Publié le 02/09/2010
Pour une première, c’était une belle première ! Dans un stade Yves du Manoir plein à craquer, le Racing Metro 92 a disposé du champion en titre, l’ASM Clermont Auvergne, pour ses débuts dans son antre de Colombes à l'occasion de la 4ème journée du Top 14(28-17). Une victoire qui ne souffre d’aucune discussion et place les Racingmen en position de force avec trois succès en quatre matchs.
Le Racing avait quitté son public dans l’euphorie d’une qualification pour les barrages arrachée dans les dernières secondes face au Biarritz Olympique. En ce mercredi de rentrée, les Racingmen ont offert à leurs supporters une nouvelle soirée dont ils se souviendront longtemps.
S’offrir le scalp du champion, au bout d’un match maîtrisé de main de maître, dans une ambiance électrique, prenant au passage une revanche sur l’élimination de la saison dernière ; voilà qui restera dans les mémoires des aficionados ciel et blanc.
Le plus impressionnant dans cette histoire est que ce succès est amplement mérité. Certes, l’entame de match des hommes de Pierre Berbizier fut plutôt poussive. Le centre Gavin Williams enquillait deux pénalités (7’, 9’), tandis que Jonathan Wisniewski ratait lui sa première tentative. Pire, Benjamin Fall écopait d’un carton jaune pour plaquage dangereux (6’). A ce moment-là, on pouvait tout craindre, surtout que les Clermontois relançaient de partout, asphyxiant leurs hôtes par de longs temps de jeu.
Mais la partie bascula dès la quinzième minute ; sur la première mêlée du match. 22m clermontois, introduction Kevin Senio. La poussée ciel et blanche, magnifique, écrase son homologue. Pénalité pour le Racing. Wisniewski s’éxécutait (3-6, 17’). Les mouches avaient changé d’âne.
Dès lors, Lionel Nallet et les siens avaient pris l’ascendant. Ils ne le lâchèrent jamais. Même au plus compliqué des instants, au cœur de la seconde période, lorsque le talonneur Ti Paulo aplatissait l’essai clermontois, permettant aux Jaunards de revenir à 8 points (25-17, 56’). Vern Cotter et le staff eurent beau faire rentrer la cavalerie (Parra, Rougerie ; James, Vermeulen et Pierre un peu plus tôt), rien n’y fit.
Dans ce match engagé à l’extrême, laissant sur la touche Jone Qovu, Henry Chavancy et Julien Pierre sortis touchés, les Racingmen avaient décidé de ne pas donner une once de terrain. Or, comme leur ouvreur Wisniewski avait décidé d’illuminer le ciel de Colombes de coups de pied ravageurs renvoyant systématiquement les Clermontois dans leur camp, la détermination des quinze Racingmen fut inextinguible.
Berbizier: "Notre match le plus abouti"
Wisniewski. Il va falloir que les observateurs apprennent à prononcer son nom correctement. Solide chef d’orchestre la saison dernière, le voilà reparti sur les mêmes bases cette saison. Ce mercredi à Colombes, il fit très mal, inscrivant six pénalités et un drop, pour un total de 21 points, confortant ainsi son statut de meilleur réalisateur du championnat. Marc Lièvremont et le staff de l’équipe de France, présents hier à Colombes, n’en auront certainement pensé que du bien.
Rendons cependant à César ce qui est à César. Car sans ses avants, JW n’aurait peut être pas eu le même rayonnement. On a déjà parlé de la première mêlée du match, mais imaginez que les trois suivantes se terminèrent de la même façon. Quatre mêlées, quatre pénalités en faveur du Racing, incroyable !
Et que dire du capitaine Lionel Nallet Comme toujours à la pointe du combat, montrant l’exemple à ses coéquipiers, il gratifia le public d’une percée magistrale de 30m qui électrisa encore un peu plus les vieilles poutres de Colombes. Tout juste repris sur la ligne des 22m clermontoise, l’action rebondit alors grâce à Mathieu Lorée qui, d’un amour de par-dessus, offrit à Julien Saubade l’essai qui concrétisait la domination ciel et blanche (16-6,32’). Beau cadeau à son fils Nolan né quelques jours auparavant…
Pour couronner cette soirée en tous points magique, le public de Colombes put applaudir les premiers pas de Juan Martin Hernandez devant son public. Un magicien dans un stade au nom d’un des plus illustres joueurs de l’histoire du rugby français, le raccourci est sympathique. Rentré à l’arrière à la place de Benjamin Fall, l’Argentin ne put se mettre en valeur, l’essentiel des débats se déroulant devant. A la grande joie de Pierre Berbizier d’ailleurs.
"C’est un rugby que j’ai énormément apprécié, entre deux équipes qui avaient mis les barbelés des deux côtés. L’intensité est tellement montée que je crois que les trente joueurs se sont lancés un défi dans les duels, sans prévenir les spectateurs et sans nous prévenir. Pour moi, c’est notre match le plus accompli, celui où on ne s’est jamais affolés, même dans les périodes de fébrilité," savourait le manager ciel et blanc après la rencontre.
Prochain rendez-vous à Castres dimanche prochain, pour conclure une semaine qui aura vu le Racing rencontrer trois prétendants aux phases finales. Boosté par ses deux victoires déjà acquises, conscient des progrès encore à accomplir, ayant prouvé sa capacité à tenir le combat et à garder le cap malgré la pression, le Racing peut se rendre dans le Tarn plein d’ambitions.
Notez cet article
21/05 Rejoignez la tribune 16ème homme lors de la saison 2013-2014
21/05 EDR Colombes - U11 - Premier ex-aequo à Rosny-sous-Bois
21/05 EDR Colombes - Les U9 gagnent le tournoi de Rosny-sous-Bois
21/05 EDR Colombes - U15 - Festival de cannes à Rosny-sous-Bois
18/05 Édito de Jacky Lorenzetti - Le recrutement pour la saison 2013-2014
17/05 ESP - Chauveau : ' Le Racing m'a fait devenir un homme '
13/05 ESP - Finale - Maurouard - 'On se souviendra de cette saison'
13/05 PHLI – RM 92 vs Versailles - Un anniversaire et une place en demi-finale

Le 03/09/2010 par Aslo