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Paroles de Président - 1/2

Paroles de Président - 1/2

Publié le 22/03/2011

Alors que le Racing Metro 92 foulera pour la première fois de son histoire la pelouse du Stade de France à l'occasion de la réception du Stade Toulousain ce samedi, retrouvez tout au long de la semaine sur le site officiel des Ciel et Blanc les paroles de ceux qui ont rendu cet évènement exceptionnel possible. Présidents, managers, capitaines, ils expriment ici leur fierté et impatience à l'idée de se disputer le Trophée de Coubertin. Premier épisode de cette série avec "Paroles de Président", et l'interview de Jacky Lorenzetti, Président du Racing Metro 92.


Vous allez aborder la réception du Stade Toulousain au SDF en tant que dauphin. Est-ce l'indice d'un nouveau derby dans ce championnat?

Jacky Lorenzetti: Non, ce n'est pas l'indice d'un nouveau derby du championnat, puisqu'un derby est un match entre deux clubs d'une même région ou d'une même ville. Nous avons essayé de monter ce derby l'année dernière et encore cette année avec le Stade Français qui est, si vous me permettez cette expression, notre adversaire principal naturel puisque nous partageons la même zone de supporters. Cela ne s'est pas fait. Racing-Toulouse n'est pas un derby. Ce match a une saveur très particulière et très différente.


Une saveur particulière, d'autant qu'un trophée sera mis en jeu entre les deux équipes…

J.L.: Ça n'a rien à voir avec un derby, c'est en quelque sorte un acte chevaleresque dans l'esprit du Racing et du Stade Toulousain qui se faisait il y a encore quelques années avec le trophée Yves du Manoir. Je vous rappelle que c'est le Racing qui était l'organisateur de cette sorte de Coupe de France du rugby. Le trophée de Coubertin se veut la symbolique d'une confrontation entre le club le plus titré du championnat de France, le Stade Toulousain, qui est mythique, et le premier champion de France de l'histoire du rugby en 1892, contre le Stade Français d'ailleurs. Donc ce sont deux légendes du rugby qui essayent de dire que le rugby doit rester l'essentiel de notre sport, il doit se trouver au centre de tout événement et non pas faire partie d'un spectacle dont il ne serait qu'un élément. Le rugby est central à la préoccupation du Racing et du Stade Toulousain.


La dimension historique de ce match est évidente. Sentez-vous l'héritage que vous devez défendre?

J.L.: Oui, bien sûr. Je suis comme Pierre Berbizier l'a dit, seulement de passage. Même si on a tous tendance à se croire éternel, je rappelle que le Racing a été crée en 1882; c'est le club le plus ancien de l'élite. Donc je suis là pour perpétuer une certaine tradition tout comme René Bouscatel est là pour préserver la même tradition faite de valeurs autour du rugby à Toulouse. C'est un match particulier autour de ces valeurs.


Le trophée de Coubertin lui donne t'il plus de piment?

J.L.: Oui. Déjà, affronter le Stade Toulousain, c'est un honneur. Affronter le premier du championnat, ça double la mise. Sachant qu'aujourd'hui nous sommes deuxièmes, évidemment une confrontation entre le premier et le deuxième c'est rès particulier. Dans le cadre de notre championnat qui est très relevé, vous savez que chaque match est un match au couteau et à l'heure où je vous parle, impossible de dire si Toulouse ou le Racing seront définitivement en demi-finales ou en phase finale. On l'espère, donc ce match a un niveau d'enjeu sportif important et le faire dans le cadre du Trophée de Coubertin, c'est lui apporter un sel supplémentaire. Le vainqueur sera non seulement celui qui va marquer le plus de points en championnat mais aussi le détenteur d'une symbolique; la symbolique du vrai rugby, du rugby des valeurs, du rugby d'engagement, presque une forme de rugby amateur.

 

Pour remporter ce trophée, vous avez 5 points à rattraper, motivez pour relever ce défi?

J.L.: Oui, bien sûr. Il nous reste 6 points à marquer pour gagner ce premier trophée de Coubertin, et c’est important pour nous que ce trophée reste ici. Si par malheur nous perdions le trophée, nous ferions tout ce qui est en notre pouvoir pour le remporter l’année prochaine et faire qu’il séjourne dans les Hauts de Seine.


Comment voyez-vous le Stade Toulousain qui, chaque année, démontre sa régularité dans la performance ?

J.L.: Le Stade Toulousain est, comme je l’ai dit tout à l’heure, un mythe, un exemple dans une multitude de domaines, comme le budget, les résultats, la formation... C’est aussi un exemple pour l’état d’esprit. Je peux donc voir le Stade Toulousain comme notre exemple à tous. Je pense que cette année il sera encore dans les phases finales du championnat et tout près du titre de champion d’Europe à nouveau.


Qu’évoque pour vous, associé au rugby, les mots suivants :


o Stratégie : C’est un sport assez compliqué, avec des règles difficiles, ce qui explique les contestations mais aussi une certaine stratégie. Le type de championnat, que l’on dispute avec une phase préliminaire et un genre de Play-Off, fait que la stratégie doit-être au cœur de ce rugby là. Le rugby est un sport intelligent. Il faut donc qu’il y ait une certaine stratégie.

o Combativité : Il n’y a pas de rugby sans combativité, on l’a vu il y a deux semaines entre la France et l’Italie dans le cadre du Tournoi des VI Nations où une équipe avait plus envie que l’autre... Le rugby ça commence par le combat. Sans combat, il ne peut pas y avoir de victoires.

o Convivialité :
J’aime l’esprit rugby, j’aime me réunir avec les dirigeants du rugby et surtout j’aime me promener dans les travées et autour des stades, que ce soit à Toulouse, à Colombes ou encore à Biarritz comme lors de notre dernier match, où nous nous sommes fait battre. Malgré la défaite, les supporters des deux clubs se sont mélangés après le match, ont continué à refaire ce match, à échanger, et c’est quelque chose d’important la convivialité au rugby. Cela apporte au sociétal du rugby.

o Solidarité :
C’est un petit peu le pendant de la combativité. Au plus haut niveau du rugby français, contrairement à d’autres sports, les subsidiaires des droits télévisuels dont on parle beaucoup, sont répartis entre tous les clubs de Top 14 de façon égalitaire. Par ailleurs, ce sont presque les mêmes que ceux de la Pro D2. Il y a donc une réelle solidarité dans le monde du rugby.

o Respect :
Le respect est quelque chose qui se passe au quotidien, entre les joueurs, entre les dirigeants du rugby, de chaque club et je crois que sans respect il n’y a pas de rugby. C’est un des mots clés de notre sport et c’est avec beaucoup de respect que nous recevrons le Stade Toulousain.

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Vos réactions

Le 27/03/2011 par jijiop5
j'espère que le Racing-Métro irai loin hier c'etait un très bon match je suis content! et gaganera le boulicer de brémus notament et champion de France aussi pourqoi pas!

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