VI Nations - Lo Cicero pour une centième

VI Nations - Lo Cicero pour une centième

Publié le 09/02/2013

De sa jeunesse à fouler les pelouses siciliennes à l'éminent gazon de Murrayfield, un long chemin semé de quelques batailles, si nombreuses soient-elles, séparent ces deux époques liées par un même homme. Andrea Lo Cicero, pilier gauche des Ciel et Blanc, passé par le Stade Toulousain, revêtira, cet après-midi, le maillot de la Squadra Azzurra pour la centième fois. Cent capes !

 

Un mythe, un culte, une vie entière passée à arpenter les terrains du Monde entier, le tout fait avec dévotion pour un sport et une nation qu'il aime à mourir. De sa première apparition sous le maillot italien à cette deuxième journée du Tournoi des VI Nations 2013, Andrea Lo Cicero aura connu le combat d'un match international, des mêlées à ne plus en compter, quelques grabuges mais aussi et surtout de nombreux moments de joie.

 

Le 18 mars 2000, quelques jours après avoir fêté son entrée dans le Tournoi des VI Nations par une victoire face à... l'Ecosse, l'Italie toute entière voyait le mètre quatre-vingt cinq et les quelques cent-douze kilos du gamin de Catane faire son entrée dans le gratin du rugby mondial. Il ne le quittera plus. Depuis, c'est un nombre incalculable de guerres sur le pré qu'a entrepris celui qui participera à la remontée du Racing au sein de l'élite française, le Top 14. Une fierté pour une nation ayant « découvert ce sport en partie grâce à ce genre de joueur, traduit Mirco Bergamasco. Andrea a fait l'histoire de l'Italie. Il est là depuis longtemps, a toujours été présent. C'est l'un des premiers joueurs à avoir fait parler du rugby dans notre pays. Il a fait naître des vocations. Aujourd'hui, c'est juste qu'il parvienne à porter le maillot de la sélection pour la centième fois ».

 

Adoubé par le grand public, respecté par ses partenaires, redouté de ses adversaires, le pilier Ciel et Blanc, à l'aube de ses trente-sept printemps « est encore et toujours indispensable », s'émerveille son ami en club et en sélection. « Il Barone », comme il a été surnommé de l'autre côté des Alpes, homme au bagout dont seuls les Italiens ont le secret, « représente beaucoup d'années, beaucoup d'histoires, retrace Bergamasco. C'est l'Histoire du rugby transalpin. Il a vécu toutes les évolutions de ce sport en Italie. Il était de la période italienne lorsque celle-ci disposait de grands joueurs encore inconnus, il a vécu l'entrée dans le VI Nations, il a vécu des Mondiaux, il a vécu le moment où l'Italie a commencé à recevoir le respect de ses adversaires, il a vécu des moments difficiles et il vit aujourd’hui l'une de ses meilleurs saisons sous le maillot de la Squadra ».

 

Un éloge méritée tant Andrea Lo Cicero aura fait pour un sport il y a encore quelques années de cela trop méconnu dans son pays. Il a fait son histoire, on le répète. Ce soir, sur le pré écossais, il passera les cent capes, avec mérite, avant de fouler pour quelques mois encore, quelques pelouses qui seront toutes aussi heureuses que lui de le croiser. À commencer par Murrayfield, pour une centième...

 

 

 

 

 

 

(Crédit : Julien Poupart // Attitude Rugby).

 

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Vos réactions

Le 10/02/2013 par ceusette
I a fait beaucoup pour le rugby italien, mais également pour la remontée du Racing au plus haut niveau. Chapeau bas.
Le 09/02/2013 par laclasse
Respect Monsieur. Grand bonhomme.

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