Publié le 05/02/2013
Blessé lors du match aller au stade Michelin, Jonathan Wisniewski revient sur son hernie discale cervicale contractée après un placage subi lors des premières minutes de la rencontre. De retour sur les terrains à Castres, l'ouvreur Ciel et Blanc a depuis enchaîné, retrouvant peu à peu son niveau de jeu. Wisniewski revient sur cette période de convalescence passée "plus vite que prévue" et parle du déclic survenu lors de la victoire face au Stade Français.
Jonathan, après une longue indisponibilité, tu es revenu sur les terrains face à Castres il y a un peu moins de deux mois. Tout d'abord, comment te sens-tu ?
Je me sens bien. On a beaucoup travaillé que ce soit en salle de musculation ou aux côtés des kinés. J'y ai passé quelques heures et quelques journées ! (Rires). Aujourd'hui, sur le terrain, je me sens bien, j'ai rapidement retrouvé de bonnes sensations. Maintenant, j'espère que la suite se déroulera tout aussi bien que le retour à la compétition.
Vendredi, vous retrouvez Clermont que vous aviez fait vaciller à l'aller à Michelin. C'est également lors de cette rencontre que tu avais connu ta blessure, comment as-tu vécu cette période d’indisponibilité ?
C'est passé vite ! Les deux-trois premiers jours ont été les plus difficiles, les plus longs. Je ne savais pas encore, je ne pouvais me projeter. Et le jour où le chirurgien m'a appelé pour me donner la date de l'opération, alors, le compte à rebours était lancé ! À ce moment là, l’excitation et l'envie se sont mêlées. Avec le staff technique et le staff médical, nous avons pu programmer la phase de reprise, le mode de fonctionnement qui jours après jours me permettaient de me rapprocher du terrain.
As-tu profité de cette période pour effectuer un travail que tu n'aurais pu faire en temps normal ?
Honnêtement, c'est passé vite. Plutôt de me dire que c'était frustrant, que c'était du temps de perdu, j'ai profité de cette période pour gagner un temps fou sur la préparation, effectuer un boulot que je n'aurais, en temps normal, jamais pu faire. J'ai, en quelques sortes, effectué une seconde inter-saison. Aujourd'hui, je suis prêt pour cette fin de championnat !
Et tu as récupéré plus vite que prévu...
Oui, j'ai eu un mois d'avance sur les délais initiaux. Ça prouve qu'une grosse envie m'animait, que j'ai profité de l'excellent travail du staff médical. J'ai fait tout ce qu'il fallait pour revenir au plus vite. Je suis heureux d'être de retour, qui plus est dans cette phase positive que traverse l'équipe. Il y a un bon groupe, ça vit bien, les deux dernières victoires à Toulon et Bordeaux ont fait un bien fou au moral.
On revient rapidement à ta blessure contractée à Clermont. Sur le moment que ressens-tu ?
Je n'ai pas percuté. Sur la blessure en elle-même, je n'ai jamais ressenti de douleur. La tête est partie en arrière, j'ai senti des fourmis dans le bras. Le doc, Yoann Bohu a été très bon : il m'a de suite sorti du terrain alors que dans le même temps je lui avais demandé de me laisser quelques minutes de plus pour voir comment je me sentais. Après, tout s'est enchaîné très vite. Aujourd'hui, c'est derrière moi, ça appartient au passé et ce qui m'intéresse c'est ce qui arrive.
Y a-t-il eu une appréhension lorsque l'heure des premiers contacts est venue ?
Oui, mais le premier contact passé tout est vite revenu. Les placages, les actions s'enchainent et nous voilà reparti dans le feu de l'action. Une fois le premier contact passé, tout est vite revenu.
À t'entendre, on a la sensation que cette blessure t'as aussi permis de te donner encore plus à fond pour l'équipe ? Qu'une fois rentré chez toi, tu ne fais pas forcément de break avec le rugby ?
J'ai profité de mon absence pour réfléchir à quelques idées sur le jeu, j'ai regardé beaucoup de matchs. Et effectivement, depuis quelques mois, je débranche de moins en moins le côté rugby. Tout se passe très bien avec Gonzalo. J'ai une grande envie, une grande motivation de réussir. J'espère que cette saison sera la plus belle possible. Cette année, on a tellement tout connu que la plus belle des choses serait qu'elle se finisse en beauté.
Après un coup de moins bien, le Racing est sur une pente ascendante. Quand peux-tu dater le déclic ?
Il s'est produit face au Stade Français. On perd à cinq minutes de la fin. Je suis en tribune, je me dis que si l'on perd cette rencontre la saison serait alors très longue. Mais non, les copains ont été forts, ont fait le nécessaire pour ramener la victoire. Des joueurs de caractères ont fait basculer ce match ! Je pense à Fabrice (Estebanez) qui marque l'essai, Max Machenaud excellent sur cette rencontre, Dimitri qui a remis deux-trois placages et fait basculer le sort du match. Après, ça a enchainé, le groupe a pris confiance en lui. Nous nous sommes retrouvés dans le vestiaire, on a bu une bière, assis par terre. Et à ce moment-là, on a senti que quelque chose se passait.
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Le 06/02/2013 par Cartouche