RM 92 v ST - Paroles de Managers 2/2

RM 92 v ST - Paroles de Managers 2/2

Publié le 26/01/2012

Alors que le Racing Metro 92 reçoit le Stade Toulousain ce samedi au Stade de France lors de la 16ème journée de Top 14 et dans le cadre du Trophée de Coubertin, retrouvez tout au long de la semaine sur le site officiel des Ciel et Blanc les paroles de ceux qui participent à cet évènement. Présidents, managers, capitaines, ils expriment ici leur joie de prendre part à cette fête. Quatrième épisode de cette série avec "Paroles de Manager", et l'interview de Pierre Berbizier, manager du Racing Metro 92.

 

Le match aller entre le Stade Toulousain et le Racing Metro 92 a été unanimement salué comme le plus beau de la saison. Quels souvenirs en gardez-vous?
Pierre Berbizier : C’est un souvenir mitigé, bien sûr. Conscient d’avoir participé à un bon match de rugby, surtout à cette période de la saison. Les deux équipes se sont livrées sans merci, tout en pratiquant leur meilleur rugby à ce moment de la saison, avec cette fin de match un peu difficile pour nous qui aurions certainement aimer finir avec un meilleur sort.

 

A 10 minutes de la fin de ce match, le Racing repasse devant mais c’est Toulouse qui l’emporte. Pensez-vous que c’est l’expérience qui a fait la différence ?
P. B. :
Il y a une succession de fautes sifflées à notre encontre qui font basculer le match, avec notamment le carton jaune. Pour moi le tournant du match est cette faute sifflée sur Antoine Battut après une récupération de Grégory Arganese près de la ligne d’en-but toulousaine où nous étions en position de marque. C’est cette succession de faits qui a entraîné le carton jaune et qui nous fait très très mal. Derrière cela, Toulouse profite et optimise cette situation. C’est la qualité toulousaine et le manque de réussite de notre part qui a fait la différence je pense.

 

Ce match là est-il un match charnière de ce début de saison ?
P. B. :
Ce match-là aurait pu nous mettre dans une autre dynamique. La semaine suivante nous affrontions Clermont. Nous sommes touchés par les blessures et les malades jusqu'au vendredi, ce qui nous a empêché de travailler correctement et même de composer une équipe. Ce manque de temps de travail s’est donc logiquement retrouvé face à Clermont, une équipe organisée et structurée. Je pense que notre mauvaise semaine de travail s’est payée ensuite sur le match. Derrière ça, on enclenche une autre dynamique, plus négative que celle que l’on espérait si nous avions pu gagner à Toulouse.

 

A mi-saison, quel regard peut-on apporter sur le Racing et sur le Stade Toulousain ?
P. B. :
Je crois que l’on a été confronté à un déséquilibre depuis le début de saison, avec les nombreux absents liés à la Coupe du Monde ainsi que nos blessures. On est resté dans ce déséquilibre après la fin de cette compétition, alors que les autres équipes récupéraient leurs joueurs au fur et à mesure. Aujourd’hui, on récupère petit à petit nos blessés. C’est sans doute une nouvelle saison qui commence pour nous. Il faut reconnaître que cette première partie de saison a été vécue dans la difficulté. De son côté, Toulouse a su optimiser cette première partie de saison. Il possède un effectif de qualité et, notamment lorsque je regarde le match aller, une ligne de trois-quarts, Coupe du Monde comprise, qui est une des meilleures au monde. C’est toute la différence avec une équipe toulousaine qui peut aligner plusieurs équipes de haut niveau.

 

On jouera le 16ème match du championnat. Physiquement, comment l’abordent vos joueurs ?
P. B. :
Nous n’avons pas eu cette possibilité de programmer l’état de forme des joueurs dans la mesure où le niveau est hétérogène depuis le début de saison. On récupère des joueurs blessés, on en perd, ce qui fait que nous n’avons pas pu travailler sur un niveau homogène du collectif. On travaille maintenant pour récupérer ce déséquilibre sur le plan individuel, pour avoir à un moment donné sur le plan physique, une base collective.

 

Ce match là face au Stade Toulousain au Stade de France est-il plus important, notamment avec l’approche du tournoi ?
P. B. :
Un match contre Toulouse est toujours un match important, d’autant plus maintenant dans le cadre du Stade de France et par rapport à notre petit historique. Nous savons qu’il y aura un match de très haut niveau. Ces matchs contre le Stade Toulousain ont toujours été des rendez-vous important et des matchs intenses.

 

Le Racing compte comme la saison passée 5 points de retard dans la lutte pour le Trophée de Coubertin. Est-ce une donnée qui rentre en ligne de compte pour ce match là ?
P. B. :
C’est en tous les cas l’histoire que l’on aimerait réécrire. Les conditions sont similaires et nous espérons la même fin. Cependant, je ne sais pas si les Toulousains seront d’accord avec ça (rires).

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Vos réactions
Le 08/02/2012 par LENT PECHEUR 2 TOURNAY en Rond
Le coach , comme vous dites , n'a peut-être pas voulu être désobligeant avec ces prétendus "joueurs de haut niveau" .
Le 28/01/2012 par ceusette
Je rejoins les deux autres commentaires, même si, honnêtement, on ne peut pas dire que le Stade Toulousain avait une "équipe bis" avec des joueurs tels que Mc Allister, Jauzion, Poitrenaud, Fritz, etc. (qui heureusement pour le ST n'ont pas été sélectionnés pour la coupe du monde). C'est vrai que la blessure de Benjamin Fall a fait du mal au Racing. Mais le Racing a moins souffert que d'autres équipes de la coupe du monde. Je crois que contrairement au ST a mieux anticipé que celui du Racing les conséquences de la Coupe du Monde. Et il y a de graves faiblesses -un jeu souvent trop brouillon- que j'observe depuis que je supporte cette équipe qui n'ont toujours pas été gommées... et qui coûtent cher.
Le 27/01/2012 par Boris
Effectivement consternant de lire que le Racing a été pénalisé en début de saison par l'absence de ses internationaux quand on sait combien Toulouse s'est retrouvé déshabillé de ce point de vue-là. !! Néanmoins, le club toulousain est premier. "Parce qu'il a un effectif de qualité". Mais c'est le boulot de qui ça ? C'est toute la différence entre Berbizier et Novès qui a anticipé et intégré l'effet coupe du monde sur ses troupes. Non vraiment, le coach 92 est à la rue pour nous sortir de tels arguments. C'est toujours la faute à quelque chose ou quelqu'un. Jamais le manager n'est concerné par nos résultats ! Et quand Toulouse fait cette saison en Top 14 comme en H cup, c'est la faute de qui ? ....
Le 26/01/2012 par sergusse
Consternantes" ces paroles" ! on comprends mieux les problèmes du Racing!
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