actuImage.php

Rageant mais encourageant

Rageant mais encourageant

Publié le 20/02/2010

Le Racing-Métro 92 a concédé le match nul 24-24 face au Castres Olympique ce samedi au stade Yves du Manoir de Colombes. Un résultat décevant vu la première mi-temps magnifique accomplie par les Ciel et Blanc, mais deux points qui pourraient compter au décompte final.

Il est des matchs nuls qui ressemblent presque à une défaite. Celui-ci a ce goût amer. Amer car le Racing a livré une première mi-temps de toute beauté, virant à la pause avec un avantage mérité (18-9). Amer car les trois-quarts ciel et blanc ont crucifié à deux reprises la meilleure défense du championnat, offrant une réponse cinglante aux esprits chagrins qui pointaient le supposé jeu restrictif des Racingmen. Amer, enfin, car il ralentit les coéquipiers de Simon Raiwalui dans la course aux phases finales. Alors amer ce match nul, oui, et pourtant...
 

D’ici quelques heures, quelques jours, quelques semaines même peut-être, ce résultat ne paraîtra sans doute plus si décevant. Après tout, c’était bien Castres, co-leader du championnat, qui était en face. Après tout, la deuxième mi-temps des Racingmen, plus poussive que la première, ne leur laissa que peu d’espoirs de conquérir la victoire ; le match nul s’avérant alors comme le meilleur résultat à glaner de cette rencontre.


Enfin, dans la vision du rugby chère à Pierre Berbizier, le résultat de ce match comptera finalement moins que ce que ces hommes auront affiché pendant la rencontre. La construction d’un jeu a toujours été la priorité de Berbize. Et ce qu’il a vu lors du premier acte a dû le ravir.


D’abord, les fondamentaux : défense, conquête, occupation. Excepté une touche chahutée par son homologue, et quelques transmissions de balle mal assurées, le Racing étala sa maîtrise des bases. Dans le sillage d’un paquet d’avants solide, les trois-quarts s’en donnèrent alors à cœur joie.


Le plus imprévisible d’entre eux, d’abord. D’une double feinte magique, Sereli Bobo déchira le premier le rideau défensif adverse, provoquant au passage l’exclusion temporaire de l’ouvreur adverse Cameron McIntyre (18’). Réduits à quatorze, tout devint trop difficile alors pour les Castrais. François Steyn, servi plein axe, se régalait alors des intervalles, plantant sur place toute la défense adverse pour inscrire un premier essai orné du sceau de la classe (20’, 13-6).


Et le petit dernier dans tout ça ? Il n’a beau avoir que 21 ans, Henry Chavancy s’impose de plus en plus comme un élément incontournable de ce Racing-là. Fleuron de la formation francilienne, il ne laissa à personne le soin d’aplatir le deuxième essai des siens au bout d’une action magnifique partie d’un coup-franc, et conclue par un caviar de Julien Saubade pour son jeune coéquipier (40’, 18-9).


La mi-temps sifflée dans la foulée permettait alors aux travées de Colombes de reprendre leur souffle, et de continuer de rêver à une nouvelle chute d’un cador dans ce mythique stade Yves du Manoir. Mais si la première mi-temps fut ciel et blanche, la seconde fut clairement castraise.


Or, quand Castres peut compter sur un grand jour de son buteur Romain Teulet, les fautes se payent cash. L’arrière tarnais ne se fit donc pas prier pour engranger les points sur les (trop ?) nombreuses pénalités sifflées contre les hôtes. Après en avoir inscrites trois en première mi-temps, Teulet en ajouta quatre de plus lors du deuxième acte. Cerise sur le gâteau, il s’offrait même un drop de 50m très « Steynien », donnant à cet instant l’avantage aux siens (62’, 18-21).


En face, son alter ego, Jonathan Wisniewski, ne tremblait pas pour convertir deux pénalités dans les derniers instants pour sauver les Franciliens de la défaite (80’ ; 24-24).


Au final, le Racing récupère donc deux points et prend encore un peu plus ses distances avec le septième du championnat, confortant ainsi sa place parmi les potentiels qualifiés. Mais la route est encore longue; six rencontres à jouer comme des finales restant au programme avant d’éventuellement retrouver, quand mai sera venu, le goût des matchs couperets.


Alors, si les regrets existent après cette rencontre, elle n’en demeure pas moins une source d’espoir. Après tout, peu d’équipes ont réussi à « bouger » les Castrais comme ces derniers l’ont été en première mi-temps. C’est là-dessus que les hommes de Pierre Berbizier doivent s’appuyer pour aller plus haut.

Notez cet article

 
Tous les articles

Vos réactions

Il n'y a pas de commentaire

Ajouter un commentaire

 
  Tous les champs * sont obligatoires.

Prochain match

samedi 20 décembre 18H30

VS
Infos Billetterie
 
 
+ d'infos
 
 
Playlist du mois