Publié le 14/03/2010
Pierre Berbizier a eu beau exhorter ses troupes, le Racing s'est incliné face à Montauban. (Crédit : Panoramic)
Une semaine après sa défaite à Montpellier (22-19), le Racing-Métro 92 s'est à nouveau incliné, cette fois largement, dans la cuvette de Sapiac face à Montauban (45-31). Une défaite logique tant les Ciel et Blanc n'auront pas réussi à maîtriser les évènements, hormis durant un début de seconde période conquérant. Réaction attendue lors de la réception de Brive le 27 mars prochain.
Pour la deuxième fois consécutive, le Racing a laissé échapper une victoire à sa portée. Pour la deuxième fois consécutive, le Racing a laissé échapper une occasion de creuser l'écart sur ses poursuivants. Et pour la deuxième fois consécutive, le Racing ne peut s'en prendre qu'à lui-même.
Passons sur le premier acte, jugé « catastrophique » par Pierre Berbizier lui-même. « Trop d'imprécisions, trop de ballons rendus, trop de fautes stupides » a même renchéri le manager francilien pour étayer ce jugement lapidaire. On ne peut lui donner tort.
Alors, côté montalbanais, on s'est nourri des fautes adverses, comme Montpellier l'avait fait la semaine dernière. Cédric Rosalen s'est ainsi régalé, enfilant les pénalités comme des perles (9', 18', 22', 31'), saupoudrant le tout d'un drop claqué comme à la parade (38'). Or, comme Rida Jahouer s'était jeté sur un coup de pied contré de Greg Goosen pour inscrire le premier essai des siens dès la sixième minute, l'avance des locaux à la pause donnait l'impression que le match était déjà plié (22-9).
Les murs du vestiaire francilien ont dû trembler à la pause... Mais plus que trouver les mots pouvant remettre ses joueurs dans le droit chemin, Berbizier attendait des actes. Il ne fut pas déçu. Remontés comme des pendules, ses joueurs entamaient alors une folle remontée.
Quatre minutes seulement après la reprise, Sereli Bobo inscrivait d'abord son cinquième essai de la saison suite à un caviar de passe au pied de son ouvreur Mehrtens (44', 22-16). Une pénalité de chaque côté plus tard, Montauban se retrouvait réduit à 14 après un carton jaune infligé à Abdellatif Boutaty (61').
Dans la foulée, le Racing bénéficiait de plusieurs mêlées aux abords de la ligne montalbanaise. Sur l'une d'elles, le deuxième ligne Karim Ghezal assénait un coup de poing, repéré par l'arbitre assistant mais sanctionné d'un simple avertissement par M. Péchambert... Curieuse décision, et sursis pour Montauban. Sur la suivante, les Montalbanais finissaient tout de même par craquer et l'arbitre accordait logiquement un essai de pénalité aux visiteurs (64', 25-26). Pour la première fois du match, le Racing passait devant au score.
Un avantage que les coéquipiers de Jérôme Fillol allaient parvenir à garder... deux minutes! Le temps pour Rosalen d'ajouter une nouvelle pénalité à son compteur et redonner ainsi de l'air à une équipe à l'agonie (66', 28-26). Incroyablement, les Racingmen retombaient alors dans leurs travers de la première période. Montauban n'en demandait pas tant.
Revigorés par la soudaine chute de concentration adverse, Montauban se détachait inexorablement lorsque Rosalen envoyait Jean-Philippe Viard inscrire le deuxième essai des siens (72', 38-26). Pire, tout juste rentré en jeu, le jeune Julien Larroque aplatissait en terre promise l'essai de la délivrance pour sa première en Top 14 (78', 38-26). En passant la transformation, Rosalen en profitait même pour battre le record de points inscrit en un match cette saison (30).
L'essai de l'honneur inscrit par Julien Saubade à la sirène n'y changeait rien (45-31), le Racing repartait battu de Sapiac, la tête à nouveau pleine de regrets. Car, après Montpellier, le Racing s'est à nouveau battu tout seul. Les deux semaines sans match à venir ne seront pas de trop pour préparer le grand choc du 27 face à Brive. Des Brivistes, vainqueurs du Stade Français vendredi, et revenus à quatre petits points des Racingmen. Dans son antre du stade Yves du Manoir, la défaite sera cette fois interdite pour le Racing, sous peine de regarder les phases finales du canapé.
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Le 21/03/2010 par BROC