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Intérieur Racing - Pierre Berbizier

Intérieur Racing - Pierre Berbizier

2011/09/15

"Intérieur Racing" est une nouvelle rubrique hebdomadaire sur le site officiel du Racing. Visant à vous faire découvrir de l'intérieur tout le travail effectué auprès du groupe professionnel, elle offre une tribune aux membres du staff sportif. Premier épisode avec le manager général du Racing, Pierre Berbizier, qui nous détaille le projet mis en place depuis son arrivée.

Pierre, quelle était la situation du club au niveau sportif à votre arrivée en 2007?

Pierre Berbizier: Le Racing était dans une période difficile. La saison précédente, il avait évité la rélégation en Fédérale 1 au dernier match. L'équipe était à refaire et la formation à repenser, selon les deux axes du projet de Jacky Lorenzetti.
Le problème principal était de renouveler le groupe. On a eu du mal à faire venir des joueurs français d'un certain niveau ou des espoirs, car ils ne croyaient pas au projet Racing. Donc on s'est tourné vers des joueurs étrangers pour construire une équipe compétitive.

J'ai ensuite pris la saison en cours, puisque je suis arrivé après la Coupe du Monde 2007, pour me lancer dans l'aventure et découvrir la difficulté et la rudesse de la Pro D2. Je retrouvais le contact avec le rugby français et ça a été mon apprentissage.

Autour du terrain, il n'y avait pas grand monde. Je me rappelle de mon premier match dans un Colombes bien sombre, sans tribune en face; c'était assez particulier.


Concrètement, est-ce que vous vous êtes appuyé sur des gens que vous connaissiez déjà?


P. B.:
Je me suis d'abord appuyé sur les entraîneurs existants, Philippe Benetton et Simon Mannix. Robin Ladauge (ndlr: préparateur physique) était déjà là, lui aussi. Philippe, mon frère, m'aidait pour remettre en place un système efficace de formation, c'était sa première mission. Il s'occupait également du recrutement. Voilà comment on a démarré en m'appuyant ensuite sur Fred Barthe et Alain Gazon pour la formation. Pour l'équipe professionnelle, j'ai fait venir en même temps que moi, Pascal Valentini et Simone Santa Maria pour compléter le staff. Tous les deux travaillait déjà à mes côtés en équipe d'Italie.


Dès la fin de la première saison, vous avez eu l'idée de garder le maximum de joueurs d'une saison à l'autre et de ne procéder qu'à quelques changements?

 

P. B.: L'axe de notre recrutement a été simple. Au départ, pour bâtir une équipe compétitive, on a été obligé de changer 80% de l'effectif. A partir de là, l'idée était quand même d'avoir un travail en continuité. Notre stratégie de recrutement a donc évolué et les changements de joueurs ont diminué. D'abord pour optimiser le travail fait avec le groupe existant, et ensuite changer les joueurs auxquels le contexte ne convenait pas ou qu'on ne pensait pas pouvoir nous accompagner. Aujourd'hui, nous avons inversé la tendance à savoir, garder 80% de notre effectif et n'en changer que 20%.


Est-ce que vous pouvez détailler la structure aujourd'hui mise en place tout autour de l'équipe professionnelle?


P. B.: Nous avons deux entraîneurs, Philippe (ndlr: Berbizier) pour les avants et Simon (Mannix) pour les trois-quarts. Simone (Santa Maria) dirige la cellule de recherche, analyse vidéo et statistique (Florent Agounine, Yoann Laubé, Laurent Pompougnac), et anime également un atelier spécifique sur la touche et les lancements de jeu.

Le staff préparation physique est dirigé par Pascal Valentini qui travaille avec Michele Colosio, Robin Ladauge et Laurent Debrousse. Ces staffs ont évolué tant en quantité qu'en qualité au fil de l'évolution de notre projet. Plus un staff médical chapeauté par Yoann Bohu avec Fred Genet et les kinés; François Rivier, Laurent Hubert, Antoine Gallibert et Bertrand Bonaimé. Paul Martini, notre intendant, s'occupe de tous les équipements et du matériel des joueurs et de l'encadrement. Voilà pour la partie sportive, que je chapeaute, qui s'appuie quotidiennement sur l'expertise de ces différents staffs.

