de travailler avec Simone Santa Maria, Frédéric Barthe et Alain Gazon pour le lancement du centre de formation en fonction des orientations de Pierre et de notre Président.
 

En ce qui concerne le recrutement, pouvez-vous nous dire quels sont les critères que vous utilisez lorsque que vous cherchez un joueur?
Ph. B.: Dans un premier temps nous faisons un bilan sur la performance de notre équipe. Nous mesurons les points positifs et négatifs. Nous cherchons ensuite les joueurs capables de nous aider dans la construction et l’amélioration de notre performance. Nous choisissons ensuite des profils se rapprochant de la définition du joueur du Racing établi par Pierre. Les joueurs doivent être garants d’un certain état d’esprit. Un potentiel physique, technique doit nous amener une plus value.

Le but n’est donc pas de prendre des joueurs au sommet de leur art?
Ph. B.: Si, bien sûr mais il doit y avoir une alchimie entre les joueurs leaders, les joueurs confirmés et les joueurs que l’on peut amener a maturité. C'est-à-dire un joueur de haut niveau, un joueur en développement à fort potentiel et un jeune joueur que l’on va amener progressivement à son éclosion. Nous essayons de respecter cette procédure pour chaque poste. L’état d’esprit validera le choix final.

Concrètement, comment se passe le recrutement d'un joueur?

Ph. B.: Je fais partie de la cellule de recrutement avec Pierre et le Président. Mon rôle est d'effectuer un premier filtrage par rapport aux profils recherchés. Pour recruter un joueur, nous essayons de le suivre sur plusieurs matchs. Nous le rencontrons, il passe des tests physiques, médicaux. La décision finale, en revanche, appartient au Président.

A partir de quel moment êtes-vous devenu entraîneur adjoint en charge des avants? Etait-ce une suite logique pour vous?
Ph. B.: Mon rôle a évolué lors de la montée en Top 14. C'était dans la continuité de mon travail en collaboration avec Simone Santa Maria sur le centre de formation et de ma formation d’entraineur et de cadre technique.

Quelles sont les valeurs que vous essayez de transmettre; celles qui vous tiennent le plus à coeur?
Ph. B.: L’enthousiasme, le partage et le travail. L’enthousiasme parce que notre projet est passionnant et unique. Le partage parce que nous y arriverons ensemble. Le travail parce que sans contrainte il n’y a pas de plaisir. La mêlée résume ces valeurs.


On peut sentir dans la manière dont vous parlez de la mêlée que c'est un exercice qui vous tient particulièrement à cœur. Comme si la mêlée était LE rugby...
Ph. B.: Le rugby, c’est marquer derrière une ligne ou défendre cette ligne qui est très large dans un espace précis avec des règles qui définissent l’utilisation de cet espace. Le mouvement des joueurs dans la profondeur ou la latéralité génère un combat qui va influer sur le gain de cet espace : l’avancée. Ce mouvement commence par des phases très précises de conquêtes dont la mêlée fait partie.
La mêlée est un état d’esprit avant tout. C’est la communion de la différence. Huit joueurs physiquement et culturellement différents vont construire une histoire. Il ne peut en être autrement. L’épreuve est tellement éprouvante et précise, qu’un seul joueur ne peut prétendre gérer cet exercice. Chacun a besoin et travaille pour l’autre. Cette réciprocité fait la force du groupe. On peut être moins performant individuellement mais le collectif donne souvent une réponse différente. Cela passe par de longues séances d’entrainements visant à trouver les bonnes positions et à appréhender l’adversaire. A chaque match nous mettons en place une stratégie. Nous évaluons notre adversaire à la vidéo ; ses points forts, son coté faible, la forme de la poussée, l’orientation de la poussée, la distance de l’entrée, les commandements de l’arbitre… Le match terminé, nous nous projetons vers le suivant. Ce sera un nouveau combat sans concession.

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Le 02/11/2011 par CAMBRIDGE
Spécialiste par défintion du combat des avants Philippe Berbizier intègre et sèrieux complète parfaitement le Staff de Haute qualité du Racing tant il s'identifie à ses valeurs essentielles .

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