ESP - RM 92 vs RCT - Comme des grands

ESP - RM 92 vs RCT - Comme des grands

Publié le 06/05/2013

Ils l'ont fait, les Espoirs du Racing Metro 92 se sont hissés en finale du championnat de France ce dimanche en prenant le pas sur une formation toulonnaise pourtant bourreau des Ciel et Blanc à deux reprises cette saison (22-16).

 

 

Comme l’occasion s’y prêtait, cette demi-finale des Espoirs était remplie d’émotions. Un trop plein sans doute même pour quelques joueurs Ciel et Blanc qui ce dimanche pouvaient enfiler une dernière fois cette tunique en cas de défaite. Ainsi Jean-Baptiste Chauveau démarrait la rencontre difficilement jusqu’à se voir sortir du terrain après avoir écopé d’un carton jaune. « Dès le début, j’ai mal pris le cour du match. En face on me chauffait, on me disait que je n’allais pas finir le match. Ils ont réussi à me faire sortir de la rencontre ». Mais une bonne dizaine de minutes assis sur le banc ont permis au capitaine des Espoirs de reprendre ses esprits. Entre temps, et en l’absence de Chauveau, c’est Camille Gérondeau qui avait pris les choses en main voyant son équipe mise en difficulté lors de chaque lancer en touche notamment. Une pénalité toulonnaise, un drop de Rapp devenu expert en la matière puis trois coups de pompe de Gaëtan Germain dont l’un de cinquante mètre, concluaient un premier acte dont les choix arbitrales pouvaient parfois s’avérer étranges.

 

À la pause, Nicolas Leroy avançait que les cinq premières minutes de la seconde mi-temps seraient déterminantes. Le préparateur physique du Centre de Formation aura eu raison. Contre le vent, les Franciliens ne parvenaient à se dégager et les Toulonnais sur un ballon porté s’envoyaient dans l’en-but. Les Espoirs sciés, concédaient quelques instants plus tard une pénalité voyant le RCT prendre la mesure du score. Et puis… Puis cette action ou Hugo Rapp renversait le jeu tapant de sa botte précise vers l’aile de Jeannick Ouassiero tout juste entré en jeu. L’ailier de poche Ciel et Blanc était plus prompte que l’arrière varois, prenait le ballon, effectuait un crochet, glissait et permettait aux défenseurs toulonnais de revenir à sa hauteur, mais se relevait et plongeait entre les poteaux. L’essai transformé, des brèches se créaient dans l’arrière garde varoise qui profitaient une à une aux courses de Gérondeau, Germain, Côme, Diaby ou encore Bourdeau. Ce dernier, alors qu’il avait effectué le plus dur et que les Franciliens étaient à trois contre un, bafouillait dans le dernier geste  pour finalement voir le cuir sortir doucement en touche…

 

Mais qu’importe, après quelques minutes à défendre « un peu comme les pros » pouvait-on entendre à l’issue du match, les Ciel et Blanc envahissaient le terrain au coup de sifflet final. De la joie, des pleurs, des embrassades… Tout le panel de l’émotion était réunis pour, rappelons le, cette équipe qui n’avait emporté que trois matchs un an plus tôt. Les voilà en finale ! Et lors du retour vers le Plessis, dans le car, les Espoirs se sont fait une promesse entrecoupée de chansons d’Aznavour : soulever le bouclier.

 

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