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Reichel – ASM vs RM 92 – La Grande Vadrouille des Ciel et Blanc

Reichel – ASM vs RM 92 – La Grande Vadrouille des Ciel et Blanc

Publié le 22/10/2012

Les hommes de Florent Guichard et Xavier Pujos se souviendront de ce déplacement à Clermont-Ferrand. Battus logiquement par une belle équipe clermontoise (35-10), les Ciel et Blanc n'étaient pas au bout de leur peine à la fin du match. Leur car est resté bloqué une partie de la nuit sur l'autoroute à cause d'une panne de moteur. Dépanneuse, gendarmerie et bus de rechange, voici leur Grande Vadrouille.

 

 

5h45 dimanche matin - Les yeux à demi-clos et les visages endormis, les Reichel se retrouvent pour prendre le car direction Clermont-Ferrand. A ce moment précis, personne ne s'imagine rentrer à Paris en tout et pour tout 24 heures plus tard.

Le voyage se passe sans incident, l'atmosphère est détendue, les joueurs dorment avec la musique dans les oreilles ou jouent aux cartes. Mais des toussotements suspects du bus se font ressentir avant d'arriver au stade de rugby de l'ASM. Personne ne s'inquiète, joueurs et staff sont déjà dans leur match.

 

 

Une claque qui va faire du bien

 

 

14h00 - « Il est bien des choses qui me paraissent impossible que tant qu'on ne les a pas tentées ». Placardée sur un pan de mur du vestiaire, cette phrase d'André Gide pose le contexte de la rencontre. « Cela remonte à quand votre dernière victoire ici à Clermont ? » demande Xavier Pujos à ses joueurs. La réponse est simple : jamais. Malheureusement, l'exploit n'aura pas lieu, cette fois-ci tout du moins.

 

Pris dans l'agressivité dès les premiers instants du match, les Racingmen ont aussi souffert en conquête et notamment en touche. Opportunistes et très bien organisés, les jaunards en profitent pour marquer deux essais sur des ballons perdus par les Ciel et Blanc. 13-3 à la pause, le score n'est pas si alarmant au vu de ce qui se passe sur le terrain.

 

Et les haussements de voix des entraîneurs à la mi-temps n'y changeront rien. Les Ciel et Blanc ne tentent rien, ne jouent pas et restent amorphe face aux assauts clermontois qui inscrivent trois nouveaux essais dans ce second acte. Un sursaut d'orgueil dans le dernier quart d'heure permet de voir se dessiner le projet de jeu et amène un essai pour le Racing. 35-10 au coup de sifflet final, les Racingmen perdent leur premier match de la saison. Pour autant, les coachs ne paniquent pas. « C'est un écueil, c'est normal dans une saison et il y en aura d'autres. Maintenant, il va bien falloir analyser ce qui s'est passé aujourd'hui pour tout de suite rebondir face à Massy, dimanche prochain », déclare Xavier Pujos. Mais la claque est bien là et ne peut que faire du bien.

 

 

Chauffeur, quand est-ce qu'on arrive ?

 

 

17h00 - Les joueurs remontent dans le bus direction Antony. A peine parti, le car toussote et avance par accélérations saccadées. Cinq minutes plus tard, le bus s'arrête à la grande aire d'autoroute de Clermont-Ferrand. Le moteur est bouillant, quelque chose ne tourne pas rond et les chauffeurs décident d'appeler les dépanneurs. Pendant ce temps, joueurs et staff s'installent sur la terrasse de la station service. Un pique nique à l'accent régional prend forme sur l'une des tables. La galère ne fait que commencer.

 

 

20h30 - Le bus peut repartir mais finalement, il ne réussira qu'à faire un tour de la station service pour revenir à son point de départ, rien n'est réparé et les joueurs redescendent du bus non sans un début d'agacement.

 

21h00 - Nouvelle tentative de départ qui cette fois réussie, du moins pendant quelques kilomètres avant que le bus ne se stoppe à une borne d'appel d'urgence. Il fait froid, les joueurs sont fatigués et le bus lui est toujours aussi malade. Un dépanneur de l'APRR finit par arrivé. Pas question de repartir une nouvelle fois, le bus doit être remorqué.

 

22h15 - La dépanneuse arrive enfin suivie par trois véhicules de gendarmerie, tous girophares dehors. Cela fait une heure que le groupe attend allongé dans l'herbe fraîche. Des navettes s'organisent avec les gendarmes ce qui crée une certaine excitation chez les joueurs.

« Première fois que je monte dans une voiture de gendarmes et en plus j'ai rien fait », lance l'un d'entre-eux en rigolant.

 

 

 

00h00 - Après un retour à la station service, un sandwich chaud et une boisson pour faire passer l'heure d'attente, le bus de rechange se gare sur le parking et les joueurs embarquent pour une "sieste" méritée.

 

5h30 lundi matin - La Grande Vadrouille nocturne des Ciel et Blanc arrive enfin à son terme : Colombes. Les joueurs s'empressent de descendre avec une seule envie en tête : commencer leur nuit.

 

Cet article a été rédigé par Arnaud Rey, demi de mêlée des Reichel actuellement blessé, il ne devait pas être du déplacement amis a suivi les copains. Pour la nuit Arnaud repassera. Actuellement en stage dans les services administratifs du club, il était au club à 9h. Respect !

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