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L'Île-de-France est ciel et blanc

L'Île-de-France est ciel et blanc

Publié le 21/11/2009

Et de 5 ! En s’offrant le scalp de son meilleur ennemi, le Racing-Métro a signé sa cinquième victoire consécutive. Une série qui consolide un peu plus son étonnant statut de postulant aux barrages.
 

Avant la rencontre, Max Guazzini avait beau jeu de fustiger le calendrier qui obligeait, soi-disant, son club à aligner une équipe de gamins. Belle intox…


Non, cette équipe du Stade Français alignée à Colombes par le duo Delmas-Faugeron n’avait rien d’une équipe B, C ou D. Bien que privés de ses internationaux et de neuf joueurs blessés, les Roses et Bleus auront donné bien du fil à retordre aux joueurs de Pierre Berbizier.


Comme pour rappeler qu’un derby n’est jamais un match comme les autres. Le vieux stade Yves-du-Manoir avait hébergé son dernier en 1952, et en avait peut-être quelque peu oublié la saveur.


Entame ratée


L’entame de match, dans une ambiance électrique embellie par les chants des 12000 spectateurs présents donna d’entrée le ton de la rencontre. En effet, alors qu’on leur prédisait l’enfer, les joueurs du Stade inscrivaient le premier essai dès la 2ème minute après une action collective de haute tenue conclue par le virevoltant Ollie Phillips (2’, 0-7).


Ainsi cueillis à froid, le Racing mit du temps pour recouvrer ses esprits. Patiemment, méthodiquement, et malgré quelques erreurs inhabituelles, les coéquipiers de Lionel Nallet prenaient lentement l’ascendant.


Cette maîtrise, d’abord concrétisée par deux pénalités de Jonathan Wisniewski (9’, 19’), trouvait son point d’orgue au bout d’une course folle de Sereli Bobo. Le Fidjien, lancé à la poursuite d’un coup de pied de dégagement de son ouvreur, grillait toute la défense parisienne avant de s’affaler en terre promise (21’). 11-7, le stade en fusion et le Racing enfin devant.


Conquérants en mêlée, dominateurs en touche, le reste de la rencontre semblait alors se dessiner clairement. Le Racing, remis de ses débuts difficiles, allait poser sa patte sur le match pour conquérir une victoire tranquille.


Grosse erreur ! Deux pénalités passées par Oelschig plus tard (29’, 34’), le Stade Français repassait devant et tournait à la pause sur un avantage de deux points.


A la force du pied


Sans doute remis dans le droit chemin par leur coach à la pause, les Racingmen revenaient en conquérants pour le second acte. S’appuyant comme souvent sur un jeu au pied performant, les Ciels et Blancs dominaient et surtout, concrétisaient.


Après un drop inexplicablement refusé après visionnage de la vidéo à François Steyn (51’), Wisniewski sur deux drops (53’, 61’), puis Steyn (57’) d’une pénalité de 45m offraient le contrôle du score à leurs coéquipiers (20-13).


Tenant la victoire à deux mains, les Racingmen ne comptaient clairement pas la lâcher. Mais la réaction des visiteurs, déstabilisés un temps par le carton jaune infligé à Pierre Rabadan (55’), fit tout de même tanguer l’édifice ciel et blanc quand Mathieu Bastareaud, aligné à un poste inhabituelle de No 8, aplatissait le deuxième essai des siens (66’, 20-18).


Redescendu à deux points, l’écart ne bougerait plus malgré une fin de rencontre incandescente où les Stadistes porté par un vent de folie jouèrent tous les ballons. Le dernier mot revint tout de même aux hôtes, mais ils ne pouvaient concrétiser une formidable occasion d’essai dans les ultimes secondes.


Essai qui, s’il avait été transformé, aurait privé leurs adversaires du point de bonus défensif. Dommage, mais anecdotique au final, tant cette victoire restera, quoiqu’il arrive, comme l’un des temps forts de la saison.


Dorénavant solidement accroché à la huitième place du classement, les Ciels et Blancs peuvent envisager la suite des évènements avec confiance. Le triptyque qui les attend – Albi, Biarritz, Toulon – pourraient même leur permettre de viser encore plus haut. On est impatients de voir ça.
 

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