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Mombet : ' Le bilan de la Formation est positif ! '

Mombet : ' Le bilan de la Formation est positif ! '

Publié le 22/12/2013

Heureux du début de saison de la Formation Ciel et Blanc, Christophe Mombet, le Directeur du Rugby du Racing Metro 92, fait le bilan de ces six premiers mois de compétition. Il aborde également la réforme des catégories jeune décidée il y a peu par la Fédération Française de Rugby et décrypte les changements que celle-ci engendrera.

 

 

Christophe, des Écoles de Rugby aux Espoirs, le début de saison de l’ensemble de la Formation est positif. Tu es satisfait ?

 

C’est globalement positif mais surtout homogène. Toutes nos équipes sont bien placées pour se qualifier en phase finale. Surtout, il faut souligner les prestations de l’équipe Crabos, qui n’a connu aucune défaite et se retrouve première au classement national à égalité avec Bayonne. Après, on sait très bien que ce n’est pas suffisant ! Une saison est longue et des éléments ou évènements impondérables viennent s’y greffer. Nous sommes bien en ce moment mais nous ne savons pas ce qui peut se passer lors des matchs retour. Les Écoles de Rugby tournent bien et ont d’excellents résultats, mais nous ne sommes pas axés seulement sur ceux-ci. Le résultat est la conséquence d’un bon travail. Et puis, la victoire procure du plaisir. Et là est l’essentiel !

 

 

Espérais-tu ces résultats en début de saison ? Avais-tu fixé des objectifs ?

 

Les objectifs sont clairs : nous aimerions être champions partout ! (Sourire). Mais nous connaissons la réalité du championnat et savons très bien que nous n’avons pas les moyens pour être champion dans toutes le catégories. Par contre, oui, les objectifs fixés sont ambitieux ! Nous avons des joueurs de bon niveau, de bons entraîneurs. Nous avons réussi à mettre en place un fonctionnement efficace. Le recrutement bon mais doit s’améliorer, je l’espère encore plus pointu cette année pour que l’on sorte notre épingle du jeu à long terme.

 

 

Aujourd’hui, il y a malgré tout un mais qui va chambouler les catégories de jeunes. Quels vont être les grands axes de cette réforme de la formation décidée par la Fédération Française de Rugby ?

 

C’est vrai, ça va bouger, mais ce n’est pas un « mais » c’est un « avec », il faut faire « avec » !. Toutes les catégories d’âge vont rajeunir d’une année.. L’École de Rugby ira des moins de 6 ans aux moins de 14 ans, les Cadets des moins des moins de 15 aux moins de16 ans, les Crabos des moins de 17 aux moins de 18 ans pour ensuite aller des moins de 19 aux moins de 22 ans pour les Espoirs. Cela veut dire qu’en haut de la pyramide, il n’y aura qu’une seule équipe pour quatre années d’âge (Il fait référence à l’actuelle équipe Espoirs, ndlr).

 

 

C’est donc un resserrement de l’élite pour aussi favoriser la formation ?

 

C’est un resserrement de l’élite qui induira une redistribution de joueurs vers les clubs partenaires tout comme un rajeunissement du Centre de Formation.

 

 

Y vois-tu du positif ou au contraire aurais-tu aimé rester au système actuel ?

 

Oui, c’est positif. Ça ne sert à rien d’avoir une équipe Reichel, une équipe Espoirs et une Crabos… Il vaut mieux avoir une base de pyramide large, ce qui sera le cas, pour finalement avoir un goulet d’étranglement, si-je puis dire, vers les âges de 18-19ans. C’est à ce moment là que l’on détecte plus précisément les joueurs qui peuvent espérer toucher le haut niveau. Par contre, en parallèle, il faudra développer une politique de recrutement intelligente, réfléchie avec les clubs alentours.

 

 

Avez-vous déjà réfléchi aux manières de s’adapter à cette réforme ?

 

Nous avons fait une réunion jeudi avec les coachs des équipes jeunes qui a vite débouché sur l’évolution de notre formation pour répondre aux futurs grands axes de travail. La saison prochaine arrivera vite. La réflexion doit se faire dès aujourd’hui, la mise en place dès demain !

 

 

Cela modifie-t-il la politique de formation que vous aviez mis au point depuis ton arrivée?

 

Ici, on fonctionne sur un plan de formation d’élite. À partir de là, cela ne le modifie pas la politique, mais ça change les âges impactés, les joueurs auxquels nous nous adresserons. Nous nous impliquerons plus dans la pré-formation. C’est à dire l’Académie. Comme quoi, nous avions senti venir le coup. Il faut que l’on renforce l’Académie pour avoir les prétendants au Centre de Formation. Ce ne sont plus simplement des joueurs qui ont un potentiel. Il faut rapidement les faire travailler pour voir s’ils peuvent passer l’échelon supérieur. En terme de formation, le changement est là. L’Académie sera, encore une fois, renforcée. Le Centre de Formation sera rajeuni mais aussi moins dense.  Car il n’y a pas d’intérêt de faire espérer à certains une carrière si ce n’est pas possible. Parallèlement si le championnat élite Espoirs voit le jour, une quarantaine joueurs seront concernés….à nous de trouver le bon équilibre.

 

 

Et plus que jamais, à l’image du football, cette équipe deviendrait une réserve de la formation professionnelle…

 

Ce sera une vraie réserve mais en même temps il y aura un fossé entre les plus jeunes et les plus vieux : les moins de 19 ans et les moins de 22 ans pourront avoir 4 ans de différence. Tout comme un autre fossé entre un garçon de 21 ans et les pros. Ce sont ces choses là qu’il va falloir rapidement voir, évaluer. On ne gardera, malheureusement, que des joueurs à potentiel. Ce qui est aussi une bonne chose puisque cela redistribuera aux Fédérales de très bons joueurs.

 

 

Tu évoques ce fossé entre un jeune de 21 ans et les professionnels. Pourquoi en France avons-nous peur de faire confiance à un jeune de 21 ans ? Il suffit de voir Charlie Walker des Harlequins qui a fait du mal à la défense du Racing en HCup…

 

Oui, mais il joue quel poste ?

 

 

Ailier…

 

Voilà. Ça ne pause aucun problème pour les trois-quarts, tu as des exemples partout. Seulement aujourd’hui, un pilier, à 21 ans, doit encore passer par la formation. Il faut entraîner ces garçons et leur proposer aussi une compétition qui les prépare au haut niveau. Tout comme il faut développer le tutorat ou les prêts de joueurs à des Fédérales. Des garçons auront besoin d’aller y jouer, d’aller s’endurcir en même temps qu’ils garderont un pied au club. C’est une stratégie globale qu’il faut développer.

 

 

Quel bilan tirerais-tu de cette première partie de saison ?

 

Le bilan est positif mais il ne faut pas s’enflammer non plus. On sait la difficulté de se qualifier et toute équipe peut connaître un coup de mou. Nous avons l’objectif de qualifier toutes nos équipes, je ne sais pas si nous y arriverons, mais nous y croyons. La deuxième étape est donc de se préparer à cette réforme importante.   

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