Publié le 21/10/2012
Déçu de la défaite concédée face aux Saracens (30-13) à Bruxelles pour le compte de la deuxième journée de HCup, Gonzalo Quesada enrage contre ces en avants qui ont coûtés quelques occasions de recoller au score. Et l'entraîneur Ciel et Blanc est persuadé, sans ces petites erreurs, que son groupe aurait pu l'emporter face aux Anglais.
Gonzalo, que retiens-tu de ce match, avec notamment une première mi-temps difficile…
Effectivement, c’est un premier acte incroyablement douloureux. On a une bonne conquête, une mêlée dominante, une touche propre, une défense très performante qui récupère beaucoup de ballons importants… Après nous sommes moins bons sur plusieurs autres domaines : le jeu au pied, la réception du ballon. On perd alors des duels qui nous ont mis en difficulté. Les Saracens ont su scoré sur nos temps faibles.
Qu’est-ce qui a changé en deuxième période ?
On a beaucoup mieux joué. On franchi au moins sur les temps de jeu que nous avions préparés. Nous nous sommes créés de vraies occasions mais à chaque fois il y a un petit en avant… On ne peut pas être satisfait, non, c’est la HCup, le haut niveau, ce sont ces détails qui font la différence. Après, c’est vrai que nous faisons des mouvements davantage satisfaisants. Des ballons où l’on a franchi, des lancements de jeu où l’on passe la ligne d’avantage, on fait alors le plus dur. On a de bons finisseurs mais il y ces petits en avants. Il faudra rebondir vite.
Est-ce l’adversité du jour qui ne pardonne pas les quelques erreurs dont tu fais échos ?
On est face à une équipe des Saracens qui ne pardonne pas. Peut être que face à un autre adversaire cela aurait été autre chose… La seule action que nous avons bien réussi, comme nous l’avions travaillé avec cinq temps de jeu amène un essai. Mais ça ne suffit pas. Comme je l’ai dit aux joueurs, il ne faut pas se contenter, on a du travail mais au contraire il ne faut pas non plus se sentir trop loin. On était au niveau. On les a fait souffrir. Ils étaient marqués physiquement. Ils ont eu ce petit degré de chance que nous n’avons pas eu.
Quel sentiment vous anime-t-il ce soir ?
De la frustration. On voit bien que l’on gagne le match face au Munster, on se donne les moyens de rivaliser avec les Saracens même si beaucoup nous donnaient aucune chance de rivaliser. Mais on rate ces petites choses qui font la différence. Il y a la frustration parce que l’on se dit que l’on a fait le plus dur, on a eu les ballons, on a eu la conquête, on a eu la défense et on a eu les actions avec des temps de jeu… Tout. À un moment ou un autre nous avons tout eu pour dominer cette équipe. Mais voilà. Ça fait vingt ans que j’entends cette phrase « Le détail qui compte, c’est une leçon… »…
As-tu le sentiment d’avoir passé beaucoup de temps à défendre lors de la première mi-temps ?
Oui, j’ai eu la sensation, mais encore, c’est… On a regardé les statistiques, les différentes situations, et oui on a passé du temps à défendre, plutôt bien, sauf que lorsque l’on récupérait le ballon nous le redonnions trop rapidement. Avec une équipe comme les Saracens, capable de développer un beau jeu, on se met en danger. C’est ce qui fait que l’on quitte la pelouse avec dix-sept points de différences à la mi-temps. Ils ont été très difficiles à remonter. Et avec les actions que l’on se procure en deuxième mi-temps, on croyait franchement à la victoire. On aurait pu l’emporter.
Quel est ton discours à la mi-temps ?
Je fais un peu le même bilan que je fais maintenant. Continuer à faire les efforts. Parce que pour un avant qui fait ces efforts en conquête et qui n’est pas récompensé, c’est difficile ensuite de garder cet enthousiasme dans les déplacements et replacements. Je m’en foutais du score à la mi-temps, j’ai été clair et net. Mais on voulait voir ce qui se passerai si l’on gardait cette même qualité de conquête en ajoutant une plus grande utilité de nos trois-quarts. On avait des schémas qui allaient ensuite les mettre en difficulté. C’est ce que l’on a fait plutôt pas mal d’ailleurs. Nous sommes donc reparti avec les mêmes bases qui étaient bonnes en voulant être meilleur dans l’utilisation. On s’améliore mais on ne finit pas de planter ce coup de bâton qui aurait alors fait mal.
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Le 23/10/2012 par ceusette