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Un Racing implacable

Un Racing implacable

Publié le 30/12/2009

La trêve européenne, agrémentée de deux ballades romaines, n'aura donc rien changé. Comme avant, le réalisme a fait goûter à son adversaire son cocktail favori; défense-conquête-occupation-réalisme; et comme avant, son adversaire s'est empoisonné.
 

Lionel Nallet, en joueur d'expérience, avait confessé avant le match ses inquiétudes sur les conséquences possibles de cette coupure. Le capitaine peut être rassuré. Tranquillement, sereinement, le Racing a empilé sa neuvième victoire consécutive.


Entendons-nous bien, tranquillement ne veut en aucun cas dire facilement. Oui, cette rencontre aura été difficile, âpre; les Bayonnais portés par l'instinct de survie livrant un match féroce. Mais il se dégage de cette équipe ciel et blanche une telle confiance, une telle sérénité, que jamais la furia basque ne put renverser le cours du match.


On en veut pour preuve la façon avec laquelle, réduits injustement à quatorze après l'exclusion de Jonathan Wisniewski, les Racingmen en profitèrent quand même pour planter six points, creusant ainsi leur avantage au score (12-20, 56'). Ce fut d'ailleurs, là, le tournant du match.


En effet, Bayonne, en supériorité numérique donc, gâcha deux opportunités de scorer, ratant un drop et une pénalité, qui coûtent cher lors du décompte final. Et malheureusement pour les Basques, ce n'est pas l'essai de l'espoir inscrit par Jean-Baptiste Peyras à un quart d'heure de la fin qui put inverser la tendance (19-20, 65'). Son adversaire revenu à un point, le Racing ferma alors la boutique, comme le feraient de vieux briscards, prouvant une fois de plus leur réalisme implacable.


C'est déjà grâce à un pragmatisme certain que les Racingmen avaient rejoint les vestiaires avec un avantage de deux points (9-11). Chaque incursion dans le camp bayonnais résultait inexorablement en points concédés par les Basques.


Ainsi Wisniewski enquillait deux pénalités (5', 27') avant que Jone Qovu ne s'offre son premier essai en Top 14, quelques semaines après sa première réalisation européenne face à... Bayonne. Au départ, une partie ping-pong improductive et le ballon rendu aux bras de Wisniewski, passe aveugle « ronaldinhesque » pour son compère Sébastien Chabal qui, lancé pleine bourre le long de la touche, repiquait intérieur, échappait à un plaquage avant de servir Qovu à hauteur pour la conclusion en puissance (6-11, 29').


Une action d'école qui donnait l'avantage aux Ciel et Blanc pour la première fois du match. Un avantage qu'ils ne cèderaient donc jamais. Ni les pénalités de Cédric Garcia, ni la débauche d'énergie de Rémy Martin, ni le rush final des Bayonnais ne troubleraient la maîtrise des évènements des hommes de Pierre Berbizier. Alors certes, il y eut des maladresses parfois, quelques manques de discipline aussi, mais au final, seul le résultat compte.


Surtout qu'il offre un socle idéal de confiance et de sérénité pour travailler et gommer ces petites erreurs. Seul finalement manque le temps, puisque le Racing sera sur le pont dès dimanche prochain pour la réception de Bourgoin. On sait déjà ce qu'attendent les supporters qui viendront garnir les tribunes du stade Yves du Manoir: une dixième victoire pour que le rêve d'accéder aux phases finales continue...

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