Le Racing Metro 92 se déplace au Stadium de Toulouse pour affronter le Stade Toulousain à l'occasion de la 3ème journée de Top 14 (ce samedi à 16h00); première levée du deuxième Trophée de Coubertin de l'histoire entre les deux équipes.
La dernière fois que ces deux formations se sont rencontrées est restée dans toutes les mémoires. Ce jour-là, pour la première du Racing au Stade de France, les hommes de Pierre Berbizier avaient littéralement marché sur l'eau qui tombait dru sur la pelouse dyonisienne, dominant une rencontre comme jamais ils ne l’avaient fait auparavant (score finale 41-23 pour les Racingmen). Ce résultat avait même placé le Racing comme co-favori avec Toulouse pour le titre.
Mais quelques semaines plus tard, c'est bien le Stade Toulousain qui soulevait le précieux Bouclier de Brennus au nez et à la barbe de Montpellier, tombeur surprise du Racing en demi-finales. Deux épisodes en forme de raccourci de ce qui sépare encore le plus grand club d'Europe des vingt dernières années d'un club lancé comme un boulet de canon vers les sommets - mais qui n'y est pas encore.
Voilà sans doute pourquoi, malgré deux victoires en deux matchs plus un bonus offensif face à l'USAP, malgré la longue liste d'absents pour cause de Coupe du Monde côté Toulousain, malgré son statut de leader du championnat, c'est un Racing empreint d'humilité qui pénètrera sur la pelouse du Stadium ce samedi.
Les Racingmen savent très bien qu'un Stade Toulousain, même diminué, reste le Stade Toulousain. Guy Novès, manager du Stade, a beau jeu de mettre la pression sur son adversaire dans un entretien au quotidien L'Equipe de ce vendredi - "On aborde notre premier vrai test de la saison dans nos petits souliers! Le Racing est l'une des meilleures équipes de ces deux dernières années. On se rappelle de la raclée que nous avons reçu la saison dernière au Stade de France" - au Racing, personne n'est dupe.
"Toulouse, même sans ses internationaux, reste une grande équipe. Ils le prouvent chaque année; face à des prestations moyennes, ils savent toujours répondre présents. Quand on les avait battus l'année dernière au Stade de France, ils sont quand même allés gagner de manière éloquente à Perpignan le match d'après," note ainsi Philippe Berbizier l'entraîneur des avants des Ciel et Blanc. "Le match ne sera donc pas facile, surtout que c'est leur premier de la saison à domicile. Toulouse sera prêt," conclut-il.
Méfiance donc. Même si les Racingmen peuvent tout de même s'appuyer sur quelques certitudes, histoire de ne pas rentrer non plus sur la pelouse la peur au ventre. Solides en conquête et en défense, ses traditionnels points forts, les coéquipiers de Jacques Cronjé, capitaine leweekend dernier, ont en plus débuté idéalement leur saison. Une victoire face à Montpellier, leur bourreau de la saison dernière, pour commencer, puis un succès assorti du bonus offensif face à l'USAP, équipe que le Racing n'avait jamais battu depuis son retour dans l'élite.
La confiance est donc au beau fixe du côté de la Croix de Berny, et c'est important quand on s'apprête à affronter un telmonstre. Mais attention à ne pas tomber dans l'excès. On doute cependant que Pierre Berbizier et son staff laissent les joueurs s'égarer dans ce genre de travers. Reste qu'un bon résultat en terre toulousaine serait le moyen idéal de confirmer la bonne entame des Racingmen. Et si une défaite ne serait pas uncoup d'arrêt, un succès serait un moyen de confirmer que ce club continue bien inexorablement sa montée vers les cîmes du rugby hexagonal.
Le 09/09/2011 par Serval