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Lo Cicero veut son cadeau

Lo Cicero veut son cadeau

Publié le 06/05/2011

Au club depuis 2007 et véritable symbole de son évolution, Andrea Lo Cicero est un être à part. Un Italien, Sicilien qui plus est, pour qui les valeurs du rugby sont fondamentales, lui qui y puise sa motivation. Portrait.

"D’abord c’est le dernier match de championnat. Il a une valeur importante parce que la victoire peut nous donner l’opportunité d’être deuxièmes. Et puis, personnellement, je fêterai mes 35 ans et je veux me faire un cadeau." Le décor est planté. L’audience de la conférence de presse tenue à La Croix de Berny en début de semaine a bien compris le message. "Ce sont des choses importantes pour moi afin de bien finir la saison," poursuit ce monstre physique dont les tatouages aux mollets pointent au dessus de chaussettes "toujours" baissées.
 

Lo Cicero, fils de


Des saisons, il en a joués. Joueur au haut niveau depuis 93, à l’époque où certains de ses coéquipiers actuels occupaient les bancs de la maternelle, Lo Cicero est comme le bon vin; il se bonifie avec l’âge. Si bien qu’en reprenant les rennes du club en 2007, Pierre Berbizier, en provenance d’Italie, l’emporte dans ses bagages. "On a suivi Pierre dans cette aventure. On a traversé la Pro D2… Pierre, c’est notre "papa" ." Du Lo Cicero dans le texte, et dans le style. Quatre ans plus tard, il est plus que jamais là, prêt à en découdre pour prouver, avant tout à lui-même, qu’il peut toujours être au dessus du lot.
 

Retour en squadra azzura


Il Barone est affûté, et plutôt du genre sentimental. Sa saison exceptionnelle l’a vu retrouver l’équipe nationale d’Italie pour les tests internationaux de novembre après deux ans d’absence et un compteur bloqué à 78 sélections et trois Coupes du Monde. La quatrième est aujourd'hui plus proche que jamais. Joli retour du frigo pour un joueur au mental et à l’hygiène de vie irréprochable. Le secret de la longévité, peut-être. Un secret qui explique sans doute aussi sa capacité à ne plus être seulement qu’un très bon pilier, mais un joueur possédant aujourd'hui tout l’attirail du première ligne moderne.


Complet donc, mais pas assuré de sa place de titulaire pour autant. "Quand tu pars pour l’équipe nationale, c’est toujours difficile… Enfin quand tu pars c’est facile, mais quand tu reviens c’est plus difficile parce que l’équipe à passé deux mois ensemble sans les internationaux. Mais moi, je veux jouer. Donc, quand je rentre, je fais tout pour reprendre ma place et je le montre aux joueurs et aux entraineurs. C’est l’esprit du sport," assène-t-il. Cela a le mérite d'être clair.


Les résultats du Racing Metro 92 pendant le Tournoi des 6 Nations vont dans ce sens. Sans ses internationaux, l’équipe francilienne a été brillante et a montré plus que jamais qu’au Racing, la star, c’est l’équipe.


Derby francilien


Le pilier ciel et blanc le sait donc: le match face au Stade Français peut lui permettre de jouer la phase finale en position de titulaire mais s’il "ne joue pas, il aidera l’équipe en place à préparer le match", concurrent direct inclus. Dans une rencontre où "le Stade Français va jouer à fond", il n'y aura pas de calcul: "C’est le Stade Français contre le Racing donc ça va être la guerre. Mais la guerre sur le terrain…"


En cette semaine "très nerveuse", et malgré l'enjeu d'une rencontre qui peut envoyer les Ciel et Blanc directement en demi-finales, Lo Cicero porte sur lui la concentration et la sérénité des grands sages. Celles de ceux qui ont tout vécu; les hauts et les bas. Celles de ceux qui ont trop d’expérience pour se laisser piéger au petit jeu de la mauvaise pression. Tel un vieux singe à qui on apprend pas à faire la grimace.

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