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Mamadou Diaby ou le parcours atypique d'un jeune rugbyman

Mamadou Diaby ou le parcours atypique d'un jeune rugbyman

Publié le 26/07/2012

A 21 ans, Mahamadou Diaby a rejoint cet été le Racing Metro 92 et l’effectif Espoir pour une saison. Actuellement en stage avec le groupe pro à Lausanne, nous l’avons rencontré un long moment afin d’aborder avec ce troisième ligne d’1m88 pour 105 kg, le parcours atypique qui l’a mené en 5 ans d’un fameux quart de coupe du Monde 2007 entre le France et la Nouvelle-Zélande regardé par hasard en zappant à la télé aux portes d’une équipe professionnelle évoluant dans l’élite du rugby français.

 

 

 

Sa découverte du rugby

 

"J’ai commencé le rugby assez tard, il y a cinq ans, l’année de mes 17 ans. Je suis tombé amoureux de ce sport par hasard. Nous étions alors rassemblés avec mes amis et en zappant devant la télévision, nous sommes tombés sur une image de ruck qui nous a tout de suite interpelée. C’était le quart-de-finale de coupe du Monde où les Bleus ont battus les All Black à Cardiff.  C’est ce match-là qui m’a fait aimer ce sport. C’était un peu aussi l’effet coupe du Monde, nous commencions à jouer au rugby dans la rue. Au lycée, c’était pareil, nous avions un petit ballon ovale avec lequel nous jouions à toutes les récréations.

 

Le destin a ensuite fait que dans ma classe, mes amis Thomas Destelle et "Maxi" jouaient dans le club de Bagnolet. Plusieurs fois, ils ont essayé de me convaincre de venir me tester. J’y suis allé un jeudi et ça m’a plu directement. Deux jours plus tard, j’avais ma licence et je me retrouvais pour la première fois sur un terrain titulaire pour un match à Stains."

 

 

Ses premiers pas de rugbyman

 

"Ce premier match, je l’ai joué en position de deuxième centre. On me disais : « tu prends la balle et tu vas tout droit ». Je prenais donc le ballon et j’allais tout droit. J’ai ensuite été à tous les entraînements, le mardi et le jeudi, et je jouais les matchs le dimanche. J’avoue qu’au début j’y allais pour le plaisir, j’aimais vraiment ça. Le rugby était le premier sport dans lequel je me reconnaissais.

 

Puis, une fois de plus, le destin est intervenu. Un ancien joueur de Bagnolet, Charly Duplan,  qui revenait parfois s’entraîner ou jouer le week-end avec nous, jouait au Stade Français. Après quelques semaines, il m’a proposé d’aller faire des tests au Stade dès la fin de la saison. J’ai donc patienté, sans pour autant en faire une obsession mais en gardant cette idée dans un coin de la tête, en m’entraînant et apprenant les bases d’un sport que je ne pratiquais que depuis quelques mois seulement.

J’ai ainsi fait en fin de saison les détections pour intégrer les Crabos au Stade Français mais je n’ai pas été retenu."

 

 

Son physique

 

"A l’adolescence, vers mes 13 ans, Didier Cauchois, le père de mon meilleur ami faisait de la musculation et des compétitions de force. On le suivait partout et on était à fond dedans. Nous nous amusions vraiment. J’était tout maigre et je me suis certainement identifié à lui.

Un jour je me suis dit : « je veux être comme lui ».  Il avait une petite salle de muscu et avec son fils, nous y passions nos après-midi. C’était devenu une routine, notre QG : on poussait en discutant et je prenais vite sans m’en rendre compte."

 

 

Les années Stade Français

 

"Après l’échec de la détection Crabos au Stade Français, j’ai continué dans mon club de Bagnolet après avoir rameuté tous les potes de mon quartier (rires), j’habitais à l’époque  chez mes parents dans le 20e arrondissement de Paris. Ce fut une superbe saison, je jouais un sport que j’adorais avec tous mes amis d’enfance !

