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Racing lancé ou Bayonne relancé ?

Racing lancé ou Bayonne relancé ?

Publié le 30/12/2009

Quitte ou double. Tel est l’enjeu de ce match pour les joueurs de l’Aviron Bayonnais. Empêtrés à la 13ème place du classement, une victoire leur permettrait de respirer et ainsi pouvoir envisager la réussite de leur opération survie. Une défaite, en revanche, pourrait accélérer leur vertigineuse chute.

 

A contrario, le Racing-Métro 92 surfe sur une vague de succès ; dix consécutifs, toutes compétitions confondues. En ce moment, rien ne résiste aux Ciel et Blanc. Les adversaires passent et trépassent. Aujourd’hui calé à la 3ème marche du podium, les coéquipiers de Lionel Nallet peuvent ambitionner d’aller plus haut, même si le capitaine se méfie. Toute série qui dure s’approche de sa fin, dit le dicton.

 

"Notre réussite est tellement fragile. L’équilibre est très dur à maintenir. Et il est rompu à la première défaite. Tout retombe. Un groupe peut rebondir ou sombrer. Personne ne sait gérer ces choses-là," analyse l’ancien Berjallien.

 

A l’orée de l’ouverture de la saison, le club avait une ambition et un objectif. L’ambition était de rivaliser avec les meilleurs ; ça, c’est fait. L’objectif, lui, était de confirmer la position du club en Top 14. Reste à savoir quelle position…

 

"Je ne sais pas jusqu’où on peut aller. Le problème, c’est que le groupe n’a pas assez de vécu. Comment va-t-on gérer les périodes difficiles ? Nous avons rivalisé avec les meilleurs jusqu’à maintenant. Mais il risque de nous manquer de l’expérience dans les matchs décisifs," conclut Nallet.

 

Oui, un jour prochain, le Racing quittera la pelouse dans la peau du battu. On saura alors, de par la force ou non de sa réaction, les réelles limites de ce groupe. Rien ne dit cependant que cela doit arriver sur la pelouse du stade Jean-Dauger.

 

Au contraire, serait-on même tenté de dire. Après tout, si elle n’est pas tout à fait expiatoire, Bayonne a quand même tout l’air de la victime idéale. En grandes difficultés à l’heure actuelle, les Bayonnais ont tout à perdre et, au contraire du Racing, ont bien peu de certitudes sur lesquelles s’appuyer. Qu’il paraît loin le temps où les Basques avaient battu le Stade Français à Anoeta (38-24)…

 

Pour ne rien arranger, Thierry Mentières et Jean-Philippe Coyola sont privés de leur trois flèches de l’arrière. Benjamin Fall, Pépito Elhorga et Filimone Bolavocu sur le flanc, un pouvoir offensif réduit d’autant, l’heure est au recentrage sur les avants.

 

"Dans un passé pas si lointain, la force de l’Aviron, c’était le respect de ses valeurs. A commencer par la vaillance et l’esprit de conquête d’un pack apte à donner de bons ballons," martèle ainsi le talonneur Arnaud Héguy dans le quotidien L’Equipe.

 

Pas de chance pour les Bayonnais, le combat d’avants est aussi une spécialité ciel et blanche. Gros point fort depuis le début de la saison, le pack francilien, emmené par les Lo Cicero, Nallet ou Chabal, en a plié plus d’un, surtout en mêlée.

 

Comme toujours finalement, cette rencontre se jouera au niveau des gros ; ces travailleurs de l’obscur, au sens du sacrifice sans limite. Mais il se jouera aussi sur la capacité à concrétiser une éventuelle domination. Un art dans lequel le Racing est passé maître, en atteste sa place de premier du championnat au nombre de drops inscrits. Tout le contraire de l’Aviron, qui a perdu quatre de ces cinq dernières rencontres. CQFD ?

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