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RM 92 vs SAR - Souvenez-vous il y a... 2 ans et 25 jours

RM 92 vs SAR - Souvenez-vous il y a... 2 ans et 25 jours

Publié le 11/01/2013

Souvenez-vous il y a 2 ans et 25 jours quand s'est joué le dernier Racing Metro 92 vs Saracens. C'était lors de la quatrième journée de HCup version 2010-2011. Les Ciel et Blanc, sous la neige de Colombes, s'étaient inclinés 19-14 face aux Anglais. (Crédit Photo : Julien Poupart // Attitude Rugby).

 

 

Le Racing Metro 92 s'est incliné sur sa pelouse lors de la 4ème journée de Hcup face aux Saracens (14-19), voyant là probablement s'envoler ses chances de qualification pour la phase finale. Les Racingmen, malgré deux essais inscrits en seconde période, n'auront finalement jamais pu remonter l'écart de 16 points concédé en première mi-temps. Le Racing glane tout de même au passage un point de bonus défensif; bilan toutefois insuffisant pour rêver encore pouvoir sortir de cette poule de la mort.
 

Il ne pouvait y avoir de plus mauvais moment. Invaincu depuis le début de la saison à domicile, le Racing a chuté dans son antre fétiche du stade Yves du Manoir. Les Saracens auront donc rendu aux Racingmen la monnaie de leur pièce, puisqu'il y a moins d'une semaine ce sont ces derniers qui étaient repartis vainqueurs de Vicarage Road (21-24).


Pourtant, tout le clan ciel et blanc y a cru dur comme fer jusqu'à l'ultime seconde. La victoire, capitale pour continuer à rêver dans la compétition, était à portée de mains, d'un drop, d'une pénalité... Jusqu'à ce que l'arbitre de la rencontre, l'Irlandais M. Clancy, n'offre à Owen Farrell une dernière pénalité dans les ultimes instants. Des 22m face aux poteaux, le jeune ouvreur anglais se fit un plaisir d'enfoncer le dernier clou dans le cercueil des espoirs franciliens (80',14-19).


On pourra gloser longtemps sur ce match. Chercher encore et encore les raisons d'une défaite qui fait mal et restera dans les mémoires. Le score aurait-il été le même avec Sébastien Chabal, Jone Qovu et Henry Chavancy dans le XV titulaire; eux qui déclarèrent forfaits, malades, à quelques heures du match? Oui, on cherchera mais une évidence restera: ce match, les hommes de Pierre Berbizier l'auront perdu en première mi-temps. Quand les deux équipes rejoignirent les vestiaires, certainement heureuses de pouvoir aller se mettre au chaud quelques minutes, les Anglais menaient largement la danse. Avec seize points dans la musette et une flopée de regrets, les Racingmen étaient loin du compte.


Les Saracens, déjà éliminés, et visiblement pas gênés tant que ça par des conditions météorologiques dantesques (neige, vent, température glaciale), avaient mis tout leur coeur à bousculer des Ciel et Blanc sans doute tétanisés par l'enjeu. De mauvais choix en ballons rendus, les coéquipiers de Nicolas Durand subissaient et, pire, payaient l'addition. Farrell d'une pénalité n'avait pas tarder à ouvrir les hostilités (2', 0-3). Le même Farrell enquillait ensuite un drop (9', 0-6).


Eprouvant les pires difficultés à réagir, le Racing passait même tout près de la correctionnelle lorsque l'ailier David Strettle se voyait refuser un essai à la vidéo (20'). Le « ouf » de soulagement qui parcourut alors les travées de Colombes avait alors la déflagration d'une bombe. Hélas, Brad Barritt n'eut, lui, besoin de rien pour se jouer de la défense adverse et aplatir le premier essai de la rencontre (35', 0-14). Juste avant la sirène et histoire de remuer le carambar dans la carie, Farrell ajoutait trois points de plus (40', 0-16). Deux pénalités, un drop, un essai, une transformation, 16 points; voilà qui faisait cher la mauvaise mi-temps.


On ne sait ce que « Berbize » trouva à dire à ses joueurs à la mi-temps. On imagine qu'il n'aurait de toute façon pas besoin d'en rajouter tant l'envie de se racheter de ses ouailles devait être immense. La réaction le fut en tout cas. Portés par plus de 8 000 supporters frigorifiés mais pas résignés pour autant, les Racingmen entamèrent le second acte le mords aux dents.


Si Jonathan Wisniewski ratait sa première tentative de la soirée; Mirco Bergamasco se trouvait au bon endroit pour contrer un dégagement et filer aplatir l'essai de l'espoir (47', 7-16). Dans un Colombes soudain réchauffé et donnant de la voix comme rarement, les Ciel et Blanc en rajoutait une couche par l'intermédiaire de Durand, qui concrétisait la domination implacable de son pack en mêlée fermée (52', 14-16).


Elle était là, alors, cette victoire tant voulue. A deux petits points. Mais jamais, François Steyn et les siens ne purent remonter ce minime écart. Le Sud-Africain lui-même vit sa tentative de pénalité lointaine passer à quelques centimètres du poteau (66'). Passés tout près de revenir du diable vauvert après cette première mi-temps catastrophique, les Racingmen échoueront finalement tout près du but; la pénalité de Farrell ne faisant qu'aviver leurs regrets. Les nôtres, également.


Mais que Lionel Nallet et les siens gardent la tête haute. Si une qualification tient maintenant presque du miracle, il convient tout de même de saluer leur abnégation, leur volonté de ne rien lâcher et leur faculté à réagir dans l'adversité. Cela n'aura peut-être pas suffi cette fois-ci mais les grandes victoires se forgent aussi dans les défaites les plus amères.

 

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Vos réactions

Le 11/01/2013 par @NoNyme92
Ah la vache oui on s'en souvient - un vendredi soir avant Noël. Temps tout pourri, une défaite :-( Et surtout la neige la neige la neige. Avec le "staff technique" d'YdM qui déblayait les lignes avec des souffles feuilles d'un côté du terrain pendant que le jeu était de l'autre côté de la pelouse. En tout cas ça avait donné l'occasion à Julien Poupart de faire de bien belles et insolites photos (notamment une de JMH en clair obscur derrière des flocons gros comme des boules de coton [pas la photo de cet article, mais une autre]

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