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Entraînement ouvert au public et aux médias dès 10h45 ce lundi. Il sera suivi d'un point presse. |
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Lundi 21 mai : Check médical et rugby ce matin. Entraînement séparé avants - 3/4 cet après-midi puis massages. |
| Ghezal : "On est tombé sur une bonne équipe. Nous sommes satisfaits d'être en quart de finale. À nous de travailler pour arriver fin prêts à Mayol". |
| Berbizier : "On a quinze jours pour préparer la suite et être compétitif pour ce match de barrage à Toulon". |
| Il y a 130 ans, le 20 avril 1882, naissait le Racing Club de France. |
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Publié le 27/05/2011
Plutôt qu'une table à quelques mètres de la machine à café du club-house qui tourne à plein régime en ce jeudi matin, il a préféré le calme d'une salle de réunion. Un choix qui résume bien Benjamin Noirot. En face à face, les yeux dans les yeux, le talonneur du Racing, plutôt du genre réservé, s'ouvre dans un jeu de questions-réponses franc et sans détours. Unanimement respecté du vestiaire, leader par l'exemple sur le terrain, il attend avec impatience de pouvoir en découdre avec les Montpelliérains pour une place en finale. Entretien avec l'une des pièces maîtresses du club ciel et blanc.
Benjamin, première question: comment te sens-tu ?
Benjamin Noirot : Plein gaz, fringuant... Impatient d’être à samedi.
Les trois semaines entre le match face au Stade Français ont-elles fait du bien ? Ou au contraire n’est-ce pas trop gênant d’avoir une si longue période sans match ?
BN : Non, cela nous permet d’avoir une certaine fraîcheur. Ces trois semaines nous ont aussi permis de travailler, et je ne vois pas ce qu’il y a de contraignant à cela. Certes, nous avons perdu un peu le rythme du match, mais nous avons bien travaillé physiquement, donc il n’y aura pas de problème.
As-tu senti tes partenaires plus concentrés lors de cette période?
BN : Oui, à cause des phases finales imminentes, que tous les joueurs ont envie de jouer. C’est pour cela que tout le monde s’est bien entraîné, qu’il y a eu de l’intensité, de la rigueur...
Comment est-ce que l’on prépare un match de phase finale ? Préfère-t-on se mettre dans un état d’esprit différent ou garde-t-on les mêmes habitudes ?
BN : Il y a un peu des deux. On ne va pas se mettre à réinventer le jeu du Racing, et en tant que joueur on a tous nos petites habitudes de match. Maintenant, c’est sûr que jouer une demi-finale, si on n'a pas encore plus envie que d'habitude de se dépasser, de faire mal à l’adversaire, de gagner, ce n’est pas la peine de rentrer sur le terrain.
Qu'est-ce qu'il faudra faire pour gagner?
BN : Je suis plutôt énervé quand je perds et parfois aussi quand on gagne alors que je n’ai pas fait mon match... Je suis un gagnant dans l’âme. Qu’il y ait la manière ou non, tout ce que je veux c’est que l’on gagne, point barre. Pour gagner, il va falloir être combattant, produire du jeu et respecter notre travail de l’année.
Il risque de faire chaud à Marseille pendant la rencontre, cela t’inquiète-t-il ?
BN : Les grosses chaleurs ne me dérangent pas. Au contraire, je préfère les terrains secs.
Toi qui a déjà vécu des phases finales (NDLR : avec le Biarritz Olympique, dont un titre en 2006), et au vu du manque d’expérience de ce genre d’événements dans le groupe, est ce que tu essayes de conseiller les novices ?
BN : C’est difficile d’aller voir tous les joueurs et de leur dire « faut pas faire ci, faut pas faire ça... ». Même si tous les joueurs n’ont pas fait de phases finales, la majorité des joueurs du groupe sont des internationaux. Ils sont donc tous intelligents, et ont tous une certaine expérience des grands rendez-vous. Mais si certains viennent me voir et ont besoin de conseils, je suis bien sûr totalement disponible. Bien sûr.
Tu vois une différence entre la manière dont tu as abordé ton premier match de phase finale et aujourd’hui ? Es-tu plus serein ? Etais-tu inquiet ?
BN : Non, je n’étais pas inquiet. Aujourd’hui j’ai la chance d’être dans un bon club, de jouer au rugby, et le summum, de se battre tous les ans pour jouer ce genre de match. C’est une chance de vivre de sa passion, c’est toujours mieux. Je suis enthousiaste, impatient... Je suis toujours un gamin qui rêve de ça, et qui cherche à concrétiser ses rêves, ses ambitions et le partager avec tout mon entourage, que ce soit les joueurs, le staff, nos supporters... Toute la famille Racing en fait.
C’est important cette notion d’aventure commune, de groupe?
BN : Oui parce que c’est là que l’on va construire les meilleurs moments, les choses fortes, les souvenirs. C’est ce genre de moments qui rendra l’équipe encore plus forte et la soudera.
Tu sens qu’il y a toujours un lien qui te lit à tes anciens coéquipiers de Biarritz, justement parce que vous avez gagné un titre ensemble ?
BN : Bien sûr. Même si ce n’était pas toujours rose, il y a certaines choses écrites sur mon CV et quand on en reparle avec certains joueurs, c’est toujours de l’émotion.
Un petit mot sur cette équipe de Montpellier ? Qu’est ce que tu en sais ? Est-ce que tu la crains ?
BN : C’est une belle équipe, avec des jeunes assez prometteurs, et certains gros combattants. Ajouté à cela, deux bons entraîneurs : Eric Béchu qui amène un petit peu sa roublardise, et Fabien Galthié qui amène l’expérience, l’œil du professionnel. Ils ne sont pas arrivés là par hasard. C’est une équipe sérieuse que l’on respecte.
Est-ce tu penses à ton adversaire direct (ndlr: Rofes ou Caudullo)? Est-ce que tu te concentres avant tout sur le fait de gagner ton match dans le match ?
BN : Non, non. Bien sûr, il va falloir gagner son combat dans la mêlée, les plaquages, les 1 contre 1... Mais je ne pense pas qu’à un adversaire.
Un mot rapide sur l’équipe de France : Espérais-tu faire partie du groupe pour la Coupe du Monde ou non ?
BN : L’équipe de France est quelque chose que j’ai eu la chance de connaître, et que je n’avais pas connu avant novembre (ndlr: en 2010, contre les Fidji). C’est un petit plus. J’espère en avoir un peu plus à l’avenir, et surtout y jouer 60 minutes, pour voir les sensations du haut niveau, et pouvoir m’exprimer. Mais comme je l’ai dit, cela sera un plus, car j’ai la chance de beaucoup jouer cette année et de m’épanouir dans mon club. Concernant la Coupe du Monde, j’étais quasiment sûr de ne pas la faire, donc non ce n’est pas une déception.
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Le 27/05/2011 par Gorkh