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Une occasion à saisir

Une occasion à saisir

Publié le 04/03/2010

Le Racing-Métro 92 se déplace ce samedi sur la pelouse de Montpellier pour le compte de la 21ème journée de Top 14 pour une rencontre qui s'annonce aussi difficile que capitale.

 

Tournoi des Six Nations, Grand Chelem, Angleterre, comité de sélection, internationaux… Les oreilles rebattues pour le grand ballet des grandes nations européennes, nos esprits en auraient presque occultés qu’une journée de Top 14 se tient ce weekend. Mieux, non seulement elle se tiendra mais elle risque d’être capitale dans les luttes en cours ; haut et bas du tableau confondus.
 

Pour le Racing-Métro 92, après vingt journées disputées, il ne fait plus de doute que les six dernières étapes de la saison régulière seront toutes tournées vers l’accession aux phases finales. Se qualifier pour les quarts de finale pour sa première saison dans l’élite depuis des lustres, même quand on compte des éléments de classe mondiale dans ses rangs, serait un exploit retentissant.


Empêcheur de tourner en rond des cadors de ce Top 14, le Racing-Métro 92 a en tout cas déjà étalé tout ce qu’il faut pour pouvoir l’accomplir. Nous n’en sommes tout de même pas encore là, et la difficulté des rencontres à venir rappelle plus une de ces grandes étapes de montagne que l’on voit l’été sur les routes de France, qu’une gentille ballade de fin de Tour sur les Champs-Elysées.


Des six cols hors-catégorie restant à gravir, le premier du menu n’est certainement pas le plus digeste. Il offre en tout cas un challenge très particulier. Pour mieux en mesurer la difficulté, un rapide coup d’œil au calendrier suffit, et l’évidence surgit : le stade Yves du Manoir de Montpellier où se déplaceront les hommes de Pierre Berbizier samedi soir, est aussi imprenable que son homonyme de Colombes. Tour à tour, Perpignan, Biarritz, Toulon, Clermont, le Stade Français et Castres s’y sont cassé les dents… de plateaux.


Méfiance donc, surtout que les Héraultais, exceptionnellement battus à domicile face à Bayonne il y a deux semaines (16-22), sont du genre à vouloir se racheter. « Ce genre d'équipe ne réédite pas les mêmes erreurs, » analyse le demi de mêlée Jérôme Fillol. « Elle sera blessée et dangereuse parce qu'elle est en en difficulté. Elle va défendre son statut et éviter de perdre un deuxième match à la maison pour éviter la relégation. »


Et qui dit réaction montpelliéraine dit joyeux bazar : « C'est une équipe qui joue dans tous les sens et qui a beaucoup d'énergie et de valeur. Il y a un joueur qui est à l'origine de l'action et quatorze autres qui suivent, » explique un Fillol prudent. Autrement dit, la force de Montpellier est son rugby atypique, sorte d’adaptation du football total hollandais aux pelouses de rugby hexagonal.


Difficile mais pas impossible

Le match aller l’avait d’ailleurs démontré ; lorsque que cette équipe met son jeu en marche, elle est très difficile à arrêter, même pour une défense aussi bien rodée que celle des Ciel et Blanc. L’ancien demi de mêlée toulousain la sait même capable de « créer des brèches » partout.


Plus que jamais, l’organisation, la discipline, le don de soi seront donc les clés pour ramener un résultat positif d’un déplacement. Mais si Montpellier, qui récupère ses Bleus Ouedraogo et Trinh-Duc, peut s’appuyer sur des certitudes sur son jeu et sa faculté à chahuter n’importe quelle forteresse, le Racing n’est pas non plus dépourvu d’atouts.


Lui aussi a fait trembler les gros. Lui aussi a fait chuter Toulouse, le Stade Français, Toulon ou Clermont à domicile. Mais lui a également donné des sueurs froides aux Castrais ou aux Clermontois dans leur antre, preuve de sa faculté à bien jouer à l’extérieur.


Les coéquipiers de Lionel Nallet ne partent donc pas battus, loin de là. Cette équipe recèle suffisamment de talents, d’un capitaine stratosphérique en ce moment, à un Chabal chef de meute, en passant par une paire de centres Steyn-Chavancy en pleine bourre, pour nourrir de légitimes ambitions dans l’Hérault.


Du talent - des talents - donc, et des références. Après vingt matchs, et douze victoires, le Racing est sixième devant le Stade Français et assis sur un matelas de cinq points d'avance sur son rival. Et avec un bilan de quatre succès à l’extérieur, les Franciliens ont prouvé, à la grande joie de Simon Mannix, que domicile ou extérieur n’est finalement qu’un détail.


Ce qui n’en est pas un par contre, c’est que cette 21ème journée offre un programme qui a tout d’un tournant pour ceux qui luttent pour les 5ème et 6ème place. Toulon-Biarritz, Stade Français-Stade Toulousain et Racing-Métro 92-Montpellier… En conjuguant victoire de Toulon, succès toulousain et triomphe ciel et blanc, le Racing ferait la très très bonne affaire du weekend. Y a plus qu’à…

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