Enfin, une équipe administrative complète notre organisation avec René Bonnefont et Marc Chaminade qui, entre autres, nous aide à répondre aux contraintes liées au domaine sportif.

Vous sentez qu'il y a encore des domaines dans lesquelles vous pourriez faire évoluer cette équipe?


P. B.: La structure va continuer à évoluer. A son rythme. Au rythme de l'évolution du club et de notre équipe.


Est-ce que les staffs sont moins importants au rugby. Par rapport au football par exemple?


P. B.:  Je crois qu'ils sont souvent beaucoup plus importants au foot. Notamment chez les Anglo-Saxons, l'entraîneur a souvent un rôle uniquement de manager. Moi, j'ai une activité à la fois de manager et de coach. Après, chacun son modèle. Chacun fait évoluer sa structure en fonction.


Quel est l'intérêt de monter de telles structures autour d'un effectif? Que les joueurs soient choyés et ne pense qu'au terrain?


P. B.:  Pour les rendre responsables, c'est à dire, leur permettre d'aller à l'essentiel. Le haut niveau, c'est la capacité à aller à l'essentiel en toute simplicité. Ce que j'aimerais transmettre, c'est cette capacité à aller à l'essentiel. Pour que le joueur puisse le faire sur le terrain, on met en place en dehors du terrain des structures qui permettent de faire cela. Ce n'est pas le choyer - surtout pas - mais seulement lui donner les moyens d'aller à l'essentiel, notamment vis-à-vis des contraintes liées à l'extra-sportif.


En quoi est-ce qu'une infrastructure est indispensable?


P. B.: Avec Jacky Lorenzetti, la structure a toujours été à la base de notre projet, avec le stade, base de développement indispensable. Le club continue d'ailleurs à se structurer. Nous n'avons parlé que de la structure humaine mais la structure matérielle est tout aussi importante. Quand on a démarré, j'ai tenu à ce qu'on ait une unité de lieu. Le lieu de vie, la salle de préparation physique avec le terrain à côté, la partie administrative que l'on a ramené ici... La construction de notre futur centre d'entraînement est sur ce modèle-là, avec cette unité de lieu. La structure est capitale dans l'évolution d'une équipe. Il y aussi la construction du stade à l'horizon 2014 qui est la base de notre projet. Avoir l'outil pour faire évoluer notre projet; c'est le centre d'entraînement demain, le stade après-demain. La structure matérielle doit accompagner la structure sportive et la structure administrative. C'est la condition sine qua none pour continuer à évoluer.


Votre ambition est-elle également de léguer un projet pérenne pour le club après votre départ?

 

P. B.: Bien évidemment. Je crois que l'histoire du Racing nous ramène à cette humilité en permanence. Le Racing a existé avant nous, il existera après nous. L'histoire du Racing en général nous démontre qu'on a pas attendu Jacky Lorenzetti et Pierre Berbizier. Pour nous, c'est simplement un privilège d'accompagner le Racing dans sa partie rugby sur un projet qu'on développe. Et on espère qu'on pourra transmettre via ce projet des bases pour que le Racing continue à avancer. On sait très bien qu'il y a un avant, qu'il y aura un après, nous avons simplement le privilège de vivre ce pendant.

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The 16/09/2011 by yves
Cela refléte bien le GRAND MANAGER qu'est Pierre BERBIZIER, et un grand merci à JACKY LORENZETTI ........et en coulisse Eric BLANC. Abrazos YVES
The 15/09/2011 by bono 92
Compte tenu de toutes les conditions réunies (avec les structures humaine + matérielle ci-dessus détaillées) pour la victoire il faut espérer que celle-ci vienne enfin au terme de cette saison car passer toujours très près sans parvenir à concrétiser reste très frustrant. On y croit pour cette fois-ci ....
The 15/09/2011 by décadrédébordé
Je vais encore me répéter... quel Monsieur !!! Reste longtemps chez les ciel et blanc Berbize, please

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