SF v RM 92 - Nallet: 'Un bel évènement'

SF v RM 92 - Nallet: 'Un bel évènement'

Publié le 30/11/2011

Présent en conférence de presse cette semaine, Lionel Nallet y a confié sa joie de participer au prochain derby face au Stade Français dans l'enceinte majestueuse du Stade de France. Le capitaine des Ciel et Blanc y livre aussi son sentiment sur le départ de Simon Mannix et l'arrivée de Gonzalo Quesada.

 

Lionel, Simon Mannix n'est plus là, Gonzalo Quesada est arrivé. Premières impressions du capitaine ? Comment vivez-vous cette transition ?
Lionel Nallet: C'est toujours difficile de perdre quelqu'un en cours de saison, Simon était apprécié par les joueurs et ce n'est pas évident. Après, vu nos résultats en dents de scie, je pense que le Président et Pierre ont voulu insuffler quelque chose de nouveau. Gonzalo nous rejoint donc. Pour moi, il n'y a pas de souci étant donné que je le connais bien via l'équipe de France. C'est quelqu'un que j'apprécie énormément. Il est droit et saura très vite s'intégrer au sein du Racing.

 

Justement, quel genre d'entraîneur était-il au sein du groupe France ?
L.N.: Son rôle était notamment de s'occuper des buteurs, et par la suite il s'est occupé de toute la gestion du jeu au pied : comment sortir de notre camp, l'analyse des adversaires et de leur jeu au pied et, durant la Coupe du Monde, il s'est occupé avec Emile (ndlr : N'Tamack) et le staff de redéfinir certaines combinaisons et certains lancements de jeu.

 

Le timing de ce changement n'est pas un peu particulier à cinq jours du derby face au Stade Français?
L.N.: Je crois qu'on est pas mal de joueurs avec de l'expérience, on a tous connu ça dans des clubs. Aujourd'hui, on est vraiment rentré dans une ère professionnelle depuis quelques années. De plus en plus de clubs sont gérés un peu comme des entreprises. Il y a des objectifs à atteindre. Il faut des résultats, il y a une certaine pression, et ça fait maintenant partie de notre vie de sportif de vivre des choses comme ça. Certains le vivent plus ou moins bien mais de toute façon, c'est une réalité.

 

Tu penses que cela n'a pas d'influence dans la préparation du match ?
L.N.: Ça joue toujours un petit peu, mais quelque part si nos résultats avaient été un petit plus réguliers, ça ne se serait pas passé. Donc nous les joueurs, si on veut lui témoigner quelque chose, il faut qu'on se remette dans la bonne marche et gagner nos matchs. Après, ce n'est pas une semaine classique puisqu'il y a un entraîneur qui nous quitte et un autre qui arrive, même si les choses sont faites pour qu'il n'y ait pas non plus de décalage. On n'a pas non plus un Gonzalo qui arrive et qui voudrait révolutionner le jeu du Racing. Je crois qu'il s'intègre dans le jeu que l'on veut mettre en place, ça a été défini avec Pierre, donc il est dans le même mouvement. Au niveau du jeu, il n'y a aucune modification. On continue à travailler sur les thèmes que l'on a abordé depuis le début de saison. Après, bien entendu, il y a un côté affect. Certains sont plus touchés que d'autres, et c'est un peu à chacun de voir avec ses émotions.

 

En championnat, vous restez sur trois victoires, une série plutôt intéressante...
L.N.: Oui, mais dans une saison il y a à la fois le championnat et la Coupe d'Europe. Il y a plusieurs échéances et le bilan est quand même un peu mitigé.

 

C'est particulier de rencontrer le Stade Français au Stade de France ?
L.N.: Déjà, ce qui est particulier, c'est de jouer dans ce stade. C'est un bel événement, un stade qui va être plein, et pour un joueur de rugby, jouer dans ces conditions, c'est toujours sympa. Qui plus est face au Stade Français qui semble avoir retrouvé du punch. Toutes les conditions sont réunies pour avoir envie de jouer et de se faire plaisir lors de ce derby.

 

Vous redoutez ce Stade Français qui monte en puissance ?
L.N.: On peut le redouter et ça ne vient pas seulement de ce qu'ils ont réussi à faire face à Perpignan (ndlr: victoire 16-35 avec le bonus à Aimé-Giral). Depuis quelques semaines, ils ont retrouvé toutes les valeurs qu'on leur connaissait. C'est une équipe qui a du talent individuel, et un collectif très bon sur les ballons de récupération notamment. Aujourd'hui, ils sont redevenus une grosse équipe du Top 14. C'est un match qu'on doit prendre très au sérieux.

 

Quand vous parlez de valeurs, vous pensez jeu ? Spectacle ?
L.N.: Je parle plus en termes de jeu, le spectacle, c'est pas mon problème (rires). C'est à dire avec beaucoup de détermination, avec des joueurs qui osent entreprendre. C'est pour ça que je parlais des ballons de relance, dès qu'ils en récupèrent, c'est toute l'équipe qui s'active, ils sont assez redoutables sur ce point-là.

 

Le vainqueur prendra t'il un ascendant par rapport à son adversaire ?
L.N.: Non, je ne crois pas. Aujourd'hui, on sait que tous les matchs de championnat sont difficiles. Tous les weekends, ils se passent des choses que personne n'avait prédites. De là à savoir si ça va donner une suprématie ou quoique ce soit, même seulement sur la région parisienne... Je ne pense pas que si l'on batte le Stade Français, ils n'auront plus personne dans leur stade la semaine d'après ou vice-versa.

 

Pour vous, est-ce que le Stade Français est une équipe particulière ?
L.N.: Je ne dirais pas l'équipe, parce que l'équipe, ça reste des joueurs, c'est plutôt tout ce qu'il y avait autour. Par contre, le club s'est construit une image autour de Max (ndlr : Guazzini) avec des idées un peu révolutionnaires pour le monde du rugby et qui ont été relativement bénéfique pour le développement de ce sport. Dans ce sens-là, oui, je pense que le Stade Français est spécial mais quand on joue contre eux, ça reste bien un match de rugby (sourires).

 

Si tu gagnes le toss, est-ce que tu prends le coup d'envoi pour être à côté de Johnny Hallyday ?
L.N.: Ah ben je ne savais qu'il y avait Johnny Hallyday ! (rires) ça dépendra surtout des conditions météo. C'est quelqu'un que j'aime bien, par rapport à sa carrière. C'est quand même un peu magique ce qu'il a réussi à faire ; il est toujours présent et c'est quelque chose de beau de tenir aussi longtemps dans une profession. Je vais essayer de tenir moi aussi mais ça va être dur... (rires)

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