Reichels - 'Passés à côté de quelque chose'

Reichels - 'Passés à côté de quelque chose'

Publié le 07/12/2011

Les jeunes Reichel Ciel et Blanc se sont inclinés 34 à 13 face à Lyon, leader de la poule et toujours invaincu. Une désillusion pour le groupe et le staff qui voient la qualification s’éloigner un peu plus.

 

Forts de leur large victoire face à Lille, c’est avec beaucoup d’envie et le plein de confiance que se présentaient les Reichels à Villeurbanne ce dimanche. Le choc annoncé commençait dès l’arrivée sur les lieux de la rencontre. Non seulement le terrain était un champ de boue mais les vestiaires aussi étaient maculés de terre. "Rien de mieux pour préparer un match âpre" dit le duo d’entraineurs, Florent Guichard et Anthony Cabaj. "Refuser le médiocre" est le leitmotiv des « Ciel et Blanc » mais pour ce match les coachs avaient insisté sur le fait de "réaliser un match parfait" pour accrocher ce « gros » de la poule. Les Ciel et Blanc n’auront tenu qu’une mi-temps.

 

Une première mi-temps maîtrisée

 

Comme prévu, les Lyonnais entamaient le match tambour battant et prenaient le score rapidement en inscrivant une pénalité par l’intermédiaire de leur demi d’ouverture. Sereins, les Racingmen ne paniquaient pas en défense et occupaient au pied la moitié de terrain lyonnaise. Une stratégie payante puisque Bryan Brichet ramènait le score à 3 – 3 au bout de dix minutes de jeu. Beaucoup pénalisés, les Reichels se retrouvaient dans la foulée sur leur ligne et encaissaient un essai de filou du demi de mêlée adverse. Piqués au vif, les Ciel et Blanc retournaient dans le camp adverse et marquaient trois points grâce à la botte de Bryan Brichet. Et ils ne s’arrêtaient pas là.

 

Après une touche transformée en maul, Wail Kribi aplatissait un essai, pour le coup collectif, et permettait au Racing de mener 13-8 (30'). Touchés mais pas coulés les Lyonnais échappaient à la vigilance des Racingmen pour marquer, grâce à un astucieux coup de pied par-dessus la défense, un essai juste avant la mi-temps. A la pause, le score était de 15 à 13. Rien n’était encore joué entre les deux équipes.

 

De la maîtrise à l’essoufflement

 

La deuxième période fut alors un remake du match aller à Colombes. En plein passage à vide, les Reichels encaissaient deux essais en quinze minutes de jeu et se retrouvaient menés 27-13 (55'). Chahutés dans les rucks et peu inspirés en attaque, les Ciel et Blanc n’arrivaient pas à donner du rythme à leur jeu et faisaient des fautes en zone de marque qui coûtent très cher. Pourtant forts en conquête, ils encaissaient un dernier essai sur une récupération de balle ambiguë qui portait le score à 34-13 (67'). Malgré leurs efforts, les Reichels ne réussissaient pas à marquer d’autres points et le score en restait là. Pour conclure une après-midi noire pour les jeunes du Racing (défait des Crabos d’un point en lever de rideau), le centre Michael Tordjman s’empoignait au sol avec son vis-à-vis, très virulent pendant le match, et déclenchait une pluie de coups de poings entre les deux équipes. L’arbitre préférait siffler la fin du match sur la bagarre sans sortir un seul carton de sa poche.

 

Blessés pour certains mais surtout abattus et très déçus pour tous, les reichels se confinaient dans leur vestiaire. "On est passé à côté de quelque chose," concluait Florent Guichard, déçu par la manière dont a perdu son équipe. Le match parfait n’a pas été réalisé et les chances de qualification s’envolent d’avantage. Les mots sont durs à entendre et les mines déconfites. Le groupe va profiter de la trève de Noël pour se souder encore plus et recharger les batteries. Il reste six matchs aux Ciel et Blanc pour réaliser le souhait de tous : se qualifier. Premier acte dans un mois face à l’ABCD XV à Colombes, la date est déjà cochée en rouge dans l’esprit des joueurs et du staff.   

 

Arnaud Rey

 

Le groupe contre Lyon :

 

Clarac, Kribi, Nejjoum, Aïchi, Vargas Castellon, Farvacque, Corbier, Barba, Rey, Matzeu, Defresne, Bessière, Tordjman, Bossu, Brichet, Detoeuf, Yao, Melaine, Clamy Edroux, Gomes Sa, Delmas, Rapin.

 

Crédit Photo: Michel Rey // RM 92

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Vos réactions
Le 12/12/2011 par jeannot82
pourquoi ne parle t on que trés rarement des espoirs , ? Cette équipe a bien du mérite et reste motivée malgré une saison plombée par de nombreux départs après le titre 2 011 . Les résultats des équipes jeunes me paraissent cette année être à l'image de ceux des pros . : sur la planche savonnée .Y a t il une âme dans ce club?
Le 08/12/2011 par hubert
pourquoi ne parlent on jamais des crabos qui mènent un parcours plus qu'honorable non ?
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