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Une première réussie

Une première réussie

Publié le 28/08/2009

Drapeaux au vent, les supporters du Racing saluent leurs héros. Premier match à domicile de leurs chouchous et première victoire; l'Aviron Bayonnais repart battu du Stade Yves du Manoir de Colombes 18 à 9. La libération et la joie sont à la hauteur de la crispation qui a étreint chacun, joueurs, entraîneurs ou supporters, pendant toute la rencontre.


Car la victoire fut longue à se dessiner. La faute sans doute à un trop-plein d'envie de bien faire côté ciel et blanc. La faute probablement aussi, à une solide équipe bayonnaise arrivée au Stade Yves du Manoir en pleine confiance après sa victoire face au Stade Français la semaine passée (38-24).


D'entrée de match, le décor était d'ailleurs planté. Plein de bonnes intentions, le Racing démarrait bien, mais quelques maladresses fâcheuses les empêchaient de concrétiser leurs bonnes dispositions. Ainsi, c'est l'Aviron qui ouvrait le score par l'intermédiaire de son serial-buteur Bernard Arrayet (3'; 0-3). Pire, Alvaro Galindo se blessait dans la foulée et devait céder sa place à Fabrice Culine (5'). Mais la détermination a toujours fait partie des gênes du Racing. Et cette cuvée 2009/2010 n'en manque pas.


Pas question donc pour eux de baisser les bras. Symbole de ce refus de l'échec, Andrew Mehrtens, l'ouvreur francilien, égalisait à sa troisième tentative après deux ratés de loin (11'; 3-3). Bayonne, lui, toujours dangereux, semait le trouble dans la défense adverse à chaque accélération de ses trois-quarts. Parfois d'un seul cheveu, le Racing tenait pourtant bon défensivement, ne cédant que sur des buts de l'inévitable Arrayet (20'; 32').


Résistant en défense, le Racing offrait de belles choses en attaque, et aurait même dû inscrire un essai, lorsque Sireli Bobo, parfaitement décalé sur l'aile par Henry Chavancy, ligne en vue, se faisait sécher par Vincent Inigo. Carton jaune plus que logique pour le centre basque, surtout que l'ailier fidjien, blessé sur l'action, devait céder sa place à Sefulu Gaugau (24'). Mehrtens passait les trois points et ramenait les siens à hauteur (25'; 6-6).

Fortassin, Monsieur Plus

On pouvait alors le sentir, le match venait de tourner. Pas forcément au score, puisque Arrayet redonnait trois longueurs d'avance à Bayonne (32'; 6-9), mais dans les têtes franciliennes, clairement. La pression sur la ligne d'essai basque s'intensifiait ainsi brusquement dans les derniers instants de cette première période, et encore une fois, seules quelques imprécisions empêchaient les Racingmen de mener à la pause (6-9). Rageant et crispant, certainement, mais porteur d'espoirs.


On n'allait pas être déçu. Toujours menés par un paquet d'avants formidable dans le combat et la mélée fermée, portés par un Sébastien Chabal surpuissant sur chacune de ses interventions, les coéquipiers de Lionel Nallet mettaient peu à peu la main sur le match. Mehrtens concrétisait cette nette domination ciel et blanche (56'; 9-9), puis Fabien Fortassin entrait en scène. Entré en jeu en lieu et place d'Andrea Masi, blessé, l'ex-ouvreur de Montauban mettait le feu sur la pelouse et dans le stade.


Deux percées de folie semaient d'abord la panique dans la défense bayonnaise. Puis le cavaleur laissait place à l'artilleur. Un drop, puis deux, puis trois (62'; 68'; 74'). Autant de coups de poignard dans les espoirs basques. Le match avait définitivement basculé. Le dernier baroud des Bayonnais n'y changeait rien, ce qui achevait d'exaspérer leur entraîneur Richard Dourthe.


Au coup de sifflet final, la délivrance, intense dans les rangs du Racing, était belle à voir. Et les joueurs avaient bien mérité leur tour d'honneur, communiant avec un public ravi.


Ce samedi, le Racing avait en quelque sorte rendez-vous avec son histoire. Pas avec les glorieuses pages du passé, comme celle du « show-bizz » à laquelle on le réduit trop parfois. Mais avec son histoire future. Celle d'un club qui, le samedi 29 août 2009, dans son mythique stade Yves du Manoir rénové pour l'occasion, a signé avec style son retour dans l'élite du rugby français.

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