BO vs RM 92 - Carizza : ' Maintenant, chez moi c'est ici ! '

BO vs RM 92 - Carizza : ' Maintenant, chez moi c'est ici ! '

Publié le 19/02/2013

Après sept ans au Biarritz Olympique puis un intermède lors du Four Nations joué avec l'Argentine en début de saison, Manuel Carizza a posé ses valises du côté du Plessis-Robinson le 30 octobre dernier. Le deuxième-ligne des Pumas revient sur ses premiers mois en tant que Racingman et aborde le déplacement en terres basques face à ses anciens coéquipiers ce samedi (15h). (Crédit : Julien Poupart / Attitde Rugby)

 

 

Samedi, le Racing affronte Biarritz, un club que tu connais bien. Que cela représente-t-il pour toi, l'ancien du BO ?

 

Je suis très content ! Si j'ai la chance d'être dans le groupe, cela me fera bizarre de jouer face à mes anciens coéquipiers aux côtés de qui j'ai évolué durant de longues années. J'ai hâte. C'est un drôle de sentiment, une sensation que je n'ai encore jamais ressentie. Le BO, c'est ma première équipe en France. Je suis impatient.

 

 

C'est un peu comme si tu allais jouer chez toi ce week-end...

 

(Hésitant). J'ai vécu sept ans et demi à Biarritz. Je m'y sens comme chez moi, j'y ai mon appartement, de nombreux amis... Ce club a été ma maison. Mais, maintenant, chez moi c'est ici !

 

 

Regardes-tu le BO avec un œil plus attentif que les autres équipes du Top 14 ?

 

Très sincèrement, je n'ai regardé que très peu Biarritz cette saison. Même si l'un de mes meilleurs amis Marcelo Bosch y joue... Je n'en ai pas regardé un... Ah si ! Une fois. C'était à l'hôtel, avant l'une de nos rencontres. Par contre, j'ai bien évidemment toujours un œil attentif aux résultats du BO et à ses performances. C'est une équipe pour laquelle j'ai beaucoup d'affection.

 

 

Cette saison, Biarritz a connu quelques problèmes après avoir connu un début d'exercice parfait, orné de quatre victoires lors de l'ouverture du championnat. Comment l'expliques-tu ?

 

Ça fait plusieurs années que le BO connait des hauts et des bas. Pour ce club, le plus dur est de trouver de la régularité : il est capable de réaliser des gros coups comme de perdre des matchs dans ses cordes. Lorsque la régularité sur le long terme sera au rendez-vous, alors l'équipe sera certainement un peu plus en haut au classement. Mais Biarritz a l'équipe pour le faire.

 

 

" Nous n'avons rien gagné ! "

 

 

C'est une équipe qui s'appuie depuis quelques années sur une ossature de joueurs expérimentés avec un passé international. Quels sont ses points forts ?

 

Il y a un super groupe. Lorsque celui-ci se retrouve dos au mur, il réagit. Il a cette force. Quand j'étais à Biarritz, il fallait parfois que l'on se retrouve en difficulté, que l'on ressente une menace trop importante pour que l'on réagisse. Je me rappelle d'une année où l'on se devait de gagner neuf matchs d'affilés. On l'a fait, nous nous sommes sauvés comme cela, avec la menace, pour finalement nous qualifier pour les quarts de finale de Top 14. C'est un groupe qui, quand il est menacé de l'extérieur réagit très bien. Et c'est sans doute là son plus grand inconvénient en même temps que sont plus grand point fort.

 

 

Si tu devais évoquer une rencontre jouée avec Biarritz au cours de tes sept saisons passées dans le Pays-Basque, laquelle serait-ce ?

 

Ce pourrait être celle face aux Ospreys pour le quart de finale de Coupe d'Europe en 2010 à Anoeta. On a fait un match de folie ! Si nous l'avions joué dix fois, nous aurions échoué à neuf reprises mais pas là ! Nous avions vraiment réalisé une super performance. Le temps de jeu effectif avait été énorme, autour de cinquante-cinq minutes. C'est un truc de fou ! C'était formidable !

 

 

Tu as signé en faveur du Racing le 30 octobre dernier. Que retiens-tu de ces premiers mois sous le maillot Ciel et Blanc ?

 

Je suis très content. Au début, c'était un peu difficile, nous avions du mal à gagner, du mal dans le jeu. Aujourd'hui, il y a une bonne dynamique depuis quelques matchs. Ça fait du bien ! Le groupe vit très bien, je suis à l'aise. Maintenant, c'est à nous de continuer à travailler, rien n'est fait. Nous sommes sur le bon chemin mais il ne faut pas nous endormir. Nous n'avons rien gagné.

 

 

Après cinq victoires consécutives, se dresse donc Biarritz, à Aguiléra. Enchaîner face à cet adversaire redouté est-ce idéal pour conserver la concentration ?

 

Idéal, je ne sais pas. On s'est mis nous-même dans cette situation compliquée. Si nous voulons avoir des ambitions pour la suite, être dans les six et espérer les barrages, il nous faudra aller chercher tous les points possibles. Je pense que le groupe est assez mûr pour le faire. Aller à Biarritz n'est jamais simple, ce n'est pas le déplacement le plus facile de la saison mais voilà, pour être le meilleur, il faut battre les meilleurs. C'est le chemin à prendre pour espérer en être (des barrages, ndlr).

Notez cet article

 
Tous les articles

Vos réactions

Il n'y a pas de commentaire

Ajouter un commentaire

 
  Tous les champs * sont obligatoires.

Prochain match

samedi 20 septembre 14H45

VS
Infos Billetterie
 
 
 
Playlist du mois