 

A la fin de la saison, je suis retourné faire les détections pour intégrer cette fois-ci les Reichel du Stade Français. C’était une opposition et ils ont pu y découvrir mon style de jeu. Ils étaient bien conscients que je ne savais pas jouer au rugby mais mes qualités de vitesse et mon physique leur ont mis le doute et ils ont tenté le coup : « On va te prendre et te former. On verra ce que tu vaux »

 

Pour ma première saison Reichel en 2009-2010 je n’étais pas licencié au Stade Français. J‘étais en tutorat : tu viens t’entraîner la semaine mais si tu n’es pas sur la feuille de match, tu retournes jouer dans ton club pour le week-end.

J’ai bossé dur et ai commencé à intégrer le rugby, son jeu et le poste de troisième ligne auquel j’évoluais depuis peu. Je n’avais en effet pas tout le bagage technique pour évoluer au centre à un haut niveau. Je jouais pas mal mais à un certain moment mes lacunes m’ont rattrapées et j’ai commencé, comme l’on dit, à « chauffer le banc ». J’étais un impact-player : je rentrais en deuxième mi-temps et j’accélérais le jeu alors que les adversaires commençaient à fatiguer.

 

Malgré tout, ma progression a été énorme et j’ai même failli être intégré comme Aspirant au Centre de Formation dès ma deuxième année en Reichel. Au cours de celle-ci, je commençais à sentir le rugby et le jeu mais le niveau augmentait lui aussi et cette seconde saison ne s’est pas vraiment bien passée pour moi au niveau du rugby mais aussi dans ma situation personnelle. Faute d’argent, j’ai du arrêté mes études de droit pour travailler comme videur dans un pub parisien : mardi, jeudi, vendredi, et samedi de 23h à 5h.

 

Pour en revenir au rugby, malgré une saison en dent de scie en Reichel 2ème année, le coach des Espoirs, Vincent Uzet, aimait bien mon jeu. Il a tenté le coup et m’a pris en Espoir, un palier clairement au dessus. Pour mon premier match, je suis titulaire en 8 puis j’enchaîne face à Bordeaux, puis Brive, Lyon....

 

Pour la saison 2010-2011, je suis intégré comme Aspirant au centre de formation  en première année Espoir, dans une équipé entrainée  par Adrien Buononato. J’ai une une véritable révélation avec ce coach qui m a fait énormément progresser, mettant tout en œuvre pour que je devienne un vrai joueur de rugby. C’est grâce à lui que j’ai ainsi pu, au bout d’une saison à ses côtés, m’entraîner avec les pros la saison dernière et que j’en suis là aujourd’hui !"

 

 

Son arrivée au Racing

 

"La saison dernière a été pour moi assez hétérogène. Après une blessure qui a duré en début de saison, je suis parvenu à retrouver ma place de titulaire pour terminer la saison avec de très bons matchs, notamment celui face au Racing.

A cette période, beaucoup de choses bougeaient dans mon club et je n’avais pas d’indications pour la suite et la saison qui va bientôt démarrer. Pour mon avenir, cette année va être décisive et je me devais de faire le bon choix.

 

J’ai donc choisi de rejoindre le Racing, après avoir rencontré Christophe Mombet et Pierre Berbizier et conseillé par mon coach Adrien que je vais suivre car il sera l’entraîneur des Espoirs des Ciel et Blanc cette saison. On ne va pas se mentir, le projet du Racing, avec le nouveau centre de formation est un super projet !"

 

 

Et l’avenir ?

 

"Comme je disais, cette saison va être décisive. J’ai la chance d’être actuellement avec le groupe professionnel  pour le stage de pré-saison à Lausanne auquel je ne pensais pas du tout participer. C’est de la folie !

 

Mon but est désormais de jouer avec les Espoirs, gagner avec eux puis on verra. Je respecte le niveau des joueurs pro à mon poste et la concurrence que cela engendre. Je vis le truc à fond ! En tous cas, je vais bosser très dur pour obtenir une première feuille de match en professionnel !"

 

 

 

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Vos réactions

Le 15/08/2012 par tama
Beaucoup d'encouragements, il n'y a que le travail pour réussir. Plein de bonnes choses. Tu vas y arriver. Courage!!!
Le 30/07/2012 par bamba
slr je ss un ivoiriene je jour au rugby en cote d ivoire j aime le rugby je veux aintegre l equipe minune de rugby
Le 28/07/2012 par bagnole
Bagnolet ! !

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