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Le Racing si près, si loin...

Le Racing si près, si loin...

Publié le 22/08/2009

A posteriori, il est finalement évident que ce match était déjà joué à la mi-temps. 18-6, tel était le score à la pause. L'écart, certes conséquent, restait pourtant surmontable. Mais si la deuxième période du Racing fut plus aboutie que la première, elle ne lui permit malheureusement pas de refaire leur retard.

Le premier acte fut donc décisif. Un essai encaissé au tout début, un essai encaissé en toute fin, voilà comment le résumer. Quarante minutes initiales éclaboussées par la classe d'un homme, Jonny Wilkinson.


"Wilko" superstar
 
C'est « Jonny » qui offrit le premier essai à son centre Jamie Robinson d'un caviar de passe sautée dès la 2ème minute (5-0). « Jonny » encore, qui, d'un maître de coup de pied lobé, lança son ailier Christian Loamanu, lui laissant la possibilité de servir sur un plateau son capitaine Joe Van Niekerk pour le deuxième essai des Rouge et Noirs (40', 18-6). « Jonny », enfin, qui assumait parfaitement son rôle de serial-buteur pour faire gonfler le score avec deux pénalités et une transformation dans les premières quarante minutes.


La semaine passée face au Stade Français, il lui avait été reproché d'avoir tout tapé. La leçon, si tant est qu'on puisse lui en donner, avait été visiblement apprise. Parfait chef d'orchestre de ses lignes arrières, bien aidé par des coéquipiers libérés par une entame de match idéale, infranchissable en défense, l'ouvreur anglais donna le tournis aux Franciliens jusqu'à sa sortie à l'heure de jeu, non sans avoir ajouté deux nouvelles pénalités à son pécule (59', 24-6).


Le Racing sans réussite
 
Et le Racing dans tout ça? Présent dans le combat, impressionnant en mêlée en seconde période, parfois héroïques en défense, les Ciel et Blancs n'étaient pas en reste. Mais trop de ballons trop vite rendus, trop de fautes au sol – parfois étrangement sanctionnées par M. Poite – trop d'erreurs individuelles réduisaient à néant leurs bonnes intentions. Et si les hommes de Pierre Berbizier avaient parfaitement débuté, les avants récupérant un excellent coup d'envoi de Wisniewski pour offrir à leur ouvreur une chance de drop, ratée, l'essai de Jamie Robinson leur mit un vrai coup sur la tête.


Dommage, car si les Toulonnais faisaient feu de tout bois dans ces premières minutes, la réaction des Franciliens faillit renverser le cours du match. Les Toulonnais étaient alors à quatorze, après que leur demi de mélée Matt Henjak se soit chamaillé avec son homologue Nic Berry, et payaient clairement leur débauche d'énergie sous le cagnard de la Rade. Mais ce diable de Wilkinson sauvait sur sa ligne d'une main imaginaire un essai que Jacques Cronje avait dû imaginer tout fait (25'), et Van Niekerk scorait juste avant la pause, sonnant le glas des espoirs ciel et blancs.


En seconde période, le Racing, loin d'abdiquer, multipliait les efforts pour revenir à la marque. Pas aidé par l'arbitre qui sortait un carton jaune quelque peu curieux à l'encontre de Nic Berry, transformant la colline à gravir en montagne insurmontable. A treize minutes du terme, Andrea Masi aplatit bel et bien derrière la ligne, concrétisant enfin les efforts des siens, mais c'était trop peu, trop tard, pour espérer gagner (67', 24-13).


Vivement samedi prochain


Un match qui, s'il est positif au niveau de l'engagement et de la détermination, reste à oublier en fin de compte. Et un esprit de revanche est à y puiser pour préparer au mieux la venue de l'Aviron Bayonnais la semaine prochaine pour la première à domicile de la saison. Ce retour à la maison fera certainement le plus grand bien aux joueurs. C'est bien connu, on est toujours mieux entouré des siens.

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