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Une défaite pleine d'espoirs

Une défaite pleine d'espoirs

Publié le 06/09/2009

Il s'en est vraiment fallu de peu. Le score final, 18-14, en atteste d'ailleurs. Il n'aura finalement manqué qu'une pointe de réalisme aux joueurs du Racing-Métro 92 pour renverser le champion de France en titre sur sa pelouse fétiche du stade Yves-du-Manoir.
 

On repense par exemple à ces deux pénalités manquées par Andrew Mehrtens en début de seconde période, alors que le score était toujours de 11-11 (44', 50'). Ou encore de celle manquée par Fabien Fortassin à quelques minutes du terme qui aurait pu ramener les siens à une seule unité de l'USAP. La fin de match, déjà brûlante, aurait sûrement été incandescente, et qui sait ?...


Mais on ne refait pas l'histoire. Tout comme il n'est pas question ici de jeter le blâme sur untel ou untel. Au contraire, c'est tout à l'honneur de l'équipe ciel et blanche d'avoir fait douter l'USAP. Une USAP qui se présentait auréolée de son titre acquis l'année passée, et faisait figure de monstre au coup d'envoi.


Et pourtant. L'entame de match parfaite des coéquipiers de Lionel Nallet avait dessiné les contours d'un exploit possible. Ainsi, chaque incursion des Ciels et Blancs dans la partie adverse se concluait systématiquement par des points. Si bien qu'à la 26ème minute, le score était bien de 11 à 0 pour le Racing.


Logique tant les Racingmen, portés par un public de feu, avait dominé les débats. Mehrtens s'était d'abord chargé de de gonfler le score avec deux pénalités (5', 13'), avant qu'Henry Chavancy, quelques jours après son pote Mathieu Lorée, n'inscrive son premier essai en Top 14.


Et quel essai! Au départ, une mêlée dans les 22 catalans, Jérôme Fillol qui ouvre grand côté, le ballon volant jusqu'à l'aile et Brent Ward. L'arrière du racing enrhumait alors son vis-à-vis avant de servir Sefulu Gaugau qui, non content de fixer deux défenseurs, offrait d'une chistera à son compère du centre le premier essai du match (26', 11-0). Le premier à domicile de la saison également, et tout le stade se prenait alors à rêver.


L'USAP se chargeait alors de ramener tout le monde sur terre, avec ce réalisme froid qui fait les grandes équipes. En huit minutes, les Catalans recollaient ainsi au score. Jérôme Porical, peu en réussite depuis le début du match, trouvait soudain la mire et inscrivait deux pénalités (29', 35'), puis Nicolas Durand concluait un très beau mouvement à la suite d'une touche pour ramener les siens à hauteur (35', 11-11).


Le rêve était passé. Plus jamais le Racing ne serait devant au score. Ce n'était pourtant pas faute d'essayer, mais en vain. Pire, un quart d'heure après le retour des vestiaires, Maxime Mermoz transperçait le rideau défensif francilien pour aplatir entre les poteaux le deuxième essai catalan (55', 11-18).


Comme toujours, le Racing refusait toutefois d'abdiquer. Le rythme du match baissait pourtant sensiblement, et l'USAP aurait sans doute pu tuer le suspense mais Porical ratait par deux fois la cible (66', 68'), gardant les espoirs des locaux intacts.


Fabien Fortassin en profitait alors pour ramener le Racing à quatre longueurs (73', 14-18), et le stade s'enflammait. Mais les derniers derniers ballons du match ne donnait rien, la défense catalane repoussant les assauts ciels et blancs avec autorité. Au coup de sifflet final, le public, bien que déçu, ne s'y trompait pas et acclamait ses joueurs.


Un tour d'honneur plus tard, ces derniers pouvaient rentrer aux vestiaires en étant fiers. Face à l'une des meilleures équipes du meilleur championnat du monde, ils n'ont pas démérité, bien au contraire. Et parfois, des défaites valent plus qu'une victoire.

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