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USAP vs RM 92 - Descons : 'Je suis un peu Catalan aussi'

USAP vs RM 92 - Descons : 'Je suis un peu Catalan aussi'

Publié le 23/10/2012

Seul joueur de l'effectif Ciel et Blanc à avoir revêtu le maillot de l'USAP, Sébastien Descons dont le début de saison a été contrarié par différentes blessures conte son expérience catalane, son attache à Perpignan et le début de saison des deux clubs qui s'affronteront samedi, au stade Aimé-Giral, pour le compte de la huitième journée du Top 14.

 

 

Sébastien, tu as connu un début de saison délicat, comment ça va aujourd'hui ?

C'est vrai que j'ai connu un début de saison difficile, avec un enchaînement de blessures, surtout une plus ancienne aux adducteurs qui a contrariée mon retour sur les terrains. Il a fallu prendre le temps de savoir d'où elle venait. Aujourd'hui, je ne me sens pas encore totalement à cent pour cent, il y a encore quelques douleurs dans cette zone. Mais physiquement ça va. J'ai pu faire la préparation, notamment en ce qui concerne les courses dans l'axe. Maintenant, cela ne vient pas remplacer le rythme d'un match. Aujourd'hui, je suis heureux de retrouver le quotidien de l'entraînement, le groupe, et une grosse envie de jouer m'anime !

 

Quel regard portes-tu sur le début de saison du club, septième du championnat après huit journées puis sur les deux premiers matchs de HCup ?

On va dire "peut mieux faire". Nous avons connu un bon début de championnat et notamment ces deux victoires glanées à l’extérieur à Agen puis Bayonne mais aussi ces deux matchs face à Toulon et Clermont où nous avons très bien joué. On a mis des choses en place, on produit beaucoup de jeu mais aujourd'hui la période est moins propice à envoyer du jeu. À Grenoble par exemple, nous n'avons pas su adapter notre jeu aux conditions climatiques. Pareil à la maison face à Montpellier. On va dire qu'il nous manque des points. Nous allons aller les chercher et ça passe par une performance à Perpignan ou à Toulouse. Après, sur la Coupe d'Europe, on se rend vraiment compte que cela se joue sur des détails. Toutes les équipes se valent et cela se joue à ces petites choses... Dans l’application il faut monter d'un cran. Ce qui est bien, est très positif depuis le début, c'est tout simplement que le groupe vit bien, se dit les choses, ça fait avancer. Il nous faut ce déclic qui lancerait vraiment la saison.

 

Tu évoques beaucoup le jeu prôné par le trio d'entraîneurs. C'est un projet dans lequel tu te retrouves, que tu affectionnes ?

Oui complètement. Je ne suis pas un neuf physique, je ne vais pas porter le ballon autour des rucks. Non, mon point fort c'est de coller au ballon, mettre la vitesse, faire jouer les avants. C'est ce que recherchent Gonzalo, Simon et Patricio. Après pour faire ce jeu-là il faut avoir du rythme. Par exemple, à Grenoble, il est arrivé des actions où j'ai manqué de lucidité parce que j'étais dans le rouge. On a enchainé des temps de jeu alors que nous aurions dû jouer au pied, chez eux... Mais pour revenir au jeu, je m'y retrouve totalement. Il y des joueurs autour qui m'apprennent énormément.

 

L'an passé tu as beaucoup évolué à la charnière aux côtés de Juan-Martin Hernandez, peux-tu nous parler de cette complicité que vous avez créée ?

Je pense que j'ai une réelle complicité avec Juan. Nous avons beaucoup joué ensemble la saison dernière. Aujourd'hui il est de retour et ce matin nous nous sommes entraînés ensemble et je retrouve un peu les bonnes sensations que j'avais l'année dernière. Je ne sais pas pour lui mais personnellement je retrouve vraiment cela. De toute façon quand tu as un demi d'ouverture de cette classe... Après je n'ai pas eu la chance de m'entraîner avec Olly, mais quand nous pouvons nous appuyer sur des ouvreurs de cette qualité, c'est très important. On s'applique, on fait les meilleures passes possibles. Et puis lui te rassure. Il a de l’expérience, m'aide sur les choix tactiques. Maintenant, ce n'est que de l'entraînement. Il faudra voir après en match si nous avons retrouvé nos automatismes de l'an dernier.

