Phénoménal Racing

Phénoménal Racing

Publié le 28/01/2010

Le Racing-Métro 92 a réalisé un véritable exploit en s'imposant face au leader du championnat, Clermont, sur la pelouse du stade Yves du Manoir pour le compte de la 19ème journée (33-24). Une victoire obtenue au terme d'un match incroyable pendant lequel chaque équipe aura inscrit trois essais.
 

Voilà un match destiné à rester dans la mémoire des amoureux du Racing-Métro 92 pour longtemps. En faisant tomber l'ASM Clermont-Auvergne, le Racing signe sans conteste l'une des plus belles performances de sa saison, s'imposant de plus en plus comme un candidat sérieux aux phases finales.


Pourtant peu aurait prédit une telle issue à l'orée d'un choc que beaucoup imaginait déséquilibré. Certes, les Clermontois se présentaient diminués mais l'avis général ne donnait que peu de chances aux Racingmen de résister à la vague auvergnate. On peut les comprendre. Avant cette rencontre, Clermont était invaincu depuis le 13 décembre, inscrivant au passage 24 essais sur leur cinq dernières rencontres. En face, la belle victoire arrachée face aux Wasps en Challenge Européen, mettant fin à une série de trois défaites, faisait pâle figure.


Le début de rencontre donnait même raison aux pessimistes. Les cinq premières minutes, le Racing les passait dans son camp, plaquant tout ce qui bougeait pour endiguer les vagues clermontoises. Un schéma que l'on verrait se répéter pendant la majeure partie de la rencontre. Sauf qu'à la mi-temps, et malgré la domination territoriale auvergnate, les Ciel et Blanc menaient 27-0.


Un premier acte de rêve

"Rien ne sert de courir, il faut partir à point," disait Jean de La Fontaine. Un dicton parfaitement assimilé par les hommes de Pierre Berbizier. Oui, ils étaient dominés dans ce premier acte, mais chaque plaquage, chaque intervention, chaque déblayage, chaque coup de pied, chaque course, étaient marqués du sceau de l'efficacité. Mieux, en six incursions dans le camp adverse, le Racing scora six fois. Un réalisme affolant.


Tout débutait par le désormais traditionnel drop de Jonathan Wisniewski; trois points qui ouvrait le score et offrait au Racing un avantage qu'il ne lâcherait jamais (6', 3-0). Le même Wisniewski envoyait ensuite son pote Henry Chavancy à l'essai d'un maître « par-dessus » qui laissait la défense clermontoise dévastée (12', 10-0).


Mis en confiance par cette entame parfaitement maîtrisée, le Racing ne faiblissait pas. Clermont, sommé de réagir, enchaînait les temps de jeu dans les 22 ciel et blanc mais, comme un symbole, Dan Scarbrough privait Brent Russell d'un essai tout fait d'un plaquage exceptionnel (16').


Le rythme de la rencontre, effréné, ne faiblissait pas. Derrière une mêlée, Sébastien Chabal donnait l'assaut puis servait Nic Berry. L'Australien trouvait Sereli Bobo, lequel, après avoir baladé la défense sur 30m, transmettait à Dan Scarbrough qui plongeait en terre promise (20', 17-0). Les spectateurs, éberlués, n'en croyaient pas leurs yeux : le Racing était en train de se payer  "la meilleure équipe de ces dernières années" dixit Berbizier himself.


Ils n'avaient pas tout vu. Quatre minutes plus tard, Wisniewski désintégrait Anthony Floch au plaquage, la balle, lâchée, atterrissait dans les bras de Bobo qui ne se faisait pas prier pour trottiner jusqu'au pied des poteaux. 24 minutes de jeu, et 24-0 !


Sonnés, les Clermontois tentaient tout de même de réagir, mais la défense du Racing, héroïque d'un bout à l'autre de la rencontre tenait bon. Pire pour les Auvergnats, Seremaïa Baï expédiait une pénalité facile sur le poteau. Quand ça ne veut pas... François Steyn, lui, remuait un peu plus le Carambar dans la carie en plantant une pénalité de 50m sur la sirène de la mi-temps (40'+1', 27-0).


La révolte clermontoise

Une pénalité... copie conforme de la deuxième inscrite par le Sud-Africain au retour des vestiaires (47', 30-0). Clermont avait pourtant repris la seconde période comme il avait fini la première : avec le ballon. Mais les velléités offensives des hommes de Vern Cotter se brisait systématiquement sur la solidarité ciel et blanche. Les Jaunards réagirent alors en champions. Là où certains auraient peut-être abandonnés devant la détermination de Lionel Nallet et sa bande, Julien Pierre et ses coéquipiers firent tout l'inverse. Ils appuyèrent encore, et encore, et encore, persuadés que cela finirait par passer.


Ils avaient raison puisque tour à tour Loïc Jacquet, tout juste entré en jeu (59'), Gavin Williams (70') et enfin Anthony Floch (73') passaient la ligne d'essai et ramenait le score à des proportions plus respectables (73', 33-24). Entretemps, Wisniewski s'était offert une nouvelle pénalité (63'), et pas n'importe laquelle. Celle qui prive finalement les Jaunards du point de bonus défensif malgré une fin de match passée en supériorité numérique suite au carton jaune reçu par Johnny Leo'o (69').


Revigoré par ce magnifique succès, conforté dans l'idée qu'il peut rivaliser avec les meilleurs, ce Racing-là peut maintenant continuer à se construire, armé d'au moins une certitude : quand on est capable de sortir une telle performance; de s'offrir le scalp d'un géant comme Clermont, c'est qu'on est indubitablement sur la bonne voie.

Notez cet article

 

Vidéos relatives à ce match

Actualités relatives à ce match

 
Tous les articles

Vos réactions

Il n'y a pas de commentaire

Ajouter un commentaire

 
  Tous les champs * sont obligatoires.

Prochain match

samedi 06 septembre 17H00

VS
Infos Billetterie
 
 
+ d'infos
 
 
Playlist du mois