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Perpignan était trop fort

Perpignan était trop fort

Publié le 09/01/2010

Le Racing-Métro 92 n'a rien pu faire face à l'esprit de revanche de l'USAP et repart ainsi avec une défaite 31-12 du stade Aimé-Giral. Bien qu'ayant encaissé cinq essais, les hommes de Berbizier n'ont pas à rougir de leur prestation dans une rencontre disputée dans des conditions difficiles.

31-12, cinq essais encaissés, que l'addition est lourde... Dans ce combat féroce entre deux champions, l'USAP a raflé tous les points. Mais le tableau d'affichage ne dit pas toujours tout. « Il y a toujours une part de mensonge, dans la victoire comme dans la défaite, » déclarait Pierre Berbizier après la défaite face à Bourgoin. Adaptée à l'issue d'une rencontre que ses hommes auraient pu gagner sans un flagrant manque de réalisme, la phrase l'est également après un match que le Racing ne méritait pas de perdre aussi largement.
 

L'USAP aura certes dominé les débats, mais le Racing aura encore payé l'absence de concrétisation de ses temps forts. Pour le reste, les partenaires de Lionel Nallet n'auront pas grand chose à se reprocher. Dans l'engagement, en défense, les Racingmen auront soutenu la comparaison avec leurs hôtes catalans. Mieux, les Ciel et Blanc auront dominé la bataille en mêlée fermée, mettant plusieurs fois au supplice leur homologue. Seul la touche a souffert, rendant quelques ballons précieux aux Catalans.


Disputée dans un climat polaire, un invité de marque vint également jouer les trouble-fête : la Tramontane. Une donnée que les Perpignanais auront mieux gérer. Avec cet avantage, le Racing avait certes pris les devants à la mi-temps grâce à deux pénalités  et un drop de Jonathan Wisniewski (5-9). Mais un manque de vigilance avait coûté un essai inscrit par Nicolas Durand (15'), et le matelas de quatre points se montra insuffisant. Bénéficiant de l'appui du vent en seconde période, les Catalans en profitèrent pour appuyer sur l'accélérateur et sceller l'issue du match en dix minutes.


Dès le retour des vestiaires, les Catalans s'installaient dans les 22m adverses, multipliant les offensives au près, dans le sillage d'un Henry Tuilagi impressionnant. Mauls, pick and go, jeu à une passe, tout y passa. Malgré une résistance farouche, également peu aidé par un arbitrage suspect, le verrou francilien cédait deux fois, laissant Gavin Hume (47') et Benoît Borrust (52') franchir la ligne (19-9).


Pas abattus pour autant, le Racing réagit avec force. Une monumentale percée de François Steyn fit même trembler la défense catalane. Repris de justesse à quelques mètres de la ligne, le Sud-Africain récoltait tout de même une pénalité, la quatrième passée par Jonathan Wisniewski (57', 19-12).


S'appuyant alors sur sa redoutable mêlée, le Racing, malgré ce satané vent qui empêchait toute tentative d'occupation du terrain, tenait son point de bonus défensif, et pouvait même entrevoir mieux. Mais faute de réalisme, le Racing s'exposait et Olivier Olibeau sanctionnait les manquements franciliens en plongeant inscrire le quatrième essai des Perpignanais (70', 26-12).


Le scénario se répétait alors. Encore une fois, le Racing réagissait en champion. Dans la foulée de cet essai encaissé, une combinaison parfaite Steyn-Masi envoyait l'Italien échouer tout près de la terre promise. Mais les mêlées successives ne permettaient pas aux coéquipiers de Sébastien Chabal de tromper une défense invaincue à domicile depuis août dernier. Dans un dernier rush, Farid Sid inscrivait alors, comme un symbole, le cinquième essai des locaux (80'+1, 31-12).


« On est tombé sur plus forts que nous, » réagissait, réaliste, l'ancien Berjallien à l'issue de la rencontre. Plus réalistes surtout. Là où les Franciliens marquèrent neuf points avec l'appui d'Eole, Perpignan, lui, empocha 26 unités. Tout est dit.


Reste que la prestation du Racing, bien que couronnée d'une deuxième défaite consécutive, est rassurante. Il fallait pour les hommes de Berbizier effacer le souvenir de la contre-performance face à Bourgoin (17-18). C'est désormais chose faite, et tant que les Ciel et Blanc continueront d'afficher cet état d'esprit, ce sens du sacrifice, cette ardeur au combat, il resteront dans la droite lignée de leur ambition : rivaliser avec les meilleurs. Oui, il existe une part de mensonge dans le résultat d'un match. Parfois, les défaites peuvent susciter les plus grands espoirs.

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