 

 

« Aimé-Giral fait partie de ces stades où il faut jouer au moins une fois titulaire dans sa carrière »

 

 

Tu as joué quatre ans à l'USAP, que retiens-tu de ce passage à Perpignan ?

C'est un très très bon souvenir. C'est là-bas que j'ai découvert le monde professionnel, à 19 ans, j'arrivais de mon Ariège (rire)... Voilà, c'était vraiment quatre superbes saisons. Après, je n'ai pas beaucoup évolué en première, c'est sûr que c'est le point négatif. J'ai fait beaucoup de feuilles de matchs, quelques apparitions mais le plus gros du temps de jeu était en Espoir. Et en 2005 nous sommes champions de France ! Ça reste un très bon souvenir. C'est là-bas aussi que j'ai connu Nico Durand. C'est là-bas, même si à Saverdun ça l'était aussi, que j'ai découvert les valeurs du rugby, la simplicité avec des mecs comme Bernard Goutta, Michel Konieck, Greg Le Corvec... J'ai beaucoup appris. J'ai aussi gardé beaucoup d'attaches hors rugby car j'avais sympathisé avec beaucoup de monde. Je suis de l'Ariège mais je suis un peu Catalan aussi. Mon meilleur ami a aujourd'hui une affaire dans la restauration là-bas, j'y suis tous les étés. C'est une région qui me plait et après le rugby je m'y installerai sûrement.

 

On ne peut évoquer ton époque USAP sans parler d'Aimé-Giral...

(Rire) Comme je disais à une journaliste de Perpignan récemment, je n'ai jamais eu la chance de jouer d'entrée là-bas. Je ne connais pas l'entrée sur le terrain, ce tunnel. Je l'ai vécu en tant que remplaçant, en spectateur, mais je n'ai jamais vécu un match à Aimé-Giral en titulaire. Je suis entré une fois, vingt minutes, face à Toulon en 2005 où j'avais même eu la chance de marquer... Mais je n'ai jamais eu la chance de débuter... Aujourd'hui, je ne connais pas la composition de l'équipe pour samedi, mais c'est sûr que j'ai cette très grosse envie de débuter. Comme Mayol, Aimé-Giral fait partie de ces stades où il faut jouer au moins une fois titulaire dans sa carrière. Il faut connaître cette ambiance. En plus, nous arrivons avec l'étiquette de « la grosse équipe », l'USAP a besoin de pointse et l'on se sait attendu... J'espère le vivre. L'année dernière j'étais dans le groupe, je n'étais pas entré en jeu. Mais déjà être dans le groupe samedi me ferait énormément plaisir. Alors débuter serait énorme...

 

On sent vraiment que ce rendez-vous te tient à cœur...
J'ai joué cinq ans à Pau, et comme ils sont en Pro D2 nous ne pouvons les croiser. Le seul club dans lequel je peux faire un retour c'est l'USAP. J'y ai joué quatre ans, j'ai des amis là-bas qui viendront au match. Ce serait un plaisir d'évoluer sous les yeux de personnes que je connais. Mais la préparation sera la même que d'habitude.

 

On imagine que tu suis l'USAP avec un œil particulier. Quelle analyse portes-tu sur le début de saison de Perpignan ?

J'ai l'impression qu'ils ont un peu la même philosophie que nous. Ils prônent le jeu. Marc Delpoux essaie de faire ce qu'il faisait à Bordeaux. Il a recruté ainsi des joueurs très forts et habiles ballon en main. Ils essaient de faire du jeu. Après, là-bas, il y a un contexte avec beaucoup de pression... Je pense qu'il y a des idées mais il faut que le nouveau staff ait le temps de les mettre en place. Et le match contre Toulouse a montré que lorsqu'ils pouvaient jouer en équipe cela pouvait faire mal ! Ils sont passés à travers sur quelques rencontres à l’extérieur, comme nous. Ce sera un très gros match, on sait à quoi s'attendre : du combat avec des ballons portés, la mêlée. Ils auront à cœur de faire tomber le Racing. Ce sont des matchs qui donnent envie d'être joués